Théo sans ailes

« Je ne sais pas qui je suis.

Je ne sais pas où je suis.

Pas de panique ! »

Ce sont les premières pensées de Théo alors qu’il découvre sa mission. Aidé par Raphaël et six autres amis, il va devoir relever un défi de taille. L’ennemi à combattre n’est pas n’importe qui !

Suivez Théo lors de son aventure sur Terre et observez ses progrès alors qu’il tente de s’habituer à « être humain ».

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EXTRAIT

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Je ne sais pas qui je suis. Je ne sais pas où je suis. Pas de panique !

Je me répète ces mots alors que j’avance dans les rues plus ou moins bien éclairées d’une ville que je n’ai pas encore réussi à identifier. Bizarrement, je ne croise personne. Je ne peux pas demander d’aide. En même temps, on me prendrait pour un fou si j’arrêtais un passant pour lui demander dans quel lieu je me trouve et en quelle année nous sommes ! Il faut donc que je découvre les indices par moi-même, je vais bien finir par pouvoir répondre à mes questions.

Au détour d’une ruelle, je tombe (pas littéralement, heureusement) sur une grande place. Ça y est, je commence à comprendre. Je lève les yeux, attiré par la lumière d’un phare. En réalité, il s’agit de la tour Eiffel ! C’est bon, j’ai répondu à l’une de mes interrogations. Je m’approche d’un pont majestueux. On dirait que les statues ont été recouvertes d’or. Il est absolument magnifique. Un pont est toujours beau, rien que pour le symbole qu’il représente : relier les Hommes ! Je suis trop occupé à observer toutes les beautés qui m’entourent pour découvrir ma mission.

Il est là, de l’autre côté du garde-corps, suspendu dans le vide.

Je m’approche de l’homme qui a franchi la rambarde, visiblement pour se laisser tomber dans la Seine ! Nous ne sommes pas en plein hiver, sauf que j’imagine que ce genre de saut peut quand même être fatal.

— N’approche pas !

Je ne sais pas comment il a fait pour me voir, puisqu’il fixe l’eau, calme et paisible. Le fleuve ne se doute en rien du drame qui est en train de se jouer.

— Je t’ai dit de ne pas avancer !

Et moi, je n’en fais qu’à ma tête, c’est comme ça. De toute façon, que j’approche ou non, ce jeune homme est décidé à sauter. Donc autant prendre le risque de venir au plus près de lui.

Je pose mes coudes sur la rambarde.

— Cette ville est absolument merveilleuse. Je comprends mieux pourquoi on l’appelle la Ville Lumière !

— Je sais ce que tu essaies de faire. Ça ne marchera pas. Je n’ai plus aucune raison de vivre.

— J’en doute. Qu’est-ce qui t’a poussé à venir ici ?

— Tu ne peux pas comprendre.

— D’accord. Moi je ne bouge pas, si jamais tu as envie de parler.

Je ne suis qu’à quelques centimètres de ce garçon. Il suffirait sans doute que je tende le bras pour l’empêcher de se jeter dans le vide. Je me retiens. J’ai conscience qu’au moindre geste brusque, il lâchera le garde-corps et il sera trop tard.

Bizarrement, je ne suis pas nerveux. En fait, je n’ai jamais été aussi calme. Instinctivement, je me montre apaisant, en espérant que mon état d’esprit déteigne sur celui qui, selon moi, est en train de commettre une énorme bêtise. Discrètement, je sors le portefeuille de la poche arrière de mon jeans et je regarde ma carte d’identité. C’est le seul moyen pour moi de pouvoir affirmer :

— Je m’appelle Théo. Et toi ?

— Qu’est-ce que ça peut te faire ?

— J’essaie juste d’être gentil.

— Et tu ne veux pas essayer de me laisser tranquille ?

Doucement, je passe par-dessus la rambarde ! J’avoue que je souffre de vertige, ce qui est un comble. Mais quand la situation l’impose, je sais dépasser mes limites.

— Qu’est-ce que tu fous ?

— Je voulais me mettre à ta place, voir ce qu’on éprouvait en étant ici.

— J’aimerais rester seul, si tu veux bien.

— Je ne veux pas !

Je ne vais quand même pas poursuivre mon chemin en sachant qu’un homme est sur le point de reprendre sa propre vie.

Ce n’est pas très agréable de se trouver de ce côté-là de la rambarde. Un seul faux mouvement et je risque de tomber. Ce n’est pas très malin de se placer dans ce genre de situation. Ma mission pourrait bien se finir beaucoup plus tôt que prévu.

— J’ai tout essayé. On m’a confié plusieurs vies et à chaque fois, j’ai échoué. Je suis un très mauvais guide, je n’ai sauvé aucun de mes protégés.

Il sait donc qui je suis, enfin ce que je suis. Sinon il n’emploierait pas ces termes, incompréhensibles pour le commun des mortels.

— On ne peut pas sauver tout le monde !

— Je n’ai sauvé personne.

— Je suis sûr que ce n’est pas vrai. Si tu restes en poste, c’est que tu n’es pas si mauvais que ça.

— Non, c’est simplement qu’ils ne peuvent pas reprendre ma vie sans mon accord. Alors, ce soir, je leur donne l’autorisation de me rappeler. J’en ai marre d’être sur Terre, je ne sers à rien, je n’arrive à rien. Il faut que ça cesse, je ne veux pas mettre une autre vie en danger.

Voyez-vous ça ! Aurais-je le privilège de faire d’une pierre deux coups ?

Je regarde à ma gauche. Une silhouette s’approche de nous. D’après la voix, c’est un homme. Je ne peux pas l’affirmer puisqu’il porte un long imperméable noir et son chapeau couvre entièrement son visage. Enfin, peut-être qu’en plein jour je pourrais au moins voir sa bouche, mais à la lumière des lampadaires, il est juste une silhouette indéfinissable.

— Qui êtes-vous ?

La silhouette rigole. Je regarde le jeune homme à côté de moi, j’imagine qu’il a les réponses.

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Vos commentaires

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« Un livre surprenant où l’auteur a su mêler diverses croyances et philosophie pour créer cet univers et l’on y croit!
L’histoire est basée en grande partie sur les chakras que l’auteur semble maîtriser à la perfection mais pas seulement…
On se laisse très vite emporter par le récit, c’est fluide et bien écrit…

Seul bémol, la fin « guillotine » qui laisse supposer une suite. Mais c’est une marque de fabrique chez cet auteur donc on s’y attend…

Agréable moment de lecture. A suivre… » Lara

ThéoComm220515

 

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