Première publication

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Situer chronologiquement ma passion pour l’écriture est impossible. Je ne peux me souvenir que de ma première publication, et encore il faut que je m’aide d’Internet pour être précis : le 23 juin 2005. À cette date, le public a pu découvrir mon premier roman : « Le souffle de Dibutades ». Pour vous aider, je souligne immédiatement les deux gros défauts de l’ouvrage : le titre et la couverture.

41y7cw4vatl-_sx304_bo1204203200_Évitez l’édition à compte d’auteur : je me suis laissé avoir et je me dois de souligner cette grosse erreur pour que vous ne la fassiez pas. L’auteur a évidemment une cruelle envie de voir son livre publié. Alors, lorsqu’une maison d’édition l’approche positivement, la réflexion s’efface et l’ego prend le dessus. L’édition à compte d’auteur est une arnaque puisque c’est bien l’auteur qui prend en charge tous les frais de la publication, des sommes conséquentes. Et ces éditeurs-arnaqueurs promettent en contrepartie une diffusion gigantesque du livre, avec des millions de ventes à la clé. Le résultat ? Le livre était présent sur Internet et seule la famille en a acheté. L’édition à compte d’auteur vous fera simplement perdre de l’argent !

L’envoi du manuscrit : la légende veut que les auteurs devenus célèbres aient envoyé leur manuscrit à des dizaines de maisons d’édition et aient reçu, en retour, autant de lettres de refus. Certains renvoient le manuscrit, d’autres font payer pour le récupérer. Tous attendent deux mois avant de délivrer une lettre type : « Malgré l’intérêt de votre manuscrit… », une jolie façon de dire non. Il ne faut pas se laisser bercer d’illusions, les maisons d’édition ne prennent jamais de risque avec un inconnu. L’un d’eux a fini par me l’avouer franchement : « Si ce n’est pas une de mes connaissances qui m’apporte un manuscrit, je ne lis même pas ». Pour accéder à l’édition traditionnelle il faut avoir les bonnes relations. Ceux qui disent le contraire mentent. Aujourd’hui, il y a bien un autre moyen, nous y reviendrons.

L’importance de la couverture : est-ce que j’aurais envie d’acheter « Le souffle de Dibutades » ? Non, et en premier lieu à cause de sa couverture, c’est là-dessus que l’on juge un livre. Certaines maisons d’édition ne s’embêtent pas à mettre une jolie image sur leurs romans. C’est un choix et en général ces livres font partie de collections déjà connues par le public. Sinon, pour attirer l’œil, il faut évidemment soigner la couverture. C’est l’image sélectionnée qui attire le regard en premier, que ce soit sur Internet ou dans les librairies. C’est grâce à la couverture que l’œil est attiré et qu’ensuite le futur lecteur commence à s’intéresser au titre et au contenu du livre.

Le titre : la partie essentielle du livre ! « Le souffle de Dibutades » ne donne pas envie puisque rien que dans le titre, il y a un terme que personne ne comprend. Un auteur confirmé peut se permettre des termes inconnus, pour une première publication c’est une grave erreur. Rien que cela détourne immédiatement l’intérêt des lecteurs. Inconsciemment, chacun se dit que si déjà le titre est incompréhensible, le roman va être dans le même ton. Et puis, le titre fait partie intégrante de la couverture ! Il ne suffit pas d’avoir une belle image, il faut aussi donner envie au lecteur. Plus le titre suscite la curiosité, plus le livre aura de chance d’être lu. Ce roman est devenu « Le musée des amours lointaines ». Avec ce titre, il connaîtra un bien meilleur succès…

Dans les prochaines chroniques, je développerai les éléments importants pour vous aider à ne pas commettre mes erreurs !

 

Un commentaire

  1. Bonjour,

    Un grand merci pour cet article issu de votre expérience et qui permet aux auteurs en herbe d’éviter les erreurs que n’importe qui ferait.

    Il est vrai que l’ego l’emporte quand on désire se faire publier depuis longtemps. Je vais continuer à surfer sur votre site.

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