Lectures

« 72h » de Matthieu BIASOTTO

« Histoire mondiale de la France » de Patrick BOUCHERON

« L’âme du violon » de Marie CHARVET

« Le silence du roi », Hadrien DE VISME

« Guerre et littérature », Tome I de Jacques FREMEAUX, Martin MOTTE et Antoine SCHULE

« L’apothicaire » de Henri LOEVENBRUCK

« Ils étaient vingt et cent… » de Stanislas PETROSKY

« AirCaps : Quand bien respirer a un prix », Morgane PINON

« Marathon Men » de Flo RENARD

« Sur les traces d’Oghyanouss » de Afsaneh REZA MILLER

« La dernière licorne » de Tobby ROLLAND

« Sex Doll » de Danielle THIERY

« L’impuissance du possible » de Kristell TREGO

« Marie-Antoinette » de Stefan ZWEIG

« Que se passe-t-il lorsqu’un écrivain croit être son personnage principal ? », ce petit extrait du résumé devrait à lui seul vous donner envie de découvrir ce roman ! Sinon, suivez juste mon avis : c’est un très bon moment de lecture. À travers le regard de plusieurs personnages, chacun ayant sa partie, nous découvrons cet univers où, semble-t-il, même l’air que l’on respire n’est pas gratuit.

Mais les apparences sont parfois trompeuses et l’histoire est bien plus complexe, ce que l’on découvre avec avidité au fil des pages. Les personnages sont tous très attachants et surtout, l’intrigue est prenante. Avec entre chaque chapitre une explication doucement distillée de ce qu’est cette fameuse société AirCaps qui semble tellement réelle qu’on peut craindre qu’un jour nous ayons affaire à elle.

Une critique de notre société et dans le même temps un souffle d’espoir, puisque certains se mobilisent pour sauver cette pauvre planète que nous étouffons. Espérons que dans la réalité, la prise de conscience se fasse avant que nous n’ayons à payer pour simplement respirer ! Je n’en dis pas beaucoup plus parce que ce roman est plein de surprises et qu’il ne faut en gâcher aucune, pour que vous aussi ayez plaisir à découvrir l’univers de cette auteure…

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Ce n’est pas un livre comme les autres. L’auteur nous offre un nouvel angle de vue sur la vie d’un camp de concentration, depuis sa destruction jusqu’à la libération. Et le personnage principal apporte sa touche d’originalité, puisqu’il finit par devenir le « dessinateur officiel » de toutes ces horreurs. Il ne fait ainsi pas entièrement partie de ceux qui ont commis les pires sévices aux déportés. Il voit ce qu’il se passe, il est écœuré par les maltraitances, et en même temps il se pose ces questions qu’heureusement certains ont pu avoir. Fallait-il se rebeller ou suivre les ordres pour survivre ? Ce n’est qu’une des interrogations. À chaque fois, ses introspections s’adressent au lecteur, qui lui se demande tout au long de l’histoire de quelle manière il aurait réagi en pareilles circonstances. Il est facile de juger a posteriori et nous avons eu la chance de ne pas connaître cette période, ce genre situation. Mais qu’aurions-nous fait ?

Justement, c’est un livre pour la mémoire. Car il ne faut pas que peu à peu le souvenir s’estompe. Comme le répète l’auteur, la bête sommeille, mais elle peut encore et toujours se réveiller. La description des atrocités commises dans ce camp est évidemment dérangeante, sachant surtout qu’il s’agit effectivement de la réalité. L’auteur ne nous épargne rien et c’est une bonne chose, car il ne faut pas jeter un voile pudique sur ce que les humains peuvent faire aux humains. À travers les yeux du dessinateur, nous sommes mis à la place de l’observateur, inconfortable, dérangé par ce qu’il voit, incapable de réagir par peur d’endurer les mêmes souffrances. C’est par des croquis que le personnage principal voulait témoigner de la réalité, c’est par les mots qu’il arrive à les transmettre.

Un livre à découvrir, un cheminement à vivre, pour encore s’interroger sur ce qu’il s’est passé et comprendre que si nous oublions, tout peut recommencer…

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Martin Brand tient un hôtel de passe assez particulier. Les clients ne paient pas pour passer du temps avec une femme, mais plutôt avec une poupée en silicone. Un fétiche venu du Japon qui gagne désormais toute l’Europe. Ce qui fait penser aux meurtres en série qui touchent Paris : les corps des femmes sont retrouvés avec de cruelles modifications, comme pour corriger post mortem des imperfections, peut-être pour les faire ressembler à une poupée…

La commissaire Edwige Marion est chargée de l’enquête. Le problème est que cette affaire la touche de très près. Le ou les tueurs informent de la localisation des corps en envoyant des SMS aux collègues femmes de la commissaire et même à sa fille… Pour confondre le ou les tueurs, il faudra d’abord trouver le modèle de référence, auquel les corps des victimes sont censés ressembler.

L’enquête s’accélère encore lorsqu’une proche d’Edwige Marion disparaît, emprisonnée par le ou les tueurs. Qui est le Docteur X ? La commissaire peut-elle faire confiance à tous les membres de son équipe ? Les liens entre l’ensemble des faits apparaissent de plus en plus clairs pour aboutir à une fin magistrale et surprenante. Seul défaut du livre : vous aurez envie de dévorer les autres romans de l’auteure…

Un polar intense, sans aucun temps mort, des scènes cruelles et dérangeantes, mais aussi une plongée dans l’univers de ce fétichisme sans doute étranger à la plupart des lecteurs et lectrices… D’ailleurs, si vous achetez vos livres sur Amazon, ne tapez pas uniquement le titre de l’ouvrage dans la barre de recherches !

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Il est assez difficile de résumer ce roman sans trahir un élément du suspense. L’histoire s’installe très rapidement et est prenante immédiatement. Les personnages sont touchants, que ce soit dans le camp des « gentils » ou des « méchants », même s’il ne faut pas aller trop vite dans le jugement, puisqu’il y a beaucoup de faux-semblants. Qu’est-il arrivé à Valentin ? Pourquoi a-t-il disparu ? Que s’est-il réellement passé dans la salle 114 ? Ce que j’aime c’est qu’en tant que lecteur je crois savoir exactement ce qui est arrivé. Et pourtant, l’auteur a su immiscer le doute et c’est ce qui fait que je ne me suis pas dit : bon, c’est une histoire assez banale, la fin est cousue de fil blanc.

Pas du tout, les pages tournent, l’histoire se déroule dans un style impeccable, au fur et à mesure on comprend qu’il y a bien plus que les évidences initiales. En plus, il n’y a que 72 heures pour résoudre cette disparition, ce qui évidemment donne envie de lire l’histoire en bien moins de temps… Difficile de reposer l’ouvrage tant l’envie de savoir ce qui va arriver aux personnages est forte. D’ailleurs, il y a beaucoup de personnages, ce qui est parfois perdurant, surtout lorsqu’on n’a pas le loisir de lire tout d’une traie. Mais une fois de plus c’est bien amené, chaque protagoniste est parfaitement caractérisé, impossible de se perdre.

La fin est une succession de révélations. Personnellement j’ai été un peu déstabilisé parce qu’il y a effectivement beaucoup d’informations à absorber à la fin du livre. Mais finalement tout a un sens et on comprend pourquoi le lecteur est parti sur une fausse piste dès le départ : les a priori. Tout n’est pas aussi simple que les apparences le laissaient croire et finalement, les « méchants » ne sont pas forcément ceux que l’on pensait. C’est le genre de chose que j’adore : quand un auteur arrive à entraîner le lecteur sur des fausses pistes et que la résolution de l’histoire est parfaitement logique, évidente. Beaucoup de surprises dans ce roman !

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Il arrive parfois que je croise la route d’un livre, totalement par hasard, enfin c’est ce que je crois à chaque fois. Il y a des histoires que nous devons lire et que le destin pousse entre nos mains. Au début, il y a eu la curiosité. Quelques pages qui donnent simplement envie de savoir pourquoi ! Une seule chose est certaine dès le début : il sera difficile de quitter cette œuvre.

Et puis se déroule une histoire touchante. Surtout parce que rien n’est prévisible, attendu et il est assez rare qu’un roman puisse encore être surprenant. Une dimension dramatique et pourtant des instants de joie. La brutalité de de la vie se heurtant à la force de l’être. L’immersion totale aux côtés de l’héroïne qui m’entraîne dans le tourbillon de sa vie. L’envie de crier avec elle, d’être en colère avec elle et soudain cette sensation d’être déstabilisé quand elle devient si fragile.

Une vie. Des sourires. Des souffrances. Des rencontres. De l’inspiration. L’amour. L’art. La mort.

La beauté du style s’allie à la contemporanéité. Ce roman me remue parce qu’il ouvre une fenêtre sur un monde qui se suffit à lui-même, le temps d’un livre, qui laissera des traces. Comme le souvenir d’avoir eu l’occasion de vivre une autre existence, d’entrer dans la peau de cette femme. Un monde si différent du mien et que l’auteure m’a permis de côtoyer de très près. Certains romans offrent l’occasion de s’évader, celui-là est plutôt un voyage intense.

Se laisser porter par les mots et être transporté par les images. Je croyais ce style d’écriture disparu avec les grands auteurs du début du vingtième siècle. Je suis heureux de m’être trompé, la littérature la plus pure est toujours possible. Un livre pour celles et ceux qui croient encore que l’écriture peut être un art.

(Commentaire posté en septembre 2015 sous un pseudonyme)

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Voici un ouvrage qui prouve, si cela est encore nécessaire, qu’il est possible de trouver de très beaux romans, parfaitement écrits, parmi les auteurs autoédités. Des ouvrages qui méritent que l’on s’arrête et que l’on prenne le temps de lire. Choisir l’autoédition c’est encore avoir l’impression de sortir des sentiers battus, parce que nous sommes formatés pour nous tourner vers ce que proposent les poids lourds de l’édition, c’est-à-dire les ouvrages dont on fait la publicité dans tous les médias. Et pourtant, être sous le feu des projecteurs n’est de loin pas un gage de qualité.

L’auteur nous propose ici une belle histoire d’amour entre deux hommes. Deux vies qui se croisent pour lentement bâtir un avenir en commun. Gwenaël vient d’arriver à Marseille, son existence est chaotique, il est perdu, il ne sait pas trop ce qu’il veut faire de sa vie. De l’autre côté il y a Victorien, en fauteuil roulant, qui mène une belle petite existence même s’il a encore de nombreux défis à relever. Leur rencontre se fait alors que l’un se met au sport tandis que l’autre est déjà une petite star des marathons.

L’auteur prend le temps de nous raconter cet amour naissant, que l’on voit éclore et grandir sous nos yeux, avant de s’épanouir tendrement. L’aventure ne manque pas d’épreuves à surmonter, c’est tout de même ce qui fait la qualité d’un roman : refléter la vie, qui n’est jamais dénuée d’obstacles. Les sentiments sont bien décrits, il est assez facile de s’attacher aux personnages et de vibrer pour eux. La fin est un peu étonnante, le retournement de situation abrupte, ce qui m’a dérangé mais cela n’enlève rien à la qualité du récit. Un bon roman à découvrir et un auteur à suivre !

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J’aime regarder du côté des auteurs autoédités pour trouver les petites perles qui s’y cachent. Pour ce livre, j’avoue avoir été aidé par les conseils de Laurence Labbé. Ensuite, le processus est toujours le même : je télécharge un extrait, qui représente plus ou moins 10% du livre et si j’accroche, j’achète le livre en entier. Là je n’ai pas hésité longtemps, quelques minutes avec l’extrait et j’ai cliqué pour tout avoir !

Le roman est très bien écrit. Le sujet est original. Dès les premières pages nous sommes pris par l’histoire. Il y a tellement de suspense dès le départ qu’il est impossible de ne pas vouloir continuer. Et le rythme ne s’essouffle pas, il s’agit d’une aventure intense, de celles qui font tourner les pages (même virtuelles) à un rythme effréné. Aucune pause, aucun temps mort, il se passe toujours quelque chose. Une belle aventure entre notre époque et celle de Henri IV. Du Dan Brown en beaucoup mieux !

Au départ, des meurtres aux archives de Paris. Un homme est immédiatement accusé, heureusement il arrive à s’enfuir. Et malgré lui, il se retrouve dans le tourbillon d’une histoire sensationnelle, dans le bon sens du terme. Il n’y a pas seulement la police qui est à ses trousses, mais également d’étranges personnages. Et cette femme qui a réussi à le sauver dès les premières pages, elle est bien suspicieuse. Son aide est-elle vraiment désintéressée ? Jusqu’à la fin, on se demande où l’auteur va nous mener et les dernières pages sont un paroxysme, aucune déception.

Ce livre mérite réellement un succès mondial. Si vous voulez découvrir un très bon ouvrage parmi les autoédités, faites comme moi, téléchargez-le. Enfin seulement si vous voulez vivre une aventure exceptionnelle que vous n’oublierez pas…

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Difficile de se tromper lorsqu’on choisit de lire une œuvre de Stefan Zweig. Son style est enchanteur, dans le sens où il a cette capacité de captiver le lecteur, quel que soit le sujet. L’écriture est profonde, longuement pensée, portée à maturité et d’une précision sans égal. Si l’on veut de la bonne littérature, c’est un de ses livres qu’il faut choisir.

Son Marie-Antoinette est un excellent exemple. Ce n’est pas un auteur qui décrit des événements que l’on croit connaître. On serait plutôt enclin à penser que c’est la reine elle-même qui a pris la plume pour rédiger ses mémoires sous une forme originale. Durant tout le livre subsiste cette impression d’être là, à côté de Marie-Antoinette et de vivre avec elle chaque événement. Tout est d’une telle précision qu’il est difficile de croire que l’auteur n’était pas présent au moment des faits. Une redécouverte de l’Histoire qui fait vibrer le cœur du lecteur. Réussir ce genre d’exploit avec un sujet bien connu par le public, c’est assez déstabilisant.

Et l’intensité augmente au fil des pages, jusqu’au paroxysme. Les derniers jours de la reine émeuvent. Le lecteur a l’impression de lui tenir la main lorsqu’elle se dirige vers la guillotine, un moment insoutenable. Non pas par la description de l’horreur de la scène, ce serait simple et nous sommes avec Stefan Zweig. Tout est dans l’émotion. Ces derniers instants sont d’une beauté théâtrale, d’un romantisme exacerbé. On se surprend à verser une larme lorsque la sentence est exécutée. Ce livre est un chef-d’œuvre que l’école devrait faire découvrir à tous les élèves. Mais il n’est jamais trop tard pour apprécier l’excellence littéraire…

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Quelle tristesse d’avoir terminé ce livre, il est presque parfait. Le sujet, d’abord, une plongée dans le Moyen-Âge et une enquête très spéciale qui nous emmène dans des contrées inconnues. Le fameux apothicaire, personnage auquel on s’attache immédiatement, redécouvre une pièce qu’il avait oubliée dans sa maison. Comment est-ce possible ? Il faut attendre la fin pour le comprendre. Entre temps on croise un inquisiteur, de mystérieux chevaliers, on explore cette époque sous tous ses aspects depuis la prostitution jusqu’aux plus hautes sphères de la monarchie. Le décor est parfaitement planté, tous les personnages sont attachants, on vibre pour eux, il n’y a pas un seul moment de flottement.

J’ai pourtant écrit « presque parfait » parce qu’il y a quand même un élément qui me dérange. Régulièrement, l’auteur s’adresse directement au lecteur : « le lecteur nous pardonnera… », « le lecteur aura compris… », « pour ne pas ennuyer le lecteur… ». Ceci souvent pour dire : on verra ça plus tard. Cela n’a aucun intérêt et a tendance à casser l’ambiance. Puisqu’on se laisse bercer par l’époque et la découverte des lieux et des personnages, on ne veut pas revenir dans le présent. En plus, le lecteur n’est pas débile, il arrive à suivre l’histoire et sait que si on rencontre un personnage important il sera mieux décrit plus tard…

À part ce défaut, qui ne dérange peut-être que moi, vous avez compris que je fais plus que recommander la lecture de cette petite merveille. Le contexte historique est parfaitement maîtrisé, l’intrigue rondement menée et la fin est juste splendide.

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J’ai sans doute téléchargé ce livre parce qu’il promettait de parler d’une licorne… En fait, j’ai découvert un ouvrage absolument passionnant. Si vous aimez les histoires du style de Dan Brown, dépêchez-vous, ce livre est fait pour vous. C’est d’ailleurs bien mieux que l’auteur que je viens de citer. Le lecteur sent qu’il y a eu un long travail de recherches, que l’auteur est bien documenté et en plus il arrive à transmettre ses connaissances de manière fluide.

Il y a énormément de suspense. Impossible de comprendre la fin trop rapidement, il faut vraiment tout lire. La course-poursuite à travers différents pays est passionnante. Les personnages sont particulièrement attachants au point d’avoir peur pour eux. L’énigme à résoudre est, pour une fois, quelque chose dont on entend peu parler. En fait, tout est bien dans ce livre.

Et oui, il parle effectivement de licornes, d’ailleurs on en apprend des choses à ce sujet. C’est le genre de livre qu’on ne peut pas oublier. On veut juste le relire. Parce qu’apparemment il n’y a pas d’autre ouvrage disponible de cet auteur, j’espère qu’il sortira bientôt un nouvel opus. Si vous avez du temps et envie d’un bon livre, c’est celui-là qu’il vous faut. Du temps, parce qu’il est quand même bien difficile de le reposer avant la fin…

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Parce que le responsable des Éditions de l’École de guerre a été d’une grande aide pour la Société littéraire, j’ai voulu découvrir un ouvrage de leur catalogue. Je me suis dirigé vers celui-ci puisque, traitant de littérature, il me semblait le plus intéressant pour moi. Et effectivement, je n’ai pas été déçu par cette approche tout à fait étonnante de l’univers littéraire. Il était pourtant évident que la littérature aborde très souvent le sujet de la guerre !

Du Moyen-Âge à 1914, nous découvrons de quelle manière, à travers chaque époque, les auteurs ont décrit les scènes de batailles et les conflits en général. Un voyage absolument passionnant, j’ai dévoré le livre, je ne pouvais plus m’arrêter. La bonne nouvelle c’est qu’il y a un tome 2 ! Et puisqu’il s’agit de l’École de guerre, l’intérêt principal est d’avoir la vision militaire de ces différents écrits. On trouve donc dans cet ouvrage une mine de précisions que l’on ne pourrait découvrir nulle part ailleurs.

Le début de l’ouvrage aborde principalement la poésie, qui permettait de parler des conflits pour les légitimer d’une part et aussi faire vibrer la fibre « patriotique » du public. De nombreux chapitres s’intéressent à la guerre maritime, et c’est ici que l’on trouve tous ces détails propres à des auteurs qui écrivent dans un cadre militaire, pour un public militaire (mais le livre est accessible à tous). Ainsi, de grands textes de la littérature sont abordés sous un nouveau jour et il est rafraîchissant d’avoir enfin une approche inédite de Victor Hugo, par exemple. Je ne connaissais pas non plus la tradition théâtrale qui a cours à Saint-Cyr…

N’hésitez pas, c’est un ouvrage passionnant qui vous fera voir la littérature autrement !

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Un excellent livre collectif que je recommande à toutes celles et tous ceux qui aiment l’Histoire. L’idée de départ est d’ailleurs excellente : retracer l’Histoire de la France en la mettant en perspective avec celle du monde, c’est-à-dire comprendre l’impact des événements qui ont agité la France sur les autres pays, mais aussi évidemment l’incidence des événements extérieurs à notre pays sur son évolution et sa transformation. Chaque auteur prend la plume pour retracer un moment précis, de 34 000 avant notre ère jusqu’à 2015 ! Des événements que l’on croit connaître mais qui se révèlent ici sous un nouveau jour.

Ce qu’il y a de bien avec des ouvrages aussi sérieux c’est que l’on apprend toujours de nouveaux éléments. Car ils sont nombreux ces événements que l’on croit connaître par cœur. Sauf que là, l’angle de vue est un peu différent de ce dont nous avons l’habitude et l’éclairage n’a donc rien à voir avec ce que nous avons appris à l’école. C’est bien ce genre d’ouvrage qu’il faut lire pour mieux comprendre le monde et les différentes situations auxquelles nous devons faire face. Lire c’est aussi s’ouvrir, analyser, mieux interpréter les fondements des courants de pensée qui nous dirigent actuellement.

J’en profite pour préciser que ce livre, je ne l’ai techniquement pas « lu ». Il y a un moment déjà je suis devenu un adepte des livres audio. Une technique très pratique pour qui aime la littérature. Car je peux certes déjà lire beaucoup grâce à mon Kindle, une première révolution dans mes habitudes qui me permet de dévorer beaucoup plus d’ouvrages que si je devais tout acheter en version papier (il me faudrait un appartement rien que pour entreposer mes lectures). Le livre audio me donne la possibilité de « lire » encore plus puisqu’au moins, grâce à cette technologie, je n’ai plus l’impression de perdre mon temps au sport. Enfin il est possible de travailler le corps et l’esprit simultanément…

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Ce n’est pas vraiment pour vous donner envie de lire cet ouvrage que je le mentionne, puisqu’il traite de philosophie pure et cela n’intéresse peut-être pas le plus grand nombre. Il s’agit tout de même d’un beau voyage pour suivre « l’émergence et le développement du possible, d’Aristote à l’aube des temps modernes ». Impossible, évidemment, de résumer avec talent un ouvrage philosophique, en voici donc quelques citations :

« L’augmentation des connaissances témoigne d’une imperfection. »

« Ce qui est possible aspire à accéder à l’existence. »

« Dieu est-il puissant de ce qu’il sait devoir ne pas être ? »

« Ce qui n’est jamais advenu ne peut être dit non-étant. »

« L’accès à mon être permet de penser l’accès à tout être. »

« Le possible désigne tout ce qui peut être, parce qu’il est envisageable qu’il soit. »

C’est surtout l’occasion de parler de la librairie VRIN, où j’ai trouvé cet ouvrage alors que j’en cherchais un autre. C’est tout le charme des librairies que de nous donner envie de lire ! Elle se situe place de la Sorbonne et se consacre entièrement à la philosophie. Pour celles et ceux qui aiment la discipline c’est un lieu incontournable de Paris. L’atmosphère est sereine, tamisée, le silence tranche avec l’agitation de la rue. Et sur les étagères, tout ce que l’on peut rêver lorsqu’on a l’âme philosophe. Difficile de ressortir du lieu sans un achat. Allez y faire un tour, ce lieu est en lui-même apaisant, comme si l’on pouvait y ressentir toute la sagesse qui sommeille dans ces livres…

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J’apprécie énormément ce type de récit dans lequel on suit les péripéties de plusieurs personnages en sachant qu’à un moment donné leurs histoires se rejoindront, sans comprendre de quelle manière. C’est une des meilleures manières de poser une intrigue.

Il y a celle d’un luthier du XVIIème siècle, dont l’activité est parfaitement rendue avec l’utilisation des termes exacts, on se croirait dans son atelier, à ses côtés, à observer la fabrication d’instruments d’exception. Il y a celle d’un tsigane orphelin dont on se prend rapidement d’affection et pour lequel on espère une fin heureuse. Il y a une jeune femme, déconnectée de notre monde, un esprit d’artiste obligé de se plier aux contraintes de la modernité, devant avoir un job alimentaire alors qu’elle voudrait juste peindre. Et enfin il y a un homme d’affaires débordé par son travail et qui soudain se laisse toucher par la beauté de la musique classique.

Les histoires se mêlent avec beaucoup d’adresse de la part de l’auteure. On touche à l’ambiance du « Parfum » de Süskind. On se sent bien, on tourne les pages sans vouloir s’arrêter, le genre de livre qui me fait louper ma station de métro ! Et malheureusement, pourtant, je ne peux pas conseiller cette lecture. Parce que la fin est totalement ratée. Je me suis demandé comment l’auteure pouvait finir en beauté alors qu’il ne restait que quelques pages et trop de questions en suspens. Effectivement, elle n’y arrive pas. En quelques phrases lapidaires tout est terminé, rien n’est résolu. La déception est énorme, cette belle histoire est totalement gâchée. Comme si l’auteure en avait eu assez de ce roman et avait voulu le boucler vite fait pour envoyer son manuscrit. C’est un énorme gâchis, cette œuvre aurait pu marquer la littérature…

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