21 octobre 2019

Le jeudi 17 octobre j’ai eu la chance de rencontrer et de discuter avec des auteurs absolument formidables, par leurs écrits mais aussi humainement : Danielle Thiéry, Olivier Norek, Nadine Monfils et Jacques Saussey. L’occasion de voir ce qu’est réellement la vie d’un auteur. Chacun a sa manière de s’organiser pour écrire, certains sont très méticuleux, ont besoin de nombreuses recherches, d’un plan détaillé, d’avoir toute la structure du roman déjà en place avant d’en écrire la première ligne. D’autres se laissent porter par l’inspiration du moment, sans vraiment savoir où va mener l’histoire. Mais toujours il y a une grande marque de sérieux et les lecteurs ne se rendent pas toujours compte de la somme de travail à fournir pour écrire un très bon roman.

La promotion prend beaucoup de place dans leur vie d’auteurs. Tous sont en déplacement permanent, pour assister à des salons, des séances de dédicaces, des conférences. Ceci dans toute la France et au-delà. Auteur est un travail à plein temps. En les rencontrant et en ayant pour charge de créer une maison d’édition je me rends compte de l’énergie incroyable qu’il faut déployer dans ce type de métier. J’en avais déjà vaguement conscience, je ne pouvais pas imaginer la réalité. Et je prends lentement mais sûrement la mesure de tout ce que je n’ai jamais fait. Les ventes de mes livres ne décollent pas, je ne suis pas encore un écrivain célèbre, et il y a bien une raison pour cela.

Avant de continuer à publier il faut que je reprenne tout ce que j’ai fait depuis le début. Mes versions papier ne sont pas vraiment agréables, parce qu’elles ne répondent pas aux canons de l’édition, c’est-à-dire ce à quoi les lectrices et les lecteurs s’attendent. On voit très clairement que ce ne sont pas des ouvrages mis en page professionnellement. Ce sera donc une grosse partie de mon travail que de remettre de l’ordre dans les versions papier pour donner une belle apparence à mes ouvrages. Même si pour l’instant ces versions papier ne se vendent pas, il faut qu’elles soient prêtes et bien faites pour la suite.

La suite est une promotion bien plus soutenue que ce que j’ai réalisé jusqu’à présent. Poster des articles sur Facebook et Twitter ne suffit largement pas, il faut aller beaucoup plus loin. Donc une fois les versions papier plus agréablement faites, il faudra que je m’attelle à toute la partie promotion. Jusque-là ce que je fais principalement c’est écrire, la partie la plus intéressante évidemment. Sauf qu’en publiant mes écrits, comme tout auteur, je porte une responsabilité : faire connaître ce que j’ai produit. Et c’est cette partie qui souffre de mon côté. Maintenant je vois tous les efforts qu’il faut fournir. Les auteurs que j’ai rencontrés ont du talent, certes, mais cela ne suffit évidemment pas. Ils se battent chaque jour pour faire grandir leur réputation et toucher un public toujours plus large. J’ai beaucoup de travail en perspective, mais m’occuper de mes livres n’est de loin pas une corvée…

21 septembre 2019

Le véritable écrivain possède deux qualités principales, avant même d’écrire : il observe et il cherche à comprendre. L’observation est l’élément capital qui forge un bon écrivain. Les auteurs dont l’Histoire se souvient sont ceux qui ont su observer le monde pour le retranscrire dans des ouvrages qui font date : Balzac, Zola, Proust, Voltaire, Rousseau… C’est la qualité de leur observation qui en fait des références.

Mais l’observation ne suffit pas, il faut aussi que l’écrivain cherche à comprendre et réussisse à interpréter ce qu’il observe. Tout le monde peut regarder ce théâtre qu’est la société humaine. Regarder ne suffit pas, pour se dire écrivain il faut réussir à dépasser son statut de simple comédien au milieu de la foule, prendre du recul et réfléchir à ce que l’on voit.

Imaginons quatre personnes assises à la table d’un restaurant. Autour de ces clients, des dizaines d’autres. Tout le monde voit ces quatre personnes, seule une minorité les observe vraiment. Et dans cette foule, seul l’écrivain pose un regard différent sur cette scène somme toute banale. Seul l’écrivain, en observant ces quatre personnes et en cherchant à interpréter ce qu’il voit, peut imaginer un récit. Et si plusieurs écrivains sont présents, chacun développera une autre intrigue à partir de cette même scène.

L’écrivain est hors de la masse. Il sait prendre ses distances pour observer et décrypter le monde qui l’entoure. Ceci pour ensuite le retranscrire en mots selon sa vision, sa propre réflexion, sa sensibilité, son interprétation de ce qu’il a pu voir.

21 août 2019

Un petit point sur l’avancée de mes différents projets d’écrire. Pour la suite et fin du Musée des Amours Lointaines, j’ai dû tout reprendre depuis le départ. J’avais totalement écrit le roman mais il était très insatisfaisant. Il devait paraître le 21 avril, tout a été annulé, je ne veux pas laisser sortir un livre dont je ne suis pas satisfait. Donc l’écriture a repris et je tente de donner une belle conclusion à cette aventure.

La suite d’Esprit es-tu là ? en est encore dans sa phase de recherches. Il faut que je sois bien documenté pour proposer un nouveau roman de qualité. Écrire une aventure qui se déroule dans le passé n’est pas chose aisée, il ne faut pas trahir l’Histoire sous prétexte de raconter une histoire. Il faudra donc encore de la patience, mais comme dit je ne veux rien proposer qui n’ait d’abord été validé par mon jugement.

Pour ce qui est de mon essai philosophique L’être-cause, je ne suis pas non plus satisfait de la première mouture. J’essaie d’écrire quelque chose de plus clair, de plus utile pour faire avancer la pensée, ce qui est bien plus difficile que d’écrire une fiction. Mais difficile ne veut pas dire impossible, donc je continue et je sais que je peux y arriver.

L’écriture est l’art de la patience, il faut du temps pour façonner un texte. Chaque écrit publié doit apporter quelque chose aux lectrices et aux lecteurs, sinon ce n’est pas la peine. Apporter une connaissance, de la joie, d’autres sentiments, faire travailler l’imagination. Chaque écrit peut apporter quelque chose de différent, mais il faut être utile, même si le but est juste d’être de l’art pur…

 

21 juillet 2019

C’est l’été et beaucoup de Français, surtout des Françaises, vont acheter un livre pour passer le temps sur la plage. Pour se détendre, se changer les idées, naviguer dans un autre monde. On sait parfaitement quel type de livre sera privilégié pour ce genre de loisir, et il n’y a rien à critiquer à ce sujet, puisqu’il s’agit avant tout de passer un bon moment, sans trop réfléchir, d’éprouver des émotions pour un personnage de fiction, de partir loin de ses soucis. Les auteurs qui réussissent ce défi sont ceux qui accaparent l’affection des lectrices, rien de plus naturel.

Le seul problème, si vraiment on peut parler de problème, est que ce fameux livre sera le seul acheté pour toute l’année. Il faut dire qu’à 22 euros c’est une somme énorme ! Moins cher que d’emmener sa famille au McDonald ou au cinéma, mais tout de même, c’est un livre, c’est de la culture et dès que l’on entend ce mot on regarde le prix. Alors il vaut mieux acheter une valeur sûre, quelqu’un dont les médias parlent, cela donne confiance. On ne va quand même pas dépenser son argent dans la culture pour découvrir de nouveaux horizons !

Et puis de toute façon, le choix est beaucoup trop important. Il y a sans doute désormais plus de personnes qui écrivent et publient que de lectrices et de lecteurs. Difficile de se faire une place quand d’un côté les Français achètent en moyenne un ou deux livres par an et que rien qu’à la rentrée littéraire de septembre plus de 500 sont publiés. Cette réalité ne décourage personne et c’est tant mieux. Si vous avez envie d’écrire, allez-y, cette activité procure un plaisir intense à l’auteur. Car oui, il faut écrire parce qu’on a de l’inspiration et pour le plaisir, pas pour la célébrité et les gros sous.

Certains vivent de leurs écrits, tant mieux pour eux. J’ai depuis longtemps abandonné l’idée pour moi-même et ce n’est pas un drame. J’aime écrire des histoires, j’aime les publier pour les partager, c’est tout ce qui compte. Et quand je n’ai qu’un ou deux retours, je suis déjà content. N’est pas écrivain celui qui passe à la télévision, mais bien celui qui a sans cesse de l’inspiration, prend plaisir à écrire, ne peut pas se passer de l’écriture, vit pour ses textes. Les lecteurs seront toujours là, les auteurs aussi et beaucoup savent ce qu’est le plaisir de lire et celui d’écrire. Tant qu’il y aura des livres et des gens pour les lire, tout ne sera pas perdu…

21 juin 2019

 

Sur ma page Facebook j’ai laissé quelques indices concernant mon prochain roman. Ces indices n’étaient pas très subtils, tous ceux de ma génération auront compris que le thème est le manga Cat’s Eye. Il y a longtemps que j’ai envie d’écrire une histoire tournant autour de cette série qui a marqué mon enfance et que j’affectionne toujours autant aujourd’hui. D’ailleurs, mon tout premier roman, jamais publié, avait pour thème ce manga. Et puis le temps a passé, j’ai écrit beaucoup d’autres histoires pour finalement revenir à la source. J’ai tenté d’en faire une version moderne, parce que le monde a bien changé depuis les années quatre-vingt ! L’évolution des technologies s’est accélérée, rendant le travail des Cat’s Eye beaucoup plus compliqué…

Cette nouveauté grille la priorité à la sortie des suites du Musée des Amours Lointaines et d’Esprit es-tu là ? simplement parce qu’entre les mois de mai et août nous sommes en plein concours des Plumes Francophones organisé par Amazon. J’y participe chaque année depuis le lancement du concours. Sans jamais gagner, mais ce n’est finalement pas l’essentiel. Mes livres ne sont pas des bêtes de concours, ils ne sont pas assez formatés par les goûts de notre époque. Ce qui n’est pas une critique de ce qui se fait en ce moment, les lecteurs ont envie de s’évader mais aussi de rire et de trouver une certaine positivité. Notre monde est rendu assez triste par le matraquage médiatique qui insiste sur le pire de l’humanité, c’est une bonne chose si la littérature permet de fuir ce déluge de mauvaises nouvelles.

Participer au concours organisé par Amazon c’est apparaître sur les radars de la société qui est quand même le plus grand tremplin de notre époque. J’entends les critiques concernant Amazon, mais quand même ils ont su révolutionner le monde du livre en donnant une place de choix aux auteurs indépendants. Tout n’est pas rose, pourtant Amazon est devenu un pilier du monde de l’édition. Et participer à leur concours permet ainsi de bénéficier d’opportunités de mise en avant toute l’année. C’est grâce à cela qu’on me propose d’intégrer les offres éclair ou de soumettre un livre pour les abonnés Kindle. Pour bénéficier de ces mises en lumière il faut soit vendre des milliers d’exemplaires d’un livre, soit participer au concours… Pour moi la deuxième solution est plus simple !

C’est aussi une motivation. Parce que oui, parfois il faut une motivation pour écrire, ce n’est pas toujours évident de créer… Et je suis très content du résultat de mon roman rendant hommage à Cat’s Eye. J’ai installé une ambiance légère, tout comme dans le manga. Car rien n’est sérieux dans cette histoire et les invraisemblances font partie intégrante de l’action. Donc je suis heureux de vous présenter bientôt ce nouveau roman, en espérant que vous l’apprécierez. Et si vous ne voulez pas louper la sortie, n’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter de ce site…

21 mai 2019

 

La suite du Musée des Amours Lointaines et de L’île aux Écureuils devait paraître il y a un mois déjà. Le manuscrit est prêt, corrigé, mais toute publication a été stoppée parce que je ne suis pas satisfait du résultat. Il faudra donc attendre encore un peu. Ledit manuscrit repose sagement, pendant que j’écris une autre histoire, je le reprendrai ensuite, avec du recul, avec un œil neuf, pour l’améliorer. Je ne veux pas publier un roman dont moi-même je ne suis pas fier… L’écriture de la suite d’Esprit es-tu là ? va commencer sérieusement cet été. J’ai souvent entamé la rédaction de cette suite, sans jamais trouver le ton idéal, sans avoir les bonnes idées, la bonne histoire à raconter. Puis, au détour d’une rencontre avec un auteur j’ai découvert un livre qui servira de base documentaire pour la suite. Enfin la bonne inspiration est arrivée, je vais pouvoir me mettre au travail.

Mon essai, L’être-cause, est aussi en cours de refonte totale. Il est en gestation depuis si longtemps que je voulais le publier pour mes 40 ans. Sachant qu’il nécessiterait une réécriture presque complète. À un certain stade il devient important d’arrêter une version du texte, comme base de réflexion qui évolue en prenant du recul. Je l’ai laissé reposer pendant plus d’un an, désormais je le retravaille en espérant le rendre plus clair et pouvoir formuler ma philosophie de manière plus structurée, plus accessible.

Il y a toujours des projets en cours, c’est ce que j’adore. Parfois je me dis que j’aimerais avoir plus de temps. Mais je sais que si je n’avais que mes romans à écrire, ils seraient d’une grande pauvreté. Aller travailler, c’est s’obliger à côtoyer le monde. Et les écrits s’inspirent de l’observation des autres, de ce qu’il se passe à l’extérieur. Et puis, cela permet aussi de belles rencontres, qui déclenchent les idées nécessaires pour nourrir l’inspiration. C’est peut-être pour cela que les auteurs qui connaissent un grand succès avec leur premier ouvrage tombent ensuite dans la facilité et finissent par écrire des histoires d’une vacuité totale. Leur premier roman est nourri par la vie en société. Avec le succès ils peuvent se retrancher dans leur tour d’ivoire, provoquant la sécheresse de l’inspiration.

Par mon travail je vois désormais de l’autre côté du miroir, je suis dans la position de l’éditeur. Et je comprends pourquoi les livres auto-édités ont si mauvaise presse. Publier un ouvrage est un travail phénoménal, de loin pas infaisable mais il y a de nombreuses étapes. J’observe la manière dont je procède pour l’autopublication et je compare maintenant à la manière dont on travaille dans l’édition. Le gouffre est béant. Toutes ces étapes dont je me suis affranchi se ressentent dans la version finale. Cela ne tient pas à la qualité des ouvrages, il y a du très bon et du très mauvais chez les autoédités comme chez les éditeurs, j’évoque simplement le « produit » fini. J’aurai sans doute l’occasion d’en reparler, ici ou ailleurs…

21 avril 2019

 

Lors de la disparition de Michael Jackson, dans la soirée, c’est sur le parvis de Notre-Dame que je me suis rendu. Sans vraiment savoir pourquoi, une réaction presque instinctive. La cathédrale est un lieu de rassemblement, de communion, même pour des événements qui ne concernent que de très loin la religion. C’est là que j’étais certain de trouver la plus grande concentration de fans puisque beaucoup avaient eu la même idée que moi. Je me souviens de cette soirée si particulière, des groupes se formant sur le parvis et entonnant les chansons du roi de la pop. Je m’attendais à beaucoup de tristesse mais les autres célébraient le chanteur de la meilleure manière qui soit : en le faisant vivre à travers ses œuvres.

Et puis, toujours sur le parvis, cette scène retranscrite dans mon roman, l’un des éléments n’appartenant pas à la fiction. Sans savoir pour quelle raison, mon regard s’est tourné vers un couple arrivant en scooter. Lui avait le visage fermé. Mais c’est surtout elle qui a marqué mon esprit. Elle est descendue du véhicule et a lentement retiré son casque pour dévoiler un visage en larmes. Les yeux rivés sur Notre-Dame, elle pleurait. À cet instant, telle une allégorie, elle symbolisait toute la tristesse de cette journée, à la suite de cette disparition tragique.

Notre-Dame est bien plus qu’une cathédrale, elle est devenue un symbole, un point de repère, là où nous sommes attirés lorsqu’une partie du monde s’effondre. Que le drame soit personnel ou partagé par l’ensemble de l’humanité, c’est ici que l’on vient pour exprimer sa tristesse et surtout chercher de l’espoir. Ce lundi, c’est finalement elle qui s’est en partie effondrée. La question est alors de savoir : où irons-nous pleurer cette perte ? Toujours sur le parvis de Notre-Dame. Car même amputée, elle reste le lieu de rassemblement où se côtoient les cœurs tristes. Même affaiblie, elle garde son aura, sa grandeur, son pouvoir d’attraction.

Notre-Dame a souffert à quelques jours de la célébration de la résurrection. C’est un beau symbole puisque grâce aux efforts de tous, elle aussi ressuscitera…

21 mars 2019

 

En 2008 était publié « Le Musée des Amours Lointaines ». Un roman qui connaît encore aujourd’hui un certain succès. J’ai mis longtemps à l’écrire, car il s’agissait de mon premier. Même ensuite, un auteur n’est jamais sûr de ce qu’il crée, il y a toujours cette crainte de ne pas plaire. Certes il faut d’abord écrire une histoire que l’on aime soi-même, pour soi, mais lorsque vient la publication naît l’anxiété que les autres trouvent l’ensemble totalement nul. Heureusement, cela n’a pas été le cas.

Je vous rappelle le cœur du livre : la redécouverte, à Strasbourg, d’un musée dans lequel sont exposées des toiles abstraites, dont certaines révèlent l’âme sœur du spectateur. C’est par « hasard » que ce musée est redécouvert et rapidement plusieurs personnes vont s’y intéresser pour démêler les différents mystères : comment l’âme sœur peut-elle apparaître dans une peinture ? Qui a peint ces toiles ? Comment fonctionne le processus ? L’histoire se déroule autour de ces différentes questions pour aller de surprise en surprise à la découverte de l’origine de ces toiles qui forcément attirent un large public.

Trois ans plus tard sortait la suite : « L’île aux Écureuils ». Un succès bien moindre, j’avoue qu’il est sans doute moins fluide. Mais je me souviens qu’à l’époque je considérais ce roman comme le plus abouti, celui dans lequel j’avais donné le meilleur de moi-même. Avec le recul, je me rends compte que je suis allé beaucoup plus loin dans les suivants. À une époque je me suis posé la question de la pertinence de remanier cette histoire. Mais finalement cela fait partie de mes archives, un souvenir du style que j’avais à cet âge.

Pour ce qui concerne l’histoire développée dans ce roman, plusieurs personnages du premier opus se retrouvent sur une île truffée de mystères. De nombreux nouveaux personnages font également leur apparition. Ils vont tous vivre des aventures à la frontière entre la réalité visible et le monde spirituel. Nous en apprenons alors beaucoup plus sur le Maître et les objectifs de la Guilde de Saint Dibutades. Les dernières pages sont pleines de suspense et il aura fallu attendre plus de dix ans pour avoir la fin de la trilogie.

Le dernier opus est sur le point de paraître, il ne reste plus que quelques jours avant que l’histoire initiée dans mon premier roman connaisse son dénouement. Le thème est encore et toujours l’amour. Il n’y a sans doute pas de sujet plus intéressant, il suffit de regarder la liste des plus grands romans du passé pour s’en convaincre. L’idée pour la rédaction de cette troisième partie est venue assez simplement. Les scientifiques cherchent à définir l’origine de la vie. Les philosophes sont en quête de l’origine de la conscience. Dans ce roman, je dévoile ma vision de l’origine de l’amour…

21 février 2019

 

Le 11 mars je prendrai officiellement mes fonctions de Secrétaire Général de la Société Littéraire de La Poste. Car oui, sous ce terme il y aura plusieurs fonctions. Vous n’avez peut-être pas encore entendu parler de cette Société Littéraire. Pour faire simple, La Poste subventionne plusieurs associations (musique, théâtre, peinture, géologie, photographie…) pour faire vivre la culture au sein de l’entreprise et ses 250 000 employés. Bien entendu, l’association est également ouverte à toute personne extérieure à La Poste !

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Voici les activités proposées par la Société Littéraire :

-des ateliers d’écriture

-la lecture de manuscrits pour donner un avis extérieur aux auteurs

-l’aide à la mise en scène et la présentation de pièces de théâtre (au Studio Raspail)

-des conférences littéraires

-des visites culturelles (dont deux week-ends dans l’année sur les traces d’un écrivain en particulier)

-la publication du magazine Missives réunissant des nouvelles inédites (trimestriel)

-l’organisation de concours d’écriture.

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Avec mon arrivée, un nouvel objectif est fixé : créer une maison d’édition associative au sein de la Société Littéraire. Car pour l’instant, la société relit des manuscrits, donne des conseils, assure la correction orthographique mais ne va pas au bout du processus et ne peut pas aider les auteurs à publier leur manuscrit. Ce qui devrait changer puisque c’est ma mission. S’ajouteront donc à toutes les activités précédemment citées :

-l’édition de romans

-j’aimerais organiser des conférences avec des auteurs et les acteurs du secteur de l’édition (au Studio Raspail)

-un concours ouvert aux auteurs autoédités

-développer les ateliers d’écriture.

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Vous pouvez faire partie de cette belle aventure. La Société Littéraire a toujours besoin, bien sûr de nouveaux adhérents, mais aussi de personnes qui ont envie de faire vivre l’association. N’hésitez pas à vous manifester, que vous soyez de Paris ou en région. Venez avec vos idées, vos projets, nous avons là l’occasion de voir les choses en grand. Puisque de par mon parcours j’ai surtout envie d’aider les auteurs autoédités, pour les mettre en lumière et donner plus de visibilité à tous ces talents qui publient de magnifiques ouvrages. Si vous avez envie de découvrir le potentiel de la Société Littéraire et si vous voulez la faire vivre, se développer et rayonner, n’hésitez pas !

Vous pouvez me contacter, directement par les réseaux sociaux ou à l’adresse : jpvest@outlook.fr (adresse que j’utiliserai en tant que Secrétaire Général).

Vous pouvez vous rendre sur le site de la Société Littéraire : societelitteraire.fr

Vous pourrez aussi bientôt me contacter par téléphone, mais je ne l’ai pas encore…

Selon moi c’est une formidable opportunité pour tous les auteurs. La Secrétaire Générale qui me précède a fait des merveilles avec la Société Littéraire, reprendre le flambeau est un beau défi et j’espère que la suite s’écrira avec vous !

21 janvier 2019

En ce début d’année nous allons faire le point sur les projets de 2019. Les projets d’écriture puisqu’il y a un grand changement de prévu en mars, mais nous aurons le temps d’en reparler.

Depuis longtemps je promets une suite au « Musée des Amours Lointaines » et à « L’île aux Écureuils », l’histoire de départ ayant toujours été conçue comme une trilogie. Pour l’instant je peux vous annoncer que cette troisième et dernière partie est entièrement écrite ! J’ai pris beaucoup de plaisir à revenir auprès de mes personnages pour leur faire vivre la fin de l’aventure. Dans une histoire qui est conçue pour les lectrices et lecteurs des deux premiers romans, vous y trouverez toutes les réponses et bien plus. Le titre sera révélé le 14 février de cette année et le roman, quant à lui, sera publié au mois d’avril (les phases de relectures sont plus longues que l’écriture). Il reste ainsi du temps pour celles et ceux qui n’ont pas encore lu les deux premiers romans…

Il devrait y avoir un nouveau roman pour participer au concours des Plumes Francophones. Ce roman est en cours d’écriture, donc la date de sortie est totalement imprévisible, je ne publie jamais un roman dont je ne suis pas pleinement satisfait. C’est encore une sorte de retour aux sources puisqu’il s’agit d’une révision complète de mon tout premier roman, celui qui a été écrit avant « Le Musée des Amours Lointaines » et qui fort heureusement n’a jamais été publié. Parce qu’en relisant ce premier manuscrit j’ai eu bien honte de moi-même, il était vraiment nul ! Pourtant le sujet me passionne toujours autant, il y aura évidemment un lien avec l’Histoire de l’art (je n’ai pas fait ces études universitaires par hasard). Je suis très content de l’intrigue qui me donne envie d’écrire chaque jour…

Sur Wattpad je développe une petite série : « Inspecteur Poivrot », qui est une reprise de ce que j’avais déjà rédigé en 2014, avec des améliorations. 2019 est donc une année placée sous le signe d’un retour vers le futur avec des histoires qui hantent mon esprit depuis très longtemps et qui doivent enfin devenir réalité…

Ce n’est pas par hasard que je parle d’esprit, puisque 2019 verra aussi la sortie très attendue de la suite de mon roman « Esprit es-tu là ? ». Le premier volume a beaucoup plu, je remercie toutes celles et tous ceux qui ont pris le temps de me faire des retours positifs et d’une gentillesse incroyable. Du coup il y a une petite pression, je vous dois de faire au moins aussi bien que le premier roman, voire mieux ! Les idées sont en place, le plan prend forme, la rédaction est sur le point de commencer. Il faut que les aventures de Louis, Charles et leurs amis continuent, puisqu’ils ont encore beaucoup à faire.

Il m’incombe désormais de m’organise parfaitement pour que tous ces projets se réalisent, car il ne s’agit pas de bonnes résolutions à oublier aussi rapidement quelles sont formulées. Le problème ne vient jamais de l’Inspiration, elle est présente en permanence. Le plus difficile à gérer est le temps, mais dans la vie, rien n’est impossible. Comme nous disaient toujours mes grands-parents quand nous étions petits : « Quand on veut, on peut ! ».

21 décembre 2018

 

Il n’existe pas de meilleure période que celle qui précède Noël pour réfléchir à la distinction entre le divertissement et la culture. Car dans notre société, nous avons de plus en plus tendance à confondre les deux. Le jeu vidéo est par exemple souvent considéré comme un produit culturel, celui qui génère le plus de profits. Mais n’est-ce pas simplement du divertissement ? On ne joue pas pour se cultiver, plutôt pour se détendre. Je ne dis pas qu’il ne faut pas réfléchir, car il existe des jeux de stratégie. Et d’ailleurs, après quelques heures de lecture, jouer à la console ne me détend pas du tout puisqu’il faut encore mobiliser son cerveau, la télévision est bien plus efficace puisqu’elle ne nécessite aucun neurone. Il n’en reste pas moins que, selon moi, le jeu vidéo n’est pas un bien culturel, plutôt un produit de divertissement. La culture élève l’esprit, ce que FIFA19 ne fait pas…

Nous évoquions la télévision et dans ce domaine, la distinction est plus difficile. La grande majorité des programmes n’a rien de culturel, il s’agit purement de divertissement (voire d’abrutissement). On ne peut quand même pas totalement renier la télévision. Il y a des documentaires fort instructifs, des émissions de culture qui sont agréables à regarder et grâce auxquelles on peut apprendre ! Et parfois, ces émissions culturelles prennent l’habit du divertissement, parce qu’il faut attirer et intéresser les téléspectateurs. La frontière entre les deux notions est souvent assez mince. On pourrait aussi dire que les séries et les films font partie de la culture générale. Il est difficile d’avoir une conversation en société sans connaître certaines séries ou certains longs-métrages. Dans ce domaine il existe des films qui nous cultivent, d’autres dans lesquels des super-héros nous divertissent…

Se rendre dans un musée est considéré comme un loisir. Il semble outrageant de se demander si un musée fait partie de la culture ou du divertissement. Pourtant, la frontière est encore une fois assez mince. Une partie des visiteurs peut se rendre au musée simplement pour le divertissement. Si je vais au Louvre uniquement pour me selfiser devant la Joconde ou la Vénus de Milo, c’est un divertissement. Je n’apprends rien, je vais juste voir les œuvres les plus célèbres. Par contre, le visiteur d’une exposition temporaire, qui vient pour en apprendre plus sur un artiste ou un mouvement pictural en particulier, lui se cultive. Le musée relève donc bien du domaine de la culture dans sa globalité, il peut se réduire à un divertissement selon l’usage que l’on en fait.

Certains de mes cours en Histoire de l’art m’ont beaucoup marqué. Surtout celui durant lequel le professeur nous a fait comprendre la différence entre une œuvre ou un artiste célèbre ou connu. Là encore il faut s’imprégner de la distinction entre les deux termes. Léonard de Vinci est incontestablement célèbre. Il fait partie de notre culture générale et lorsque nous l’évoquons nous pensons au minimum à Mona Lisa ou à la Cène. Mais Léonard de Vinci est-il connu ? La différence vient du fait que connaître sous-entend maîtriser le sujet. Donc ne pas se contenter de quelques notions évidentes mais par exemple pouvoir donner la date de naissance et de mort du peintre, citer une dizaine de ses œuvres, détailler sa formation, son parcours, ses mécènes… Être célèbre ce n’est pas forcément être connu !

Et j’en viens évidemment à la littérature : divertissement ou culture ? Encore une fois nous avons tendance à penser que chaque livre est un pan de la culture. Il faut être plus nuancé, comme toujours. Les romans de gare ou les romances, ce n’est pas de la culture, simplement du divertissement. De même pour les romans policiers ou de science-fiction, bien souvent nous n’y apprenons pas grand-chose, nous ne les lisons que pour nous changer les idées, pour nous divertir. Et n’utilisez pas l’excuse consistant à dire qu’au moins on apprend du vocabulaire ou qu’on mémorise ainsi la bonne orthographe, beaucoup de romans sont écrits avec peu de maître de notre belle langue… La culture, ce serait plutôt de lire Balzac, Camus, Montesquieu, Rousseau, Gautier. Ils n’ont pas écrit pour instruire mais pour édifier, dans le sens d’élever notre esprit. Parmi nos contemporains il existe bien entendu aussi des écrivains dont les œuvres font partie de la culture et non purement du divertissement. Peut-être que la distinction est simple : si en refermant un livre vous avez appris quelque chose, vous avez en main un bien culturel ; si vous avez juste passé un bon moment, rangez-le dans la case divertissement.

Inutile de réaliser un sondage pour savoir ce qui, dans notre société, est le plus important entre le divertissement et la culture. La question est plutôt de savoir pour quelle raison nous avons tellement besoin de nous divertir plutôt que de nous cultiver ?

21 novembre 2018

 

Observons de quelle manière les dirigeants et les médias se servent d’une certaine forme de science pour tenter de niveler le savoir, de dicter des pseudo-lois que tout le monde devrait suivre. Lorsqu’un journal, écrit ou télévisé, commence un sujet par : « Une étude américaine prouve que… », il faut absolument être méfiant. Il existe des centaines d’études à l’origine indéfinie qui espèrent influer sur notre mode de vie. Le leitmotiv pseudo-scientifique le plus souvent asséné est : « il faut manger cinq fruits et légumes par jour ». Ce n’est pas vraiment de la science, plutôt du bon sens. Il ne faudrait même pas avoir à le dire. Et il ne faudrait pas non plus imposer une sorte de norme. Et si un jour je n’ai pas envie de fruits ? Et si je ne veux pas manger des légumes ? On essaie d’imposer une forme de culpabilisation alors que ce que nous devrions ancrer dans les esprits est plutôt : pensez à varier votre alimentation. Ou de manière plus simple : écoutez votre corps, il sait ce dont il a besoin !

Le problème de ces pseudo-études scientifiques est que leurs règles changent régulièrement. Une étude « prouve » que boire un verre de vin rouge par jour diminue les risques cardio-vasculaires. Deux ou trois ans après une autre obscure étude prouve qu’en fait il ne faut pas boire d’alcool du tout. Des études financées par des géants de l’agroalimentaire insistent sur les bénéfices des laitages pour renforcer la solidité des os. En réalité le lait et ses dérivés n’ont pas beaucoup d’influence sur le renforcement du squelette et en plus, le corps humain n’est pas fait pour digérer les laitages au-delà de neuf mois après la naissance. Heureusement, pour consolider leurs profits les grands groupes réussissent à nous vendre du lait sans lactose… Écoutez simplement votre corps, il envoie en permanence des signes pour éviter toute carence. Parfois vous saliverez à l’idée de manger une banane, c’est votre corps qui vous indique ce dont il a besoin. Une autre fois vous aurez une irrésistible envie de chips, peut-être que votre organisme a besoin de sel. Il ne s’agit pas de manger un kilo de bananes et trois paquets de chips, évidemment, pour combler une carence il ne faut pas grand-chose. Tout est une question d’équilibre.

La science vient aussi à l’appui des modes, mais toujours dans l’optique de vendre plus cher des produits « bons pour la santé ». C’est une bonne chose que de proposer des aliments sans gluten, une frange de la population y est véritablement allergique. Mais soudain, des études prouvent qu’une alimentation sans gluten est bénéfique et voilà que les moutons suivent les indications sans chercher plus loin. La mode végane a aussi tendance à mettre en avant des études appuyant leur doctrine, prouvant que manger de la viande est néfaste. Néfaste on ne sait pas pour qui, la base restant que l’être humain a besoin de viande pour que son organisme fonctionne. Insister sur le fait que les animaux devraient être mieux traités et non simplement parqués dans des boxes puis tués avec cruauté ou simplement égorgés à cause d’un rituel dogmatique, c’est indispensable. Financer de pseudo-scientifiques pour dire que manger de la viande est mal, c’est franchir la limite. Il faut raison garder et n’évoquer que les vrais problèmes, non simplement attaquer des bouchers !

Et ce type de « science » veut régler l’ensemble de nos existences. Le meilleur exemple est la théorie du réchauffement climatique. En matière de culpabilisation nous atteignons des sommets. Recycler, bannir les pailles et les gobelets en plastique, pourchasser les automobilistes comme des criminels, acheter des ampoules basse consommation… La vie moderne tourne autour de l’obsession de la pollution. Ce n’est pas une mauvaise chose. Mais il faudrait faire taire les pseudo-études scientifiques pour faire entendre les vrais scientifiques. On ne peut pas contraindre les gens à exécuter des ordres si on ne leur explique pas le fond du problème. Le climat de notre terre change régulièrement, tendant plus ou moins vers le froid ou le chaud. Le climat n’a rien à voir avec la météorologie, l’un est une vision globale à long terme tandis que l’autre fait partie du quotidien. La nature se régule comme elle le souhaite, elle sait ce qu’elle fait, elle s’adapte en permanence. Pour que les gens deviennent raisonnables il ne faut pas les effrayer mais leur expliquer calmement ce qu’il se passe réellement. Si on procédait de cette manière il n’y aurait pas besoin d’interdire, chacun prendrait ses responsabilités. Mais éduquer n’est pas le souci majeur de notre société. Même le Président préfère passer à l’insulte en laissant entendre qu’une femme intelligente ne ferait pas sept ou huit enfants. Nous touchons le fond…

Pourtant, s’instruire n’est pas si difficile. Il ne faut pas se contenter des années passées sur les bancs de l’école, il faut continuer toute sa vie durant. Aujourd’hui Internet permet de s’instruire en permanence, il y a des cours en ligne gratuits, des sites sérieux sur tous les sujets. Ou, plus simplement, on peut lire. Passer un peu moins de temps à attraper des Pokémon ou à battre son record à Candy Crush et lire quelques pages d’un roman classé dans la catégorie littérature ou un livre de vulgarisation scientifique, historique… ce ne peut être que bénéfique. De ces principes de base personne ne fait la promotion. Pour la plupart Internet c’est Wikipédia, YouTube et les sites pornographiques. Pour la majorité, Marc Levy et J.K. Rowling sont de la grande littérature. Il n’y a rien de mal à se changer les idées et les auteurs précités ont évidemment leurs qualités indéniables. Mais au lieu de nous forcer à manger cinq fruits et légumes par jour, pourquoi ne pas nous pousser à lire cinq livres instructifs par an ? L’instruction permanente devrait être notre seul et unique objectif. À la base, l’être humain se différencie du règne animal par son intelligence…

21 octobre 2018

 

Il est inutile d’utiliser un moteur de recherches complexe ou d’établir des statistiques à grande échelle pour découvrir le mot le plus en vogue ces derniers temps : « polémique ». La moindre phrase, la moindre photographie, tout peut devenir polémique en quelques secondes. Grâce notamment à la magie (noire) des réseaux sociaux. Le Président fait un geste, il est filmé par une dizaine de smartphones, puisque plus rien n’est réel si ce n’est pas capturé par le nouveau prolongement de la main humaine. N’importe qui déviant légèrement de la pensée unique et aussitôt les réseaux sociaux s’emballent. L’esprit humain est devenu binaire : d’un côté on aime s’attendrir devant des photos de chats, de l’autre on aime tout autant cracher sa haine contre celles et ceux qui osent s’exprimer. Compassion pour les animaux, haine des Hommes, où va-t-on ?

Si le mot « polémique » est si en vogue il n’y a qu’une seule cause. Car ce mot est un symptôme, la partie émergée de l’iceberg qui cache un monstre : la dictature de la pensée. Il faut s’incliner devant l’opinion générale, ne surtout pas aller contre les bons sentiments que les médias propagent, il est strictement interdit d’avoir un raisonnement propre différent de ce qui nous est imposé par en haut. Quand l’équipe de France gagne tout le monde doit être heureux, quand Aznavour meurt tout le monde doit être triste, quand un « jeune » est puni par la police tout le monde doit s’offusquer. Ce ne sont pas les sujets qui sont gênants, mais bien ce « tout le monde ». On essaie de nous faire croire que désormais la pensée doit être unique et que si les médias ont décidé qu’un sujet est heureux, triste ou choquant, tout le monde doit aller dans le même sens.

La preuve que les élites ont réussi à faire de la majorité des moutons, la preuve dis-je se trouve sur les réseaux sociaux. Tous ces moutons sont devenus autant de juges qui condamnent à coups de posts sur Facebook ou de tweets, bien avant et plus efficacement que la justice. Les communautarismes règnent en maîtres sur les réseaux sociaux, ces personnes ne se rendant pas compte de leur étroitesse d’esprit. Des millions d’anonymes se sentent investis de la mission sacrée de garantir la solidité de la pensée unique. Les sujets à ne plus aborder en public sont légion : les « migrants », la religion, les extrémismes, les relations entre hommes et femmes, la charcuterie contre les véganes, la politique et même la culture. Il faut entrer dans le moule où alors prendre le risque de déclencher une polémique !

Il n’y a plus de débat, il n’y a qu’une seule pensée, à laquelle il faut se conformer. Il existe un refus d’aborder sereinement et avec raison les différents sujets ci-dessus mentionnés. On est dans un camp ou l’autre, il n’y a pas d’entre-deux. On ne se parle plus, on ne s’écoute plus, on n’argumente plus, on ne réfléchit plus ! Il faut réagir dans l’instantané, dans l’émotionnel, il n’est plus de coutume de prendre du recul. Les informations déferlent à une telle allure qu’il est indispensable de réagir immédiatement ou de se taire à jamais. Surtout, il ne faut pas aller au fond des choses, restons bien en surface, sans se poser aucune question. C’est grâce à cela que la pensée unique finit par gagner : ne réfléchissez plus, répétez le discours officiel, tout le reste n’est que polémique.

Quels sont les livres qui se vendent le mieux ? Ceux qui font polémique. Non pas ceux qui offrent une réflexion sur le monde, mais bien ceux qui participent à l’engouement pour les polémiques futiles. En ce moment, pour vendre, il faut écrire contre Donald Trump. Pour faire parler de soi, il convient d’être raciste. Il est finalement assez simple de devenir célèbre, il faut simplement titiller les teneurs de la pensée unique en balançant des déclarations qui vont à l’encontre de la pensée commune. Sachant cela je pourrais écrire un livre polémique, je sais tous les ingrédients qu’il faudrait y mettre pour attirer la vindicte populaire. Ce n’est pas ce qui m’intéresse. Ce que je veux réellement c’est que nous allions au-delà de la folie actuelle pour revenir à une certaine forme de raison. Les révolutionnaires se sont battus pour cette cause, nous en sommes les héritiers indignes. Il y a assez de sujets qui permettraient d’ouvrir le débat, pourquoi ne voulons-nous plus réfléchir ?

La société glisse inexorablement dans un enfermement idéologique. La masse adhère à la pensée unique : accepter tout et tout le monde, ne rien remettre en cause, suivre le courant sans se poser de questions. Il est confortable de se laisser bercer par le courant dominant en flottant à la surface sans jamais se soucier ni de ce qu’il y a en profondeur ni de ce qu’il y a droit devant. Car derrière cette bien-pensance le spectacle n’est pas réjouissant. En surface tout est lisse, en dessous c’est le chaos. La route semble toute tracée, mais au-devant de nous il y a la chute. Taxer les avis divergents de simple « polémique » ne résout rien. Il faut prendre le temps de réfléchir car sous le vernis se forment des communautés prêtes à en découdre. Coupez-vous des polémiques et prenez le temps de la réflexion. Sans cela nous n’avancerons pas, nous régresserons. Si seulement nous remplacions le mot « polémique » par « débat »…

21 septembre 2018

 

Il y a dix ans, après avoir sélectionné l’un de mes manuscrits pour le publier, un éditeur m’a demandé de modifier la fin de l’histoire. Le but était de ne pas proposer une fin ouverte, faisant la promesse aux lectrices et lecteurs qu’il y aurait une suite. Parce que, selon l’éditeur, je ne pouvais pas être certain d’écrire cette suite et rien n’assurait que même une fois écrite elle serait publiée. Il voulait donc que le roman se termine au point final, sans empêcher une suite si je le voulais, mais sans fausse promesse non plus. J’ai obtempéré pour être publié, ruminant au fond de moi en me disant que de toute façon j’étais parti pour écrire la plus grande trilogie de l’histoire de la littérature, alors autant prévenir les lectrices et les lecteurs qu’il y aurait une suite grandiose à mon premier roman…

Au final, je n’avais pas tout à fait raison, pour ne pas dire que j’avais tort. Effectivement, assez rapidement il y a eu une suite au Musée des Amours Lointaines avec L’île aux Écureuils. Mais il s’agit d’une suite qui n’a pas été publiée par l’éditeur, qui est sortie presque totalement inaperçue en autoédition. Ce qui ne m’a pas servi de leçon puisque ce deuxième opus se termine sur une fin encore plus ouverte, laissant les lectrices et lecteurs accrochés à un suspense insoutenable, dont ils attendent la suite depuis dix ans. Enfin, je pense qu’il n’y a plus grand monde qui attend. N’ayant toujours pas appris de mes leçons, j’ai écrit Esprit es-tu là ? avec une fin ouverte aussi, laissant présager une suite. Mes deux romans qui se vendent le mieux sont ceux qui annoncent une suite…

J’ai toujours sous-estimé la difficulté d’écrire une suite. Lors d’un premier roman, il y a beaucoup à faire. Il faut décrire une ambiance, détailler les différents lieux de l’aventure et surtout développer les personnages. Ce sont ces derniers qui forment la consistance de la quasi-totalité d’un premier roman. On s’attarde longuement à parler de leur passé, de leurs traits de caractère, il y a tout un univers à construire alors il est possible de s’épancher pendant des pages et des pages sans même ennuyer les yeux qui lisent. Pour ce qui est de la suite, le décor est déjà en place et les personnages aussi. Alors, c’est l’histoire qui prime et qui doit maintenir l’ensemble du texte. Dans le premier tome il y a aussi une histoire, certes, mais elle est étayée par tout ce qu’il y a à décrire. Dans la suite, c’est un peu plus compliqué.

Voilà pourquoi il faut attendre si longtemps pour que j’écrive des suites à mes romans. Surtout que mon esprit a tendance à se disperser et à trouver d’autres sujets d’intérêt, d’autres romans à écrire. J’ai promis une suite au Musée des Amours Lointaines et à L’île aux Écureuils, il y en aura une. J’ai promis une suite à Esprit es-tu là ?, il y en aura une. Mais je ne me ferai plus avoir. Le point final sera un véritable point final. Sans empêcher de poursuivre l’histoire, l’important est qu’il n’y aura aucune promesse de faite, aucune obligation d’écrire quoi que ce soit. On peut promettre une suite seulement lorsque tout est déjà écrit !

21 août 2018

Une nouvelle aventure commence avec les Éditions Maupin. La volonté première de cette maison d’édition associative est d’aider celles et ceux qui se sont déjà lancés ou qui vont entrer dans le monde de l’autopublication. Ceci d’abord grâce au site Internet des Éditions Maupin, sur lequel seront réunis les conseils les plus utiles pour que la publication d’un roman soit une source d’épanouissement et surtout pour transmettre ce que j’ai pu apprendre de mes succès et de mes échecs. J’espère que d’autres auteurs se joindront à cette aventure, nous serions heureux de publier sur le site des articles détaillant les expériences vécues par celles et ceux qui se sont déjà lancés.

Le deuxième objectif est de rééditer « Autopubliez votre livre avec succès ». Ce guide a plu lors de sa sortie, qui remonte à 2013. Il est toujours disponible mais il faut désormais entièrement le retravailler, puisque forcément il y a eu beaucoup d’évolutions depuis cette époque. Il est donc nécessaire de remanier certaines parties de ce guide mais également d’en écrire de nouvelles, pour s’adapter au monde de l’autopublication actuel. Là aussi nous avons la volonté d’en faire un projet participatif, alors auteurs n’hésitez pas à y mettre votre grain de sel et pour celles et ceux qui se lancent dans l’autopublication, posez vos questions !

Il est important de transmettre ce que l’on a appris. Il ne sert à rien de garder un savoir jalousement pour soi. Ce qu’il faut c’est multiplier les échanges, puisqu’il n’y a que de cette manière que chacun peut évoluer, progresser. Il n’y a pas réellement d’un côté les auteurs publiés et ceux qui privilégient l’autopublication. Les premiers n’ont pas besoin de s’occuper de la mise en page et de la diffusion de leurs romans, mais ils peuvent quand même venir trouver des astuces pour faire leur propre promotion, les maisons d’édition classiques ne font pas non plus de miracles en la matière, il faut s’investir pour connaître le succès.

Les auteurs qui se publient eux-mêmes, en version numérique ou papier, commencent à gagner en crédibilité auprès des lectrices et lecteurs. Il est naturel que ces derniers fassent confiance à de « vraies » maisons d’édition et soient tentés par les ouvrages dont la presse fait la publicité. Mais de plus en plus ils s’essaient aussi à la lecture d’auteurs autopubliés, il s’agit de saisir cette chance et d’obtenir une réelle crédibilité. Bien entendu le fond est important, un bon roman reste bon qu’il soit édité ou autopublié. Il faut aussi faire attention à la forme, l’idéal étant que le lecteur ne remarque pas la différence entre un ouvrage formaté par une maison d’édition et un roman autopublié.

Pour toutes ces raisons je souhaite que les Éditions Maupin soient un lieu de rencontres, à l’échelle d’Internet, pour les auteurs autopubliés. Ce sera l’occasion de partager nos expériences, nos astuces, de signaler les pièges et ce qu’il ne faut surtout pas faire. Nous sommes toutes et tous dans le même bateau, si les autopubliez gagnent en crédibilité et que les lectrices et lecteurs leur font confiance, nous serons tous gagnants !

21 juillet 2018

 Les dix ans du « Musée des Amours Lointaines » approchent. À cette occasion, le livre change de couverture. Il y a aussi eu quelques modifications à l’intérieur du texte, rien de radical, juste des fautes qui traînaient encore ! Le changement le plus important est le titre, il reprend celui qu’il avait à l’origine.

En 2008 ce roman a été publié par une maison d’édition. L’aventure n’a pas duré bien longtemps puisque selon les responsables de cette maison d’édition le livre ne s’était pas assez vendu pour maintenir sa commercialisation. Le contrat a donc été rompu, il n’y aura pas eu de deuxième livre publié chez eux.

Quelques années plus tard je me lance dans l’auto-édition et je veux donc, évidemment, publier mon premier roman. De peur de semer la confusion, je le nomme « Le M.A.L. ». En réalité, c’est ce changement de titre qui a prêté à confusion, c’était une mauvaise idée. Mais après tout, on apprend de ses erreurs, du moins c’est ce qu’il faudrait faire.

Alors, pour ses presque dix ans, le roman redevient « Le Musée des Amours Lointaines ». Modifier un livre numérique est assez facile. Pour ce qui est de la version papier, j’ai plus de difficultés. Pourtant rien n’est insurmontable et il sera donc bien proposé également en version brochée, une fois que toutes les vérifications auront été faites et que je serai satisfait du résultat.

Nous verrons si ces changements suscitent un nouvel intérêt pour le roman. C’est quand même encore celui qui plaît le plus, avec « Esprit es-tu là ? ».

21 juin 2018

Il est bien difficile d’impliquer les lecteurs, et plus largement les internautes. Sauf à diffuser une vidéo de chat rigolo, une chanson niaise ou une vidéo allant puiser dans les profondeurs insondables de la bêtise. On pourrait croire qu’il n’y a que ce genre de chose qui intéresse les internautes. Moi je refuse de croire que cet outil merveilleux, à l’origine prévu pour partager les connaissances, ne soit devenu qu’une énorme déchèterie pour exposer le nombrilisme de celles et ceux qui ne postent que des photographies ou des vidéos à leur propre gloire, en somme celles et ceux qui manquent de reconnaissance ou d’amour et cherchent à être appréciés par des « j’aime » aussi virtuels qu’éphémères.

La question est donc de savoir comment impliquer les internautes quand les sujets sont sérieux. Comment ouvrir un débat qui ne tourne pas en rond autour des sujets mis en avant par les médias : le terrorisme, les migrants, Trump… Beaucoup savent comment titiller les internautes et les faire réagir, en boucle, sur des thèmes qui en vérité ne les concernent pas (puisqu’ils n’agissent pas, ils ne font que commenter). Sur Internet comme au bar du village, tout le monde a un avis sur tout et a envie de le diffuser. Au final, Internet ne sert plus à faire avancer la connaissance humaine ou même le débat. Pourtant, nous avons enfin la chance de créer une communauté humaine au niveau mondial. Il est dommage que les querelles de clocher se soient transposées dans le monde virtuel. Une agressivité encouragée par l’anonymat…

Mon essai, L’être-cause, je l’ai conçu comme un point de départ. Ma volonté est que les lecteurs (il n’y en a pas encore énormément) aient envie de discuter des sujets abordés dans cet essai. Parce que je ne prétends pas tout connaître, c’est la marque de la stupidité, il faut au contraire toujours se remettre en cause et rester ouvert pour apprendre des autres. Ce que je veux c’est une implication des lectrices et lecteurs, avec des retours, des commentaires positifs ou négatifs mais toujours argumentés (les commentaires sont ouverts sur toutes les pages de mon site). L’essentiel, lorsqu’on expose un point de vue, est de pouvoir l’exprimer avec des arguments crédibles. La haine et la jalousie ne m’intéressent pas, pourtant ils prolifèrent sur la toile. Ce que je cherche, c’est un débat constructif.

J’écris pour partager mes idées. Que ce soit dans mes romans, dans mon essai ou à travers les textes que je poste sur mon site Internet. Il y a quelque chose de nombriliste à vouloir m’exprimer et à croire que cela pourrait intéresser les autres. Je ne conçois aucun de mes textes de cette manière. J’essaie, peut-être maladroitement ou trop subtilement, d’ouvrir un dialogue avec les esprits intelligents qui se trouvent dans le contingent des internautes. Parce que je sais qu’il y a, à l’autre bout de réseau, de nombreuses personnes sensées, instruites, cultivées. Internet n’est pas vraiment le lieu pour débattre et partager des idées un peu plus élevées que les sempiternelles critiques contre n’importe quel gouvernement au pouvoir. Mais il ne faut pas baisser les bras.

N’hésitez pas à commenter ce que j’écris, à donner votre point de vue, vos arguments. Je ne demande qu’à en apprendre plus, j’ai soif de connaissance. Il est aussi possible de me contredire, bien entendu, je peux changer d’avis si l’on me montre que je me trompe de chemin, que je n’ai pas le bon raisonnement. Je rêve d’un réseau mondial qui servirait principalement à élever l’humanité, à la rendre plus sage, à permettre une communication sereine. Le réseau mondial pourrait être la plus grande démocratie jamais connue dans l’histoire de l’humanité. Nous oublions trop souvent que nous avons un formidable outil entre les mains, il ne tient qu’à nous d’en faire bon usage. Même si tout ne doit pas être sérieux, les vidéos de chats bouffons sont sympas, elles sont juste peut-être trop nombreuses…

21 mai 2018

En début de mois a été publié Les cités de la Beauté. Le thème principal est la dictature de la beauté que notre société impose. L’apparence compte, ceux qui disent le contraire mentent ou alors nous sommes juste formatés par les publicités. Nous faisons une obsession de ce que nous présentons au reste du monde. Que ce soit dans la recherche d’une coiffure idéale, dans les vêtements que nous portons ou même dans notre attitude. La moindre imperfection, comme un bouton apparaissant sur notre visage ou une ride se formant avec l’âge, est considérée comme une catastrophe. La beauté est-elle un hasard ? C’est ce que développe cette nouvelle aventure de Gabriel Centaure. Ceci avec des sujets parallèles comme le harcèlement ou les agressions, deux déviances beaucoup trop fréquentes dans notre monde.

Avec une nouvelle publication je suis confronté au même souci auquel je fais face depuis dix ans : la promotion. Je ne suis vraiment pas doué pour faire ma propre promotion. Les auteurs déjà bien installés dans le paysage, ceux soutenus par la presse et ceux poussés par leur maison d’édition, ont moins de problèmes. Mais après dix ans d’écriture, je suis encore un quasi-inconnu sur la scène littéraire. Sans doute parce que je ne sais pas me mettre en avant, que je ne sais pas promouvoir mes propres ouvrages. Le problème principal est que lorsqu’un livre est terminé je commence déjà le suivant, je ne prends donc pas assez de temps pour promouvoir correctement l’histoire que je viens de terminer. Il est évidemment difficile de capter l’attention des lectrices et lecteurs, les sollicitations sont nombreuses. La plupart du temps j’échoue dans ce domaine.

Et pourtant je ne renonce jamais. Je suis heureux d’avoir des retours, des commentaires, d’entendre les personnes qui ont apprécié ce que j’ai écrit. Je ne sais pas si c’est un avantage ou un défaut, mais je suis déjà content quand j’ai un ou deux retours, je ne m’attends jamais à en avoir des milliers. Les cités de la Beauté participe au concours des plumes francophones 2018, dont le président de jury n’est autre que Bernard Werber. Comme je sais que ma faiblesse est de ne pas réussir à donner envie aux lectrices et lecteurs de découvrir mes romans, j’ai fort peu de chance de gagner ce fameux concours. Mais j’aime y participer chaque année, parce que je crois que c’est une bonne initiative. Pendant la durée du concours je ne pourrai faire aucun commentaire sur son déroulement, c’est proscrit par le règlement ! Moi j’aime juste participer, découvrir d’autres auteurs indépendants, après ce sont les lectrices et les lecteurs qui décident…

J’espère que vous aurez envie de découvrir cette nouvelle aventure de Gabriel Centaure. Je ne suis jamais sûr de la qualité de ce que j’ai réussi à écrire. La critique est difficile, sauf lorsqu’elle est constructive et qu’elle me permet de progresser. Alors n’hésitez pas à me faire un retour, à me dire ce que vous pensez de mes livres. Je sais que j’ai tendance à me disperser, j’écris au gré de mon inspiration, je ne me suis jamais figé dans un genre ou dans une catégorie, ce qui peut déboussoler celles et ceux qui dévorent les livres en restant sur le même thème. Peut-être qu’un jour j’écrirai une œuvre qui sera remarquée par le grand public. Faut-il pour cela copier ce qui a déjà du succès ? J’espère que non…

21 avril 2018

40 ans aujourd’hui. Les dates n’ont de signification que celle que nous voulons bien leur donner. Il ne faut jamais en faire une obsession, plutôt s’en servir pour célébrer ce qu’il y a réellement à fêter, ne se souvenir que des bons moments du passé, être fier de ce que l’on est devenu quoiqu’il arrive. C’est aussi parfois l’occasion d’un nouveau départ, une opportunité de découvrir de nouveaux horizons, d’entreprendre des projets différents. J’aurais plus de mal à dater « l’âge » de ma carrière en tant qu’écrivain. Il y a bien sûr le 6 novembre 2008 et la publication officielle du Musée des Amours Lointaines. Mais j’étais écrivain bien avant cela. Il a fallu des années de pratique pour que je me sente à la hauteur et que je me lance dans la rédaction d’un roman complet. Et puis, rien que pour ce premier roman il a fallu des années d’écriture et de relectures. Peut-être que je peux affirmer que je suis également écrivain depuis 40 ans, il se pourrait que je sois né pour écrire ! C’est ce que je veux croire.

Une décennie est aussi une sorte de motivation. Il y a des années que je travaille sur mon essai : L’être-cause. J’avoue que depuis que l’idée a germé dans mon esprit, il y a environ quinze ans, je n’ai pas travaillé d’arrache-pied sur la rédaction de cet essai. Son idée principale, le cœur de l’ouvrage, je l’ai toujours gardé dans un coin de ma tête. Et pendant bien longtemps je me suis contenté de surligner, au fil de mes nombreuses lectures, les citations pouvant concorder avec mon raisonnement. Un long travail qui finalement a été plus qu’utile. La découverte des auteurs et des philosophes du passé m’a permis de forger mon propre système de pensée, en acceptant certaines idées et en en refusant d’autres. Je me suis ensuite fixé un objectif : publier cet essai le jour de mes 40 ans. Il fallait une date butoir pour que je me mette à travailler sérieusement, que je fasse enfin aboutir ce projet.

Aujourd’hui, L’être-cause s’est donc matérialisé, sous la forme d’un essai. Est-ce que j’en suis satisfait ? Je dois bien avouer que oui. Peut-être que j’y perçois encore quelques faiblesses, car il est difficile de traduire une pensée en mots. Finalement, la rédaction de romans a quelque chose de plus simple : il s’agit de développer une histoire avec des personnages de fiction. Un essai est une œuvre très personnelle, qui me touche directement, le livre ne devient qu’un simple médium entre ma pensée et celle des lectrices et lecteurs. Peut-être que je prends un risque, mais il était important pour moi de publier L’être-cause. Je n’ai aucune idée de ce que l’essai deviendra, s’il aura du succès ou non, je ne peux jamais savoir. Pour ma part je le considère comme un projet, une sorte de base de travail qui ne demande qu’à croître. J’y ai développé ma pensée de manière synthétique, j’aimerais maintenant que des lectrices et lecteurs me racontent en retour ce qu’elles et ils pensent de mes idées, pour que je puisse progresser.

L’être-cause est également un projet dans le sens où il me permettra plusieurs développements. Ma pensée brute est contenue dans cet ouvrage, maintenant je peux la faire fleurir à travers des fictions. C’est la raison pour laquelle je vais proposer des dérivés (mes romans en faisant déjà partie), revenant sur des sujets particuliers de l’essai. Je veux aussi donner quelques preuves de ce que j’affirme, en continuant à observer le monde qui m’entoure. Et puis je commence à développer une histoire sur Wattpad, pour garder un contact direct avec vous. Je prévois donc beaucoup de développements, j’espère que vous aurez envie de les découvrir. Et surtout, j’espère que vous aurez des critiques constructives à formuler, ma pensée seule ne suffit pas, j’ai beaucoup à apprendre de vous.

 

L’être-cause est désormais disponible. Peut-être que j’ai écrit une œuvre importante, peut-être que j’ai perdu mon temps. Le juge ce n’est pas moi, mais vous !

21 mars 2018

Dans un peu plus d’un mois paraîtra une nouvelle enquête de Gabriel Centaure. Le triptyque des génies n’a pas rencontré un énorme succès, du moins les commentaires sur Amazon sont plutôt négatifs. La momie originelle a connu son heure de gloire alors que je trouve le thème légèrement plus ardu, je suis donc content que l’histoire plaise. Les illusions connectées est très apprécié, il semblerait que les lectrices et les lecteurs plébiscitent un roman permettant de prendre du recul par rapport à notre société. Le prochain volet a été écrit avant l’affaire qui a secoué Hollywood et libéré la parole concernant le harcèlement et autres pratiques peu glorieuses pour l’humanité. Le sujet est difficile mais à son habitude l’inspecteur Gabriel Centaure prend le temps de la réflexion, puisque nous ne pouvons progresser qu’en utilisant notre cerveau, organe non nécessaire pour se défouler sur Twitter. Le thème est risqué, les lectrices et lecteurs seront juges.

Ce roman entrera dans la « compétition » pour le Concours des plumes francophones 2018. Il y a quelques jours nous avons appris que le parrain de cette édition est Bernard Werber, ce qui m’intimide énormément. Il s’agit de l’un de mes auteurs favoris et je dois dire que j’apprécie en général plus les écrivains du passé, très peu ceux du présent. Avec Eric-Emmanuel Schmitt il est l’un des auteurs contemporains dont je ne manque aucune parution. Ce parrainage ne peut qu’apporter un éclairage positif sur le monde de l’autoédition et j’espère être digne de faire partie de ce concours avec l’enquête de Gabriel Centaure. Il est assez angoissant de penser que Bernard Werber risque de me lire, nous y reviendrons lors du lancement de ce concours.

Pour ce roman je vais publier la version papier via KDP, sans passer par CreateSpace. Pas de panique si vous ne comprenez pas ce que je raconte, cela s’adresse aux auteurs pour qui je ferai un retour d’expérience.

Après des mois de travail mon essai est enfin en cours de finition, même si la réflexion ne s’arrêtera jamais. Il y aura toujours une insatisfaction, la pensée évolue en permanence. Mais je voulais la figer à un instant donné, seul moyen de pouvoir la livrer à celles et ceux que cela intéressera. Le thème principal de cet essai est tout simplement la question de notre raison d’être. Après avoir beaucoup lu, aussi bien des philosophes que des romanciers et des scientifiques, je me suis forgé ma propre opinion sur le sujet. C’est ce que j’ai essayé de retranscrire, j’espère avec succès.

Dans l’idéal beaucoup de personnes s’y intéresseront et me feront des retours, pour que je puisse encore progresser et améliorer ma philosophie de la vie. Une philosophie finalement positive puisque je crois que chacun peut décider de son existence, sans dépendre d’une divinité ni même de l’Univers, et encore moins du monde matériel. Notre destinée n’est pas hors de nous, elle repose entièrement entre nos mains, ou plus précisément notre volonté.

Dans le meilleur des scénarios cet essai paraîtra le 21 avril, date symbolique à titre personnel…

Le Musée des Amours Lointaines et L’île aux écureuils devaient être les deux premiers volets d’une trilogie. Dix ans après l’avoir commencée, je compte bien terminer cette trilogie. Pour ce faire, étant donné le temps écoulé, il a fallu que je relise les deux premiers volumes. À cette occasion j’ai quelque peu modernisé les deux livres. Aucun changement fondamental, simplement quelques corrections de style, puisqu’heureusement il y a eu une petite évolution en dix ans d’écriture. Alors peut-être que c’est un sacrilège que de retoucher des ouvrages déjà publiés, moi je préfère prendre cela comme une deuxième édition de chaque tome, l’auteur lui-même a le droit de modifier quelques passages de ses romans s’il juge que cela les améliore. Ces retouches seront quasiment invisibles mais je ne pouvais pas relire mes propres textes, y voir des fautes de style et ne pas agir !

Dans le meilleur des scénarios, le prochain volume paraîtra pour célébrer les dix ans du Musée des Amours Lointaines, soit en novembre 2018.

21 février 2018

Pour revenir sur le thème principal du mois dernier, force est de constater que les ventes sur Kobo sont une catastrophe. Alors, j’ai profité de la nouvelle année pour un retour en arrière radical, supprimant tous mes ouvrages de cette plateforme pour les faire revenir entièrement sur Amazon et ainsi avoir la capacité de les inclure à nouveau dans le programme KDP Select, pour que les lectrices puissent les emprunter. Il ne sert parfois à rien de lutter contre le pot de fer lorsqu’on est le pot de terre. Et bien entendu je ne voulais pas prendre le risque de déroger aux règles strictes d’Amazon puisqu’étrangement je suis tout de suite repéré. En tout cas l’effet ne s’est pas fait attendre, il semblerait que les lectrices françaises apprécient de pouvoir emprunter des livres et que beaucoup profitent de la formule d’abonnement proposée par Amazon, c’est une excellente chose.

Car oui, il est quand même mieux qu’un de mes livres soit emprunté, la raison est simple. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas les dessous de l’autoédition, lorsque l’un de ses livres est emprunté, l’auteur est rémunéré sur la base de nombre de pages lues. La rémunération est moindre, mais au moins elle est certaine. Puisqu’avec l’option « achat » il y a beaucoup de petits malins qui téléchargent le livre, le lisent et le rendent pour se faire rembourser. Il vaut donc mieux gagner quelques euros que rien du tout !

Le mois de janvier a été plutôt fructueux. Plusieurs projets se sont mis ou remis en route. Quand l’Inspiration est là, il faut réussir à la canaliser. Cela ne peut se réussir qu’en écrivant, encore et encore, chaque jour. C’est en forgeant que l’on devient forgeron, la maxime s’applique à tout donc c’est en écrivant que l’on devient écrivain. Ou plutôt, plus on utilise l’Inspiration plus elle augmente, c’est incroyable. Ensuite il faut prendre des décisions, trancher, prioriser, prévoir un planning, parce que je ne suis pas non plus une machine et que j’ai encore un travail alimentaire à assurer aussi longtemps que mes livres ne paieront pas les factures. Je sais, il est beaucoup question d’argent, qui aux yeux d’un auteur a pour seul intérêt de permettre enfin la liberté : celle de consacrer sa vie à l’écriture.

2018 n’est pas n’importe quelle année. Elle marque pour moi le passage à la dizaine supérieure. Nous sommes obsédés par les dates alors il existe des échéances qui nous poussent à vouloir marquer l’événement, à reconsidérer ce que l’on faisait pour peut-être prendre une nouvelle direction. Ce qui explique que j’aimerais enfin, cette année, dix ans après la parution du Musée des Amours Lointaines, terminer la trilogie promise aux lectrices (les lecteurs ne se manifestant jamais je ne les mentionne pas ce mois-ci). L’île aux Écureuils est le deuxième volume mais depuis toutes ces années je n’avais pas terminé la troisième partie. Je vais m’y atteler pour ne pas être un auteur promettant des suites sans jamais les écrire, je porte quand même une certaine responsabilité.

Dans le même temps, j’avais promis une autre suite, celle d’Esprit es-tu là ? Il est beaucoup plus difficile d’écrire une suite que le premier roman d’une série. Mais ce n’est pas parce que la chose est difficile qu’elle est infaisable, à l’esprit humain rien jamais ne résiste. Bien entendu je veux rester au même niveau de qualité donc je ne peux promettre aucune date précise pour la sortie de ce deuxième volet, il faudra certainement attendre la fin de l’année, à moins que par miracle mon temps ne se libère soudainement et que je puisse consacrer toutes mes journées à l’écriture ! (Si la Française des Jeux comprend le message…)

En attendant il y aura quand même des publications en avril, pour marquer mes 40 ans. D’abord une nouvelle enquête de l’inspecteur Gabriel Centaure. Elle est écrite depuis longtemps mais je veux encore la remanier pour ne pas décevoir celles qui ont aimé Les illusions connectées. Oui, ma plus grande angoisse est toujours de décevoir celles qui me lisent. Et puis, toujours en avril, j’ai l’ambition de faire paraître un essai. Parce qu’au-delà des fictions j’ai développé ma propre théorie concernant le monde, la vie, notre raison d’être et le Sens de l’existence. En tant qu’auteur je suis avant tout un observateur du monde qui m’entoure et les enseignements que je pense avoir récoltés au long du chemin seront réunis dans cet essai. Il s’agit réellement de l’écriture la plus difficile de mon existence. Organiser un roman est un travail de longue haleine, organiser sa propre pensée est un défi immense. Il semblerait que j’aime bien me confronter à des difficultés pour abattre les murs qui se dressent devant moi à la force de la pensée. Je reviendrai sur ce défi.

N’oubliez jamais que rien n’est impossible, vous pouvez tout accomplir, il ne faut jamais baisser les bras. L’être humain possède un potentiel incroyable et souvent sous-estimé. Croyez en vous, la réussite est à portée de main !

21 janvier 2018

Alors que j’ai récupéré les chiffres des ventes de décembre 2017 (il y a toujours un petit décalage), j’ai enfin pu faire le bilan de l’année précédente. Sans surprise, c’est le seul roman paru en 2017 qui marque le plus beau succès. « Esprit es-tu là ? » a réalisé beaucoup de ventes et surtout, il a généré pas mal de retours (les commentaires sur Amazon et les discussions directes avec les lectrices). Je suis un peu triste que les chiffres me disent que le roman qui a le bien moins marché est « Michael : Invisible ». C’est un roman que j’aime énormément, il n’a jamais trouvé son public.

Alors oui, il y a des raisons de se réjouir. Par contre je dois bien avouer que je m’attends toujours à mieux. Lorsque j’écris je suis enthousiaste, je travaille énormément, j’essaie de rendre chaque roman le plus parfait possible. Et pour ce qui me concerne je ne lance la publication que lorsque je suis entièrement satisfait de ce que j’ai réussi à créer. En retour, il ne se passe pas énormément de choses. Il est naturel d’avoir l’ambition de connaître un certain succès, puisque si je publie c’est que je veux que le plus de lectrices et de lecteurs possible partagent mon univers. J’ai souvent d’excellents retours, mais après presque dix ans de publications on ne peut pas dire que je connaisse le succès.

Je ne suis pas amer et d’ailleurs je n’ai jamais cessé d’écrire. Simplement parce que l’Inspiration est toujours là et que je lui dois de la transformer en romans. Les idées sont nombreuses et je prends un énorme plaisir à écrire, je me sens bien quand je suis avec mes personnages. Alors je voudrais passer encore plus de temps avec eux. Le rêve ultime serait de pouvoir me consacrer entièrement à mes romans. Il y en a beaucoup d’ébauchés ou d’inachevés sur le disque dur de mon ordinateur. Et il y en a encore plus qui se bousculent dans ma tête pour devenir des histoires à partager. Dans ma vision des choses, le succès ce n’est pas la gloire médiatique, ce serait plutôt de pouvoir enfin vivre de mes romans. Certains y arrivent, le top 10 des « auteurs » les plus vendeurs de France a été publié il y a peu. Sans commentaire.

En 2017, après plusieurs menaces d’Amazon de fermer mon compte, j’ai réalisé qu’il ne fallait pas mettre tous ses romans dans la même bibliothèque. Alors j’ai commencé la mutation et avant la fin de l’année presque tous mes romans ont été rendus disponibles sur Kobo. Pour cela il faut accepter de sortir de l’exclusivité proposée par Amazon, ce qui implique de ne plus pouvoir pratiquer de prix promotionnels et surtout de ne plus proposer mes ouvrages dans le cadre de l’abonnement Kindle. C’est une grosse perte et je me dis que je suis idiot de suivre les règles puisque je vois bien que la plupart des auteurs continuent à bénéficier des avantages de l’exclusivité sur Amazon tout en publiant sur Kobo. Sauf qu’on n’embête pas ceux qui vendent beaucoup, moi la firme fermerait mon compte immédiatement.

Les ventes sur Kobo sont minables. Je me pose donc la question, pour 2018, de savoir si je dois abandonner ce projet et revenir uniquement sur Amazon. « Esprit es-tu là ? » est encore lié à l’exclusivité d’Amazon, jusqu’au 26 janvier. À compter de cette date je peux soit définitivement opter pour les deux plateformes et perdre les avantages d’Amazon, soit revenir sur le premier site mondial et plier sous les menaces qu’ils m’envoient régulièrement. Je ne sais pas ce que vous en pensez, j’aimerais bien connaître votre avis. Mais comme je n’ai aucun don pour engager mes lecteurs, je sais que je peux écrire et demander n’importe quoi, le monde extérieur ne réagira jamais. Bon, je ne veux pas écrire n’importe quoi, même si je sais que dans ce monde il faut insulter, répandre la haine, choquer pour exister. Et que le succès ne vient souvent qu’en publiant des niaiseries. Ce n’est pas du tout mon style.

J’aborde ainsi 2018 avec un optimisme très mesuré. L’avantage de ne pas être célèbre est de pouvoir écrire ce que je veux, ce dont j’ai envie, sans aucune conséquence. Alors c’est ce que je fais : j’écris selon mon Inspiration sans me soucier des futures ventes, je sais qu’elles seront décevantes. Et pourtant j’ai toujours de grands projets, dont un qui me tient particulièrement à cœur. Il va me falloir beaucoup de motivation et de courage pour ne pas l’abandonner…

Genèse d’un roman

La question revient souvent : comment vous viennent toutes ces idées ? Il est parfois difficile de comprendre de quelle manière l’esprit d’un écrivain fonctionne. Beaucoup se sentent incapables d’écrire un roman entier, cela leur semble une tâche insurmontable. En réalité ce n’est difficile que lorsqu’on se force à écrire. Un écrivain, évidemment, ne ressent aucune douleur quand il déroule son œuvre. Simplement parce qu’il est habité par l’Inspiration. Un phénomène assez complexe à décrire. À l’origine il y a évidemment une idée, qui ne vient pas de nulle part. Nous sommes beaucoup sollicités à notre époque : la télévision, Internet, des milliers de livres publiés chaque année, sans oublier la vie quotidienne, les conversations avec les autres. Dans cette cacophonie permanente, l’écrivain est une sorte d’éponge qui absorbe les informations venant de différents média. Et au final germe une idée, résultat de toutes ces sollicitations. L’attention de l’écrivain est attirée par un événement particulier, qui l’intéresse, qui fait fonctionner son imagination. Je ne dis pas que n’importe quel sujet peut devenir un roman, même si lorsqu’on a du talent, on peut faire du sujet le plus banal une œuvre merveilleuse. Il n’y a qu’à lire Balzac et ses observations sur son époque.

L’idée vient ainsi de là, des sources extérieures. L’idée n’est pas l’Inspiration. Cette dernière permet de transformer une constatation, une observation, en une fiction qui va au-delà de la réalité. Puisque ce que l’on cherche dans un roman c’est un moment d’évasion. Pour connaître les informations nous avons les journalistes, dont l’objectif n’est pas de transcender le lecteur mais de « l’informer » (avec des guillemets parce que nos médias sont quand même la principale source de désinformation générale, c’est un autre thème). Je pourrais essayer de définir l’origine de mon roman Esprit es-tu là ? ce qui ne serait pas une chose aisée. Pour entamer la rédaction d’un roman il y a forcément un déclic, cet instant où je réalise de quelle manière je veux traiter le sujet. Mais les sources sont diverses. Il y a d’abord la légende du fantôme rouge, assez bien documentée, même si elle est encore peu connue du grand public. Dans le roman, tous les faits se rapportant au fantôme rouge sont puisés dans l’Histoire, les témoignages du passé. Il serait effectivement apparu devant les puissants depuis Catherine de Médicis jusqu’à Napoléon.

Ensuite, l’écrivain est aidé par le contexte historique. J’admire les grands auteurs de science-fiction qui réussissent avec génie à créer leur propre univers, de toute pièce. Je ne sais pas si j’en suis capable, je n’ai jamais essayé. J’aime écrire avec l’assise d’un contexte historique. Le plus intéressant est souvent de placer un roman à notre époque, l’écrivain est un observateur de son temps qui, à travers des histoires palpitantes met en lumière certaines facettes de notre réalité que nous ne savons plus voir où auxquelles nous ne pas prêtons plus attention. Pour Esprit es-tu là ? le contexte est celui du Second Empire, une période fascinante de l’Histoire française. Un choix qui n’est sans doute pas sans lien avec l’exposition organisée par le Louvre, justement sur le Second Empire, au moment où je commençais à écrire le roman ! Les faits historiques sont rassurants et permettent d’ancrer le roman dans une certaine crédibilité, même si j’avoue m’autoriser quelques arrangements avec le passé pour la cohérence de l’histoire que je développe.

Pourquoi avoir choisi pour sujet les esprits ? Simplement parce que c’est un domaine qui m’intéresse et que j’ai déjà lu énormément d’ouvrages sur le sujet. En particulier les livres d’Allan Kardec, que l’on croise dans le roman, un juste retour des choses puisque ce sont ses écrits qui ont en grande partie inspiré ce que je révèle sur les esprits, il a été une sorte de guide pour que je ne multiplie pas les affabulations. Il n’en reste pas moins que ma plus grande influence sera toujours Michael Jackson. Même si vous n’êtes pas fan du chanteur vous connaissez son goût pour ce qui nous fait peur : les morts vivants de Thriller ou les fantômes de Ghosts. Il aime ce qui nous fait peur, mais d’une manière qui lui est évidemment très particulière. Durant sa carrière il a souvent évoqué ces thèmes sans vouloir terroriser son public. Grâce à lui les morts vivants entament une chorégraphie internationalement reconnaissable et reprise. À travers ses yeux, les fantômes peuvent s’énerver mais ils ne font de mal à personne. Des monstres gentils en quelque sorte…

Pour bien marquer cette influence, je veux conclure en évoquant une chanson de Michael Jackson. Je pense qu’elle correspond parfaitement au personnage principal d’Esprit es-tu là ?. Louis pourrait chanter :

[ROD SERLING INTRO]

Tonight’s story is somewhat unique and calls for a different kind of introduction

L’histoire de ce soir est unique et nécessite une introduction un peu différente

A monster had arrived in the village

Un monstre est arrivé au village

The major ingredient of any recipe for fear is the unknown

L’ingrédient principal de la recette de la peur est l’inconnu

And this person or thing is soon to be met

Et cette personne ou chose est sur le point d’apparaître

He knows every thought, he can feel every emotion

Il connaît vos pensées, il peut percevoir vos émotions

Oh yes, I did forget something didn’t I? I forgot to introduce you to the monster.

Ah oui, j’ai oubli quelque chose, n’est-ce pas ? J’ai oublié de vous présenter au monstre.

You’re fearing me, ‘cause you know I’m a beast

Vous avez peur de moi, parce que vous savez que je suis une bête

Watching you when you sleep, when you’re in bed

Vous observant quand vous dormez, quand vous êtes au lit

I’m underneath

Je suis en dessous

You’re trapped in halls, and my face is the walls

Vous êtes enfermé dans une salle, et les murs sont mon visage

I’m the floor when you fall, and when you scream it’s ‘cause of me

Je suis le sol quand vous tombez, et quand vous criez c’est à cause de moi

I’m the living dead, the dark thoughts in your head

Je suis le mort vivant, la pensée sombre dans votre tête

I heard just what you said

J’entends ce que vous dites

That’s why you’ve got to be threatened by me

C’est pourquoi que vous devez vous sentir menacé par moi

[CHORUS]

You should be watching me, you should feel threatened

Vous devriez me craindre, vous devriez vous sentir menacé

While you sleep, while you creep, you should be threatened

Quand vous dormez, quand vous rampez, vous devriez avoir peur

Every time your lady speaks she speaks of me, threatened

Chaque fois que votre femme parle elle parle de moi, apeurée

Half of me you’ll never be, so you should feel threatened by me

Vous ne m’arriverez jamais à la cheville, alors vous devriez vous sentir menacé par moi

You think you’re by yourself, but it’s my touch you felt

Vous pensez être seul, mais vous sentez une présence

I’m not a ghost from Hell, but I’ve got a spell on you

Je ne suis pas un démon de l’Enfer, mais je vous ai jeté un sort

Your worst nightmare, it’s me, I’m everywhere

Votre pire cauchemar, c’est moi, je suis partout

In one blink I’ll disappear, and then I’ll come back to haunt you

En un clin d’œil je disparaîtrai, puis je reviendrai vous hanter

I’m telling you, when you lie under a tomb

Je vous le dis, quand vous êtes dans la tombe

I’m the one watching you

Je suis celui qui vous regarde

That’s why you got to be threatened by me

C’est pourquoi vous devriez vous sentir menacé par moi

[ROD SERLING VERSE]

The unknown monster is about to embark

Le monstre inconnu est sur le point d’embarquer

From a far corner, out of the dark

Dans un coin éloigné, se détachant de l’obscurité

A nightmare, that’s the case

Un cauchemar, c’est un fait

Never Neverland, that’s the place

Never Neverland, c’est le lieu

This particular monster can read minds

Ce monstre particulier peut lire dans les esprits

Be in two places at the same time

Etre à deux endroits en même temps

This is judgement night, execution, slaughter

C’est l’heure du jugement, de l’exécution, du carnage

The devil, ghosts, this monster is torture

Le diable, les fantômes, ce monstre est une torture

You can be sure of one thing, that’s fate

Vous pouvez être certain d’une chose, c’est la destinée

A human presence that you feel is strange

Une présence humaine qui vous met mal à l’aise

A monster that you can see disappear

Un monstre que vous pouvez voir disparaître

A monster, the worst thing to fear.

Un monstre, la pire chose à craindre.

[ROD SERLING OUTRO]

What you have just witnessed could be the end of a particularly terrifying nightmare.

Ce à quoi vous venez d’assister pourrait être la fin d’un cauchemar terrifiant.

It isn’t. It’s the beginning.

Ce n’est pas le cas. Ce n’est que le début.

Michael Jackson, Threatened, sur l’album « Invincible ».

Rod Serling: le créateur de la série “The Twilight Zone” (La Quatrième dimension)

Il est difficile de traduire les paroles de Michael Jackson, il existe souvent plusieurs sens. J’ai fait de mon mieux, il est évident que le texte original est bien plus puissant que ma version française…

Le stress de l’écrivain

À l’approche de la publication d’Esprit es-tu là ?, l’angoisse augmente. Avec chaque roman je passe par les mêmes étapes. La partie la plus passionnante, pour l’écrivain, est évidemment la phase d’écriture brute, ce que l’on nomme de manière un peu abrupte le premier jet. Cet instant durant lequel l’Inspiration coule de manière fluide et intense. Une Inspiration venant d’on ne sait où et qui transite par l’intellect de l’écrivain pour prendre forme sur le papier (même si celui-ci est désormais virtuel). Sous mes doigts l’histoire se développe et il existe une part de magie dans cette activité, comme dans tout art. Je m’étonne souvent moi-même des idées qui germent dans mon esprit et que j’arrive à retranscrire. L’angoisse de la page blanche, je ne l’ai jamais connue. Peut-être parce que je ne me force pas à écrire. Je m’installe devant mon ordinateur et je laisse la magie opérer. Beaucoup de textes ont été abandonnés en cours de route, ceux que vous connaissez sont les heureux élus ayant abouti à des romans complets.

Souvent, il me faut plusieurs réécritures complètes pour être satisfait. Réécrire c’est encore inventer, c’est toujours coopérer avec l’Inspiration. Pour Michael : Invisible je suis passé par huit réécritures complètes avant de me sentir bien face au roman. Je me sens bien lorsque j’arrive à formuler par des mots exactement ce que j’avais à l’esprit ! Et puis il y a les nombreuses relectures. Les premières sont intenses puisque synonymes de perfectionnement. Des passages doivent être revus en profondeur, certains chapitres sont remaniés ou même déplacés pour rendre l’histoire plus fluide, plus logique, plus confortable. Peu à peu, la traque des fautes d’orthographe et de grammaire se fait plus précise. Notre langue est merveilleuse et ses subtilités font partie de sa poésie. Quand même, il existe des règles assez tordues. Aucun logiciel informatique ne réussira jamais à déceler les subtilités du français, il est indispensable d’avoir des correctrices de talent. Et puis il devient difficile de cesser de se relire, peut-être que je suis trop perfectionniste. Quand la relecture commence à me rendre fou et que je doute de chaque mot, je stoppe tout, le roman est prêt.

Après cela commence une phase qui n’a plus rien à voir avec l’écriture. Il ne s’agit que de mise en forme, de présentation. Un passage indispensable puisque la forme ne doit pas rebuter les lectrices et les lecteurs, les empêcher de s’intéresser au fond. Un livre électronique est assez facile à publier, ce qui prend le plus de temps est la mise en page de la couverture. Car il faut attirer le regard, l’adage dit vrai : « on juge un livre sur sa couverture ». Il faut aussi rédiger un résumé qui donnera envie de commencer la lecture. Pour ce qui est du format papier, les étapes sont plus longues et pour un rendu professionnel plusieurs heures sont nécessaires. Au fil du temps je découvre des astuces pour réussir à proposer des ouvrages papier de qualité. L’auteur, à l’heure où il peut tout faire lui-même, s’enrichit et porte son roman réellement du début jusqu’à la fin, prenant soin de chaque détail.

Lorsque tout est prêt, alors commence l’angoisse. Savoir que mon livre sera bientôt publié, à la vue de toutes et de tous. Avoir conscience que des yeux extérieurs vont se poser sur cette histoire à laquelle je suis tellement lié, puisque j’en ai écrit chaque mot. Je perçois la responsabilité qui est la mienne. Un roman est une promesse, celle de transporter les lectrices et lecteurs dans un autre monde et surtout de leur faire passer un excellent moment dans cet univers différent. Un roman réussi fait oublier le monde extérieur et nous transporte dans les méandres d’émotions intenses. Alors j’ai cette angoisse de penser qu’on pourrait ne pas aimer ce que j’ai écrit. Je ne peux pas plaire à tout le monde, évidemment, mais j’espère toujours réussir à toucher mes lectrices et lecteurs. Publier un ouvrage, c’est vouloir le partager et aussi le voir apprécié par de nombreuses personnes. Il ne reste que quelques jours avant la publication d’Esprit es-tu là ?. L’angoisse est palpable. Mais je ne peux plus rien, le destin de ce roman sera bientôt entre vos mains…