Journal 21

21 juillet 2018

 Les dix ans du « Musée des Amours Lointaines » approchent. À cette occasion, le livre change de couverture. Il y a aussi eu quelques modifications à l’intérieur du texte, rien de radical, juste des fautes qui traînaient encore ! Le changement le plus important est le titre, il reprend celui qu’il avait à l’origine.

En 2008 ce roman a été publié par une maison d’édition. L’aventure n’a pas duré bien longtemps puisque selon les responsables de cette maison d’édition le livre ne s’était pas assez vendu pour maintenir sa commercialisation. Le contrat a donc été rompu, il n’y aura pas eu de deuxième livre publié chez eux.

Quelques années plus tard je me lance dans l’auto-édition et je veux donc, évidemment, publier mon premier roman. De peur de semer la confusion, je le nomme « Le M.A.L. ». En réalité, c’est ce changement de titre qui a prêté à confusion, c’était une mauvaise idée. Mais après tout, on apprend de ses erreurs, du moins c’est ce qu’il faudrait faire.

Alors, pour ses presque dix ans, le roman redevient « Le Musée des Amours Lointaines ». Modifier un livre numérique est assez facile. Pour ce qui est de la version papier, j’ai plus de difficultés. Pourtant rien n’est insurmontable et il sera donc bien proposé également en version brochée, une fois que toutes les vérifications auront été faites et que je serai satisfait du résultat.

Nous verrons si ces changements suscitent un nouvel intérêt pour le roman. C’est quand même encore celui qui plaît le plus, avec « Esprit es-tu là ? ».

21 juin 2018

Il est bien difficile d’impliquer les lecteurs, et plus largement les internautes. Sauf à diffuser une vidéo de chat rigolo, une chanson niaise ou une vidéo allant puiser dans les profondeurs insondables de la bêtise. On pourrait croire qu’il n’y a que ce genre de chose qui intéresse les internautes. Moi je refuse de croire que cet outil merveilleux, à l’origine prévu pour partager les connaissances, ne soit devenu qu’une énorme déchèterie pour exposer le nombrilisme de celles et ceux qui ne postent que des photographies ou des vidéos à leur propre gloire, en somme celles et ceux qui manquent de reconnaissance ou d’amour et cherchent à être appréciés par des « j’aime » aussi virtuels qu’éphémères.

La question est donc de savoir comment impliquer les internautes quand les sujets sont sérieux. Comment ouvrir un débat qui ne tourne pas en rond autour des sujets mis en avant par les médias : le terrorisme, les migrants, Trump… Beaucoup savent comment titiller les internautes et les faire réagir, en boucle, sur des thèmes qui en vérité ne les concernent pas (puisqu’ils n’agissent pas, ils ne font que commenter). Sur Internet comme au bar du village, tout le monde a un avis sur tout et a envie de le diffuser. Au final, Internet ne sert plus à faire avancer la connaissance humaine ou même le débat. Pourtant, nous avons enfin la chance de créer une communauté humaine au niveau mondial. Il est dommage que les querelles de clocher se soient transposées dans le monde virtuel. Une agressivité encouragée par l’anonymat…

Mon essai, L’être-cause, je l’ai conçu comme un point de départ. Ma volonté est que les lecteurs (il n’y en a pas encore énormément) aient envie de discuter des sujets abordés dans cet essai. Parce que je ne prétends pas tout connaître, c’est la marque de la stupidité, il faut au contraire toujours se remettre en cause et rester ouvert pour apprendre des autres. Ce que je veux c’est une implication des lectrices et lecteurs, avec des retours, des commentaires positifs ou négatifs mais toujours argumentés (les commentaires sont ouverts sur toutes les pages de mon site). L’essentiel, lorsqu’on expose un point de vue, est de pouvoir l’exprimer avec des arguments crédibles. La haine et la jalousie ne m’intéressent pas, pourtant ils prolifèrent sur la toile. Ce que je cherche, c’est un débat constructif.

J’écris pour partager mes idées. Que ce soit dans mes romans, dans mon essai ou à travers les textes que je poste sur mon site Internet. Il y a quelque chose de nombriliste à vouloir m’exprimer et à croire que cela pourrait intéresser les autres. Je ne conçois aucun de mes textes de cette manière. J’essaie, peut-être maladroitement ou trop subtilement, d’ouvrir un dialogue avec les esprits intelligents qui se trouvent dans le contingent des internautes. Parce que je sais qu’il y a, à l’autre bout de réseau, de nombreuses personnes sensées, instruites, cultivées. Internet n’est pas vraiment le lieu pour débattre et partager des idées un peu plus élevées que les sempiternelles critiques contre n’importe quel gouvernement au pouvoir. Mais il ne faut pas baisser les bras.

N’hésitez pas à commenter ce que j’écris, à donner votre point de vue, vos arguments. Je ne demande qu’à en apprendre plus, j’ai soif de connaissance. Il est aussi possible de me contredire, bien entendu, je peux changer d’avis si l’on me montre que je me trompe de chemin, que je n’ai pas le bon raisonnement. Je rêve d’un réseau mondial qui servirait principalement à élever l’humanité, à la rendre plus sage, à permettre une communication sereine. Le réseau mondial pourrait être la plus grande démocratie jamais connue dans l’histoire de l’humanité. Nous oublions trop souvent que nous avons un formidable outil entre les mains, il ne tient qu’à nous d’en faire bon usage. Même si tout ne doit pas être sérieux, les vidéos de chats bouffons sont sympas, elles sont juste peut-être trop nombreuses…

21 mai 2018

En début de mois a été publié Les cités de la Beauté. Le thème principal est la dictature de la beauté que notre société impose. L’apparence compte, ceux qui disent le contraire mentent ou alors nous sommes juste formatés par les publicités. Nous faisons une obsession de ce que nous présentons au reste du monde. Que ce soit dans la recherche d’une coiffure idéale, dans les vêtements que nous portons ou même dans notre attitude. La moindre imperfection, comme un bouton apparaissant sur notre visage ou une ride se formant avec l’âge, est considérée comme une catastrophe. La beauté est-elle un hasard ? C’est ce que développe cette nouvelle aventure de Gabriel Centaure. Ceci avec des sujets parallèles comme le harcèlement ou les agressions, deux déviances beaucoup trop fréquentes dans notre monde.

Avec une nouvelle publication je suis confronté au même souci auquel je fais face depuis dix ans : la promotion. Je ne suis vraiment pas doué pour faire ma propre promotion. Les auteurs déjà bien installés dans le paysage, ceux soutenus par la presse et ceux poussés par leur maison d’édition, ont moins de problèmes. Mais après dix ans d’écriture, je suis encore un quasi-inconnu sur la scène littéraire. Sans doute parce que je ne sais pas me mettre en avant, que je ne sais pas promouvoir mes propres ouvrages. Le problème principal est que lorsqu’un livre est terminé je commence déjà le suivant, je ne prends donc pas assez de temps pour promouvoir correctement l’histoire que je viens de terminer. Il est évidemment difficile de capter l’attention des lectrices et lecteurs, les sollicitations sont nombreuses. La plupart du temps j’échoue dans ce domaine.

Et pourtant je ne renonce jamais. Je suis heureux d’avoir des retours, des commentaires, d’entendre les personnes qui ont apprécié ce que j’ai écrit. Je ne sais pas si c’est un avantage ou un défaut, mais je suis déjà content quand j’ai un ou deux retours, je ne m’attends jamais à en avoir des milliers. Les cités de la Beauté participe au concours des plumes francophones 2018, dont le président de jury n’est autre que Bernard Werber. Comme je sais que ma faiblesse est de ne pas réussir à donner envie aux lectrices et lecteurs de découvrir mes romans, j’ai fort peu de chance de gagner ce fameux concours. Mais j’aime y participer chaque année, parce que je crois que c’est une bonne initiative. Pendant la durée du concours je ne pourrai faire aucun commentaire sur son déroulement, c’est proscrit par le règlement ! Moi j’aime juste participer, découvrir d’autres auteurs indépendants, après ce sont les lectrices et les lecteurs qui décident…

J’espère que vous aurez envie de découvrir cette nouvelle aventure de Gabriel Centaure. Je ne suis jamais sûr de la qualité de ce que j’ai réussi à écrire. La critique est difficile, sauf lorsqu’elle est constructive et qu’elle me permet de progresser. Alors n’hésitez pas à me faire un retour, à me dire ce que vous pensez de mes livres. Je sais que j’ai tendance à me disperser, j’écris au gré de mon inspiration, je ne me suis jamais figé dans un genre ou dans une catégorie, ce qui peut déboussoler celles et ceux qui dévorent les livres en restant sur le même thème. Peut-être qu’un jour j’écrirai une œuvre qui sera remarquée par le grand public. Faut-il pour cela copier ce qui a déjà du succès ? J’espère que non…

21 avril 2018

40 ans aujourd’hui. Les dates n’ont de signification que celle que nous voulons bien leur donner. Il ne faut jamais en faire une obsession, plutôt s’en servir pour célébrer ce qu’il y a réellement à fêter, ne se souvenir que des bons moments du passé, être fier de ce que l’on est devenu quoiqu’il arrive. C’est aussi parfois l’occasion d’un nouveau départ, une opportunité de découvrir de nouveaux horizons, d’entreprendre des projets différents. J’aurais plus de mal à dater « l’âge » de ma carrière en tant qu’écrivain. Il y a bien sûr le 6 novembre 2008 et la publication officielle du Musée des Amours Lointaines. Mais j’étais écrivain bien avant cela. Il a fallu des années de pratique pour que je me sente à la hauteur et que je me lance dans la rédaction d’un roman complet. Et puis, rien que pour ce premier roman il a fallu des années d’écriture et de relectures. Peut-être que je peux affirmer que je suis également écrivain depuis 40 ans, il se pourrait que je sois né pour écrire ! C’est ce que je veux croire.

Une décennie est aussi une sorte de motivation. Il y a des années que je travaille sur mon essai : L’être-cause. J’avoue que depuis que l’idée a germé dans mon esprit, il y a environ quinze ans, je n’ai pas travaillé d’arrache-pied sur la rédaction de cet essai. Son idée principale, le cœur de l’ouvrage, je l’ai toujours gardé dans un coin de ma tête. Et pendant bien longtemps je me suis contenté de surligner, au fil de mes nombreuses lectures, les citations pouvant concorder avec mon raisonnement. Un long travail qui finalement a été plus qu’utile. La découverte des auteurs et des philosophes du passé m’a permis de forger mon propre système de pensée, en acceptant certaines idées et en en refusant d’autres. Je me suis ensuite fixé un objectif : publier cet essai le jour de mes 40 ans. Il fallait une date butoir pour que je me mette à travailler sérieusement, que je fasse enfin aboutir ce projet.

Aujourd’hui, L’être-cause s’est donc matérialisé, sous la forme d’un essai. Est-ce que j’en suis satisfait ? Je dois bien avouer que oui. Peut-être que j’y perçois encore quelques faiblesses, car il est difficile de traduire une pensée en mots. Finalement, la rédaction de romans a quelque chose de plus simple : il s’agit de développer une histoire avec des personnages de fiction. Un essai est une œuvre très personnelle, qui me touche directement, le livre ne devient qu’un simple médium entre ma pensée et celle des lectrices et lecteurs. Peut-être que je prends un risque, mais il était important pour moi de publier L’être-cause. Je n’ai aucune idée de ce que l’essai deviendra, s’il aura du succès ou non, je ne peux jamais savoir. Pour ma part je le considère comme un projet, une sorte de base de travail qui ne demande qu’à croître. J’y ai développé ma pensée de manière synthétique, j’aimerais maintenant que des lectrices et lecteurs me racontent en retour ce qu’elles et ils pensent de mes idées, pour que je puisse progresser.

L’être-cause est également un projet dans le sens où il me permettra plusieurs développements. Ma pensée brute est contenue dans cet ouvrage, maintenant je peux la faire fleurir à travers des fictions. C’est la raison pour laquelle je vais proposer des dérivés (mes romans en faisant déjà partie), revenant sur des sujets particuliers de l’essai. Je veux aussi donner quelques preuves de ce que j’affirme, en continuant à observer le monde qui m’entoure. Et puis je commence à développer une histoire sur Wattpad, pour garder un contact direct avec vous. Je prévois donc beaucoup de développements, j’espère que vous aurez envie de les découvrir. Et surtout, j’espère que vous aurez des critiques constructives à formuler, ma pensée seule ne suffit pas, j’ai beaucoup à apprendre de vous.

 

L’être-cause est désormais disponible. Peut-être que j’ai écrit une œuvre importante, peut-être que j’ai perdu mon temps. Le juge ce n’est pas moi, mais vous !

21 mars 2018

Dans un peu plus d’un mois paraîtra une nouvelle enquête de Gabriel Centaure. Le triptyque des génies n’a pas rencontré un énorme succès, du moins les commentaires sur Amazon sont plutôt négatifs. La momie originelle a connu son heure de gloire alors que je trouve le thème légèrement plus ardu, je suis donc content que l’histoire plaise. Les illusions connectées est très apprécié, il semblerait que les lectrices et les lecteurs plébiscitent un roman permettant de prendre du recul par rapport à notre société. Le prochain volet a été écrit avant l’affaire qui a secoué Hollywood et libéré la parole concernant le harcèlement et autres pratiques peu glorieuses pour l’humanité. Le sujet est difficile mais à son habitude l’inspecteur Gabriel Centaure prend le temps de la réflexion, puisque nous ne pouvons progresser qu’en utilisant notre cerveau, organe non nécessaire pour se défouler sur Twitter. Le thème est risqué, les lectrices et lecteurs seront juges.

Ce roman entrera dans la « compétition » pour le Concours des plumes francophones 2018. Il y a quelques jours nous avons appris que le parrain de cette édition est Bernard Werber, ce qui m’intimide énormément. Il s’agit de l’un de mes auteurs favoris et je dois dire que j’apprécie en général plus les écrivains du passé, très peu ceux du présent. Avec Eric-Emmanuel Schmitt il est l’un des auteurs contemporains dont je ne manque aucune parution. Ce parrainage ne peut qu’apporter un éclairage positif sur le monde de l’autoédition et j’espère être digne de faire partie de ce concours avec l’enquête de Gabriel Centaure. Il est assez angoissant de penser que Bernard Werber risque de me lire, nous y reviendrons lors du lancement de ce concours.

Pour ce roman je vais publier la version papier via KDP, sans passer par CreateSpace. Pas de panique si vous ne comprenez pas ce que je raconte, cela s’adresse aux auteurs pour qui je ferai un retour d’expérience.

 

Après des mois de travail mon essai est enfin en cours de finition, même si la réflexion ne s’arrêtera jamais. Il y aura toujours une insatisfaction, la pensée évolue en permanence. Mais je voulais la figer à un instant donné, seul moyen de pouvoir la livrer à celles et ceux que cela intéressera. Le thème principal de cet essai est tout simplement la question de notre raison d’être. Après avoir beaucoup lu, aussi bien des philosophes que des romanciers et des scientifiques, je me suis forgé ma propre opinion sur le sujet. C’est ce que j’ai essayé de retranscrire, j’espère avec succès.

Dans l’idéal beaucoup de personnes s’y intéresseront et me feront des retours, pour que je puisse encore progresser et améliorer ma philosophie de la vie. Une philosophie finalement positive puisque je crois que chacun peut décider de son existence, sans dépendre d’une divinité ni même de l’Univers, et encore moins du monde matériel. Notre destinée n’est pas hors de nous, elle repose entièrement entre nos mains, ou plus précisément notre volonté.

Dans le meilleur des scénarios cet essai paraîtra le 21 avril, date symbolique à titre personnel…

 

Le Musée des Amours Lointaines et L’île aux écureuils devaient être les deux premiers volets d’une trilogie. Dix ans après l’avoir commencée, je compte bien terminer cette trilogie. Pour ce faire, étant donné le temps écoulé, il a fallu que je relise les deux premiers volumes. À cette occasion j’ai quelque peu modernisé les deux livres. Aucun changement fondamental, simplement quelques corrections de style, puisqu’heureusement il y a eu une petite évolution en dix ans d’écriture. Alors peut-être que c’est un sacrilège que de retoucher des ouvrages déjà publiés, moi je préfère prendre cela comme une deuxième édition de chaque tome, l’auteur lui-même a le droit de modifier quelques passages de ses romans s’il juge que cela les améliore. Ces retouches seront quasiment invisibles mais je ne pouvais pas relire mes propres textes, y voir des fautes de style et ne pas agir !

Dans le meilleur des scénarios, le prochain volume paraîtra pour célébrer les dix ans du Musée des Amours Lointaines, soit en novembre 2018.

21 février 2018

Pour revenir sur le thème principal du mois dernier, force est de constater que les ventes sur Kobo sont une catastrophe. Alors, j’ai profité de la nouvelle année pour un retour en arrière radical, supprimant tous mes ouvrages de cette plateforme pour les faire revenir entièrement sur Amazon et ainsi avoir la capacité de les inclure à nouveau dans le programme KDP Select, pour que les lectrices puissent les emprunter. Il ne sert parfois à rien de lutter contre le pot de fer lorsqu’on est le pot de terre. Et bien entendu je ne voulais pas prendre le risque de déroger aux règles strictes d’Amazon puisqu’étrangement je suis tout de suite repéré. En tout cas l’effet ne s’est pas fait attendre, il semblerait que les lectrices françaises apprécient de pouvoir emprunter des livres et que beaucoup profitent de la formule d’abonnement proposée par Amazon, c’est une excellente chose.

Car oui, il est quand même mieux qu’un de mes livres soit emprunté, la raison est simple. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas les dessous de l’autoédition, lorsque l’un de ses livres est emprunté, l’auteur est rémunéré sur la base de nombre de pages lues. La rémunération est moindre, mais au moins elle est certaine. Puisqu’avec l’option « achat » il y a beaucoup de petits malins qui téléchargent le livre, le lisent et le rendent pour se faire rembourser. Il vaut donc mieux gagner quelques euros que rien du tout !

Le mois de janvier a été plutôt fructueux. Plusieurs projets se sont mis ou remis en route. Quand l’Inspiration est là, il faut réussir à la canaliser. Cela ne peut se réussir qu’en écrivant, encore et encore, chaque jour. C’est en forgeant que l’on devient forgeron, la maxime s’applique à tout donc c’est en écrivant que l’on devient écrivain. Ou plutôt, plus on utilise l’Inspiration plus elle augmente, c’est incroyable. Ensuite il faut prendre des décisions, trancher, prioriser, prévoir un planning, parce que je ne suis pas non plus une machine et que j’ai encore un travail alimentaire à assurer aussi longtemps que mes livres ne paieront pas les factures. Je sais, il est beaucoup question d’argent, qui aux yeux d’un auteur a pour seul intérêt de permettre enfin la liberté : celle de consacrer sa vie à l’écriture.

2018 n’est pas n’importe quelle année. Elle marque pour moi le passage à la dizaine supérieure. Nous sommes obsédés par les dates alors il existe des échéances qui nous poussent à vouloir marquer l’événement, à reconsidérer ce que l’on faisait pour peut-être prendre une nouvelle direction. Ce qui explique que j’aimerais enfin, cette année, dix ans après la parution du Musée des Amours Lointaines, terminer la trilogie promise aux lectrices (les lecteurs ne se manifestant jamais je ne les mentionne pas ce mois-ci). L’île aux Écureuils est le deuxième volume mais depuis toutes ces années je n’avais pas terminé la troisième partie. Je vais m’y atteler pour ne pas être un auteur promettant des suites sans jamais les écrire, je porte quand même une certaine responsabilité.

Dans le même temps, j’avais promis une autre suite, celle d’Esprit es-tu là ? Il est beaucoup plus difficile d’écrire une suite que le premier roman d’une série. Mais ce n’est pas parce que la chose est difficile qu’elle est infaisable, à l’esprit humain rien jamais ne résiste. Bien entendu je veux rester au même niveau de qualité donc je ne peux promettre aucune date précise pour la sortie de ce deuxième volet, il faudra certainement attendre la fin de l’année, à moins que par miracle mon temps ne se libère soudainement et que je puisse consacrer toutes mes journées à l’écriture ! (Si la Française des Jeux comprend le message…)

En attendant il y aura quand même des publications en avril, pour marquer mes 40 ans. D’abord une nouvelle enquête de l’inspecteur Gabriel Centaure. Elle est écrite depuis longtemps mais je veux encore la remanier pour ne pas décevoir celles qui ont aimé Les illusions connectées. Oui, ma plus grande angoisse est toujours de décevoir celles qui me lisent. Et puis, toujours en avril, j’ai l’ambition de faire paraître un essai. Parce qu’au-delà des fictions j’ai développé ma propre théorie concernant le monde, la vie, notre raison d’être et le Sens de l’existence. En tant qu’auteur je suis avant tout un observateur du monde qui m’entoure et les enseignements que je pense avoir récoltés au long du chemin seront réunis dans cet essai. Il s’agit réellement de l’écriture la plus difficile de mon existence. Organiser un roman est un travail de longue haleine, organiser sa propre pensée est un défi immense. Il semblerait que j’aime bien me confronter à des difficultés pour abattre les murs qui se dressent devant moi à la force de la pensée. Je reviendrai sur ce défi.

N’oubliez jamais que rien n’est impossible, vous pouvez tout accomplir, il ne faut jamais baisser les bras. L’être humain possède un potentiel incroyable et souvent sous-estimé. Croyez en vous, la réussite est à portée de main !

21 janvier 2018

Alors que j’ai récupéré les chiffres des ventes de décembre 2017 (il y a toujours un petit décalage), j’ai enfin pu faire le bilan de l’année précédente. Sans surprise, c’est le seul roman paru en 2017 qui marque le plus beau succès. « Esprit es-tu là ? » a réalisé beaucoup de ventes et surtout, il a généré pas mal de retours (les commentaires sur Amazon et les discussions directes avec les lectrices). Je suis un peu triste que les chiffres me disent que le roman qui a le bien moins marché est « Michael : Invisible ». C’est un roman que j’aime énormément, il n’a jamais trouvé son public.

Alors oui, il y a des raisons de se réjouir. Par contre je dois bien avouer que je m’attends toujours à mieux. Lorsque j’écris je suis enthousiaste, je travaille énormément, j’essaie de rendre chaque roman le plus parfait possible. Et pour ce qui me concerne je ne lance la publication que lorsque je suis entièrement satisfait de ce que j’ai réussi à créer. En retour, il ne se passe pas énormément de choses. Il est naturel d’avoir l’ambition de connaître un certain succès, puisque si je publie c’est que je veux que le plus de lectrices et de lecteurs possible partagent mon univers. J’ai souvent d’excellents retours, mais après presque dix ans de publications on ne peut pas dire que je connaisse le succès.

Je ne suis pas amer et d’ailleurs je n’ai jamais cessé d’écrire. Simplement parce que l’Inspiration est toujours là et que je lui dois de la transformer en romans. Les idées sont nombreuses et je prends un énorme plaisir à écrire, je me sens bien quand je suis avec mes personnages. Alors je voudrais passer encore plus de temps avec eux. Le rêve ultime serait de pouvoir me consacrer entièrement à mes romans. Il y en a beaucoup d’ébauchés ou d’inachevés sur le disque dur de mon ordinateur. Et il y en a encore plus qui se bousculent dans ma tête pour devenir des histoires à partager. Dans ma vision des choses, le succès ce n’est pas la gloire médiatique, ce serait plutôt de pouvoir enfin vivre de mes romans. Certains y arrivent, le top 10 des « auteurs » les plus vendeurs de France a été publié il y a peu. Sans commentaire.

En 2017, après plusieurs menaces d’Amazon de fermer mon compte, j’ai réalisé qu’il ne fallait pas mettre tous ses romans dans la même bibliothèque. Alors j’ai commencé la mutation et avant la fin de l’année presque tous mes romans ont été rendus disponibles sur Kobo. Pour cela il faut accepter de sortir de l’exclusivité proposée par Amazon, ce qui implique de ne plus pouvoir pratiquer de prix promotionnels et surtout de ne plus proposer mes ouvrages dans le cadre de l’abonnement Kindle. C’est une grosse perte et je me dis que je suis idiot de suivre les règles puisque je vois bien que la plupart des auteurs continuent à bénéficier des avantages de l’exclusivité sur Amazon tout en publiant sur Kobo. Sauf qu’on n’embête pas ceux qui vendent beaucoup, moi la firme fermerait mon compte immédiatement.

Les ventes sur Kobo sont minables. Je me pose donc la question, pour 2018, de savoir si je dois abandonner ce projet et revenir uniquement sur Amazon. « Esprit es-tu là ? » est encore lié à l’exclusivité d’Amazon, jusqu’au 26 janvier. À compter de cette date je peux soit définitivement opter pour les deux plateformes et perdre les avantages d’Amazon, soit revenir sur le premier site mondial et plier sous les menaces qu’ils m’envoient régulièrement. Je ne sais pas ce que vous en pensez, j’aimerais bien connaître votre avis. Mais comme je n’ai aucun don pour engager mes lecteurs, je sais que je peux écrire et demander n’importe quoi, le monde extérieur ne réagira jamais. Bon, je ne veux pas écrire n’importe quoi, même si je sais que dans ce monde il faut insulter, répandre la haine, choquer pour exister. Et que le succès ne vient souvent qu’en publiant des niaiseries. Ce n’est pas du tout mon style.

J’aborde ainsi 2018 avec un optimisme très mesuré. L’avantage de ne pas être célèbre est de pouvoir écrire ce que je veux, ce dont j’ai envie, sans aucune conséquence. Alors c’est ce que je fais : j’écris selon mon Inspiration sans me soucier des futures ventes, je sais qu’elles seront décevantes. Et pourtant j’ai toujours de grands projets, dont un qui me tient particulièrement à cœur. Il va me falloir beaucoup de motivation et de courage pour ne pas l’abandonner…

Genèse d’un roman

La question revient souvent : comment vous viennent toutes ces idées ? Il est parfois difficile de comprendre de quelle manière l’esprit d’un écrivain fonctionne. Beaucoup se sentent incapables d’écrire un roman entier, cela leur semble une tâche insurmontable. En réalité ce n’est difficile que lorsqu’on se force à écrire. Un écrivain, évidemment, ne ressent aucune douleur quand il déroule son œuvre. Simplement parce qu’il est habité par l’Inspiration. Un phénomène assez complexe à décrire. À l’origine il y a évidemment une idée, qui ne vient pas de nulle part. Nous sommes beaucoup sollicités à notre époque : la télévision, Internet, des milliers de livres publiés chaque année, sans oublier la vie quotidienne, les conversations avec les autres. Dans cette cacophonie permanente, l’écrivain est une sorte d’éponge qui absorbe les informations venant de différents média. Et au final germe une idée, résultat de toutes ces sollicitations. L’attention de l’écrivain est attirée par un événement particulier, qui l’intéresse, qui fait fonctionner son imagination. Je ne dis pas que n’importe quel sujet peut devenir un roman, même si lorsqu’on a du talent, on peut faire du sujet le plus banal une œuvre merveilleuse. Il n’y a qu’à lire Balzac et ses observations sur son époque.

L’idée vient ainsi de là, des sources extérieures. L’idée n’est pas l’Inspiration. Cette dernière permet de transformer une constatation, une observation, en une fiction qui va au-delà de la réalité. Puisque ce que l’on cherche dans un roman c’est un moment d’évasion. Pour connaître les informations nous avons les journalistes, dont l’objectif n’est pas de transcender le lecteur mais de « l’informer » (avec des guillemets parce que nos médias sont quand même la principale source de désinformation générale, c’est un autre thème). Je pourrais essayer de définir l’origine de mon roman Esprit es-tu là ? ce qui ne serait pas une chose aisée. Pour entamer la rédaction d’un roman il y a forcément un déclic, cet instant où je réalise de quelle manière je veux traiter le sujet. Mais les sources sont diverses. Il y a d’abord la légende du fantôme rouge, assez bien documentée, même si elle est encore peu connue du grand public. Dans le roman, tous les faits se rapportant au fantôme rouge sont puisés dans l’Histoire, les témoignages du passé. Il serait effectivement apparu devant les puissants depuis Catherine de Médicis jusqu’à Napoléon.

Ensuite, l’écrivain est aidé par le contexte historique. J’admire les grands auteurs de science-fiction qui réussissent avec génie à créer leur propre univers, de toute pièce. Je ne sais pas si j’en suis capable, je n’ai jamais essayé. J’aime écrire avec l’assise d’un contexte historique. Le plus intéressant est souvent de placer un roman à notre époque, l’écrivain est un observateur de son temps qui, à travers des histoires palpitantes met en lumière certaines facettes de notre réalité que nous ne savons plus voir où auxquelles nous ne pas prêtons plus attention. Pour Esprit es-tu là ? le contexte est celui du Second Empire, une période fascinante de l’Histoire française. Un choix qui n’est sans doute pas sans lien avec l’exposition organisée par le Louvre, justement sur le Second Empire, au moment où je commençais à écrire le roman ! Les faits historiques sont rassurants et permettent d’ancrer le roman dans une certaine crédibilité, même si j’avoue m’autoriser quelques arrangements avec le passé pour la cohérence de l’histoire que je développe.

Pourquoi avoir choisi pour sujet les esprits ? Simplement parce que c’est un domaine qui m’intéresse et que j’ai déjà lu énormément d’ouvrages sur le sujet. En particulier les livres d’Allan Kardec, que l’on croise dans le roman, un juste retour des choses puisque ce sont ses écrits qui ont en grande partie inspiré ce que je révèle sur les esprits, il a été une sorte de guide pour que je ne multiplie pas les affabulations. Il n’en reste pas moins que ma plus grande influence sera toujours Michael Jackson. Même si vous n’êtes pas fan du chanteur vous connaissez son goût pour ce qui nous fait peur : les morts vivants de Thriller ou les fantômes de Ghosts. Il aime ce qui nous fait peur, mais d’une manière qui lui est évidemment très particulière. Durant sa carrière il a souvent évoqué ces thèmes sans vouloir terroriser son public. Grâce à lui les morts vivants entament une chorégraphie internationalement reconnaissable et reprise. À travers ses yeux, les fantômes peuvent s’énerver mais ils ne font de mal à personne. Des monstres gentils en quelque sorte…

Pour bien marquer cette influence, je veux conclure en évoquant une chanson de Michael Jackson. Je pense qu’elle correspond parfaitement au personnage principal d’Esprit es-tu là ?. Louis pourrait chanter :

[ROD SERLING INTRO]

Tonight’s story is somewhat unique and calls for a different kind of introduction

L’histoire de ce soir est unique et nécessite une introduction un peu différente

A monster had arrived in the village

Un monstre est arrivé au village

The major ingredient of any recipe for fear is the unknown

L’ingrédient principal de la recette de la peur est l’inconnu

And this person or thing is soon to be met

Et cette personne ou chose est sur le point d’apparaître

He knows every thought, he can feel every emotion

Il connaît vos pensées, il peut percevoir vos émotions

Oh yes, I did forget something didn’t I? I forgot to introduce you to the monster.

Ah oui, j’ai oubli quelque chose, n’est-ce pas ? J’ai oublié de vous présenter au monstre.

You’re fearing me, ‘cause you know I’m a beast

Vous avez peur de moi, parce que vous savez que je suis une bête

Watching you when you sleep, when you’re in bed

Vous observant quand vous dormez, quand vous êtes au lit

I’m underneath

Je suis en dessous

You’re trapped in halls, and my face is the walls

Vous êtes enfermé dans une salle, et les murs sont mon visage

I’m the floor when you fall, and when you scream it’s ‘cause of me

Je suis le sol quand vous tombez, et quand vous criez c’est à cause de moi

I’m the living dead, the dark thoughts in your head

Je suis le mort vivant, la pensée sombre dans votre tête

I heard just what you said

J’entends ce que vous dites

That’s why you’ve got to be threatened by me

C’est pourquoi que vous devez vous sentir menacé par moi

[CHORUS]

You should be watching me, you should feel threatened

Vous devriez me craindre, vous devriez vous sentir menacé

While you sleep, while you creep, you should be threatened

Quand vous dormez, quand vous rampez, vous devriez avoir peur

Every time your lady speaks she speaks of me, threatened

Chaque fois que votre femme parle elle parle de moi, apeurée

Half of me you’ll never be, so you should feel threatened by me

Vous ne m’arriverez jamais à la cheville, alors vous devriez vous sentir menacé par moi

You think you’re by yourself, but it’s my touch you felt

Vous pensez être seul, mais vous sentez une présence

I’m not a ghost from Hell, but I’ve got a spell on you

Je ne suis pas un démon de l’Enfer, mais je vous ai jeté un sort

Your worst nightmare, it’s me, I’m everywhere

Votre pire cauchemar, c’est moi, je suis partout

In one blink I’ll disappear, and then I’ll come back to haunt you

En un clin d’œil je disparaîtrai, puis je reviendrai vous hanter

I’m telling you, when you lie under a tomb

Je vous le dis, quand vous êtes dans la tombe

I’m the one watching you

Je suis celui qui vous regarde

That’s why you got to be threatened by me

C’est pourquoi vous devriez vous sentir menacé par moi

[ROD SERLING VERSE]

The unknown monster is about to embark

Le monstre inconnu est sur le point d’embarquer

From a far corner, out of the dark

Dans un coin éloigné, se détachant de l’obscurité

A nightmare, that’s the case

Un cauchemar, c’est un fait

Never Neverland, that’s the place

Never Neverland, c’est le lieu

This particular monster can read minds

Ce monstre particulier peut lire dans les esprits

Be in two places at the same time

Etre à deux endroits en même temps

This is judgement night, execution, slaughter

C’est l’heure du jugement, de l’exécution, du carnage

The devil, ghosts, this monster is torture

Le diable, les fantômes, ce monstre est une torture

You can be sure of one thing, that’s fate

Vous pouvez être certain d’une chose, c’est la destinée

A human presence that you feel is strange

Une présence humaine qui vous met mal à l’aise

A monster that you can see disappear

Un monstre que vous pouvez voir disparaître

A monster, the worst thing to fear.

Un monstre, la pire chose à craindre.

[ROD SERLING OUTRO]

What you have just witnessed could be the end of a particularly terrifying nightmare.

Ce à quoi vous venez d’assister pourrait être la fin d’un cauchemar terrifiant.

It isn’t. It’s the beginning.

Ce n’est pas le cas. Ce n’est que le début.

Michael Jackson, Threatened, sur l’album « Invincible ».

Rod Serling: le créateur de la série “The Twilight Zone” (La Quatrième dimension)

Il est difficile de traduire les paroles de Michael Jackson, il existe souvent plusieurs sens. J’ai fait de mon mieux, il est évident que le texte original est bien plus puissant que ma version française…

Le stress de l’écrivain

À l’approche de la publication d’Esprit es-tu là ?, l’angoisse augmente. Avec chaque roman je passe par les mêmes étapes. La partie la plus passionnante, pour l’écrivain, est évidemment la phase d’écriture brute, ce que l’on nomme de manière un peu abrupte le premier jet. Cet instant durant lequel l’Inspiration coule de manière fluide et intense. Une Inspiration venant d’on ne sait où et qui transite par l’intellect de l’écrivain pour prendre forme sur le papier (même si celui-ci est désormais virtuel). Sous mes doigts l’histoire se développe et il existe une part de magie dans cette activité, comme dans tout art. Je m’étonne souvent moi-même des idées qui germent dans mon esprit et que j’arrive à retranscrire. L’angoisse de la page blanche, je ne l’ai jamais connue. Peut-être parce que je ne me force pas à écrire. Je m’installe devant mon ordinateur et je laisse la magie opérer. Beaucoup de textes ont été abandonnés en cours de route, ceux que vous connaissez sont les heureux élus ayant abouti à des romans complets.

Souvent, il me faut plusieurs réécritures complètes pour être satisfait. Réécrire c’est encore inventer, c’est toujours coopérer avec l’Inspiration. Pour Michael : Invisible je suis passé par huit réécritures complètes avant de me sentir bien face au roman. Je me sens bien lorsque j’arrive à formuler par des mots exactement ce que j’avais à l’esprit ! Et puis il y a les nombreuses relectures. Les premières sont intenses puisque synonymes de perfectionnement. Des passages doivent être revus en profondeur, certains chapitres sont remaniés ou même déplacés pour rendre l’histoire plus fluide, plus logique, plus confortable. Peu à peu, la traque des fautes d’orthographe et de grammaire se fait plus précise. Notre langue est merveilleuse et ses subtilités font partie de sa poésie. Quand même, il existe des règles assez tordues. Aucun logiciel informatique ne réussira jamais à déceler les subtilités du français, il est indispensable d’avoir des correctrices de talent. Et puis il devient difficile de cesser de se relire, peut-être que je suis trop perfectionniste. Quand la relecture commence à me rendre fou et que je doute de chaque mot, je stoppe tout, le roman est prêt.

Après cela commence une phase qui n’a plus rien à voir avec l’écriture. Il ne s’agit que de mise en forme, de présentation. Un passage indispensable puisque la forme ne doit pas rebuter les lectrices et les lecteurs, les empêcher de s’intéresser au fond. Un livre électronique est assez facile à publier, ce qui prend le plus de temps est la mise en page de la couverture. Car il faut attirer le regard, l’adage dit vrai : « on juge un livre sur sa couverture ». Il faut aussi rédiger un résumé qui donnera envie de commencer la lecture. Pour ce qui est du format papier, les étapes sont plus longues et pour un rendu professionnel plusieurs heures sont nécessaires. Au fil du temps je découvre des astuces pour réussir à proposer des ouvrages papier de qualité. L’auteur, à l’heure où il peut tout faire lui-même, s’enrichit et porte son roman réellement du début jusqu’à la fin, prenant soin de chaque détail.

Lorsque tout est prêt, alors commence l’angoisse. Savoir que mon livre sera bientôt publié, à la vue de toutes et de tous. Avoir conscience que des yeux extérieurs vont se poser sur cette histoire à laquelle je suis tellement lié, puisque j’en ai écrit chaque mot. Je perçois la responsabilité qui est la mienne. Un roman est une promesse, celle de transporter les lectrices et lecteurs dans un autre monde et surtout de leur faire passer un excellent moment dans cet univers différent. Un roman réussi fait oublier le monde extérieur et nous transporte dans les méandres d’émotions intenses. Alors j’ai cette angoisse de penser qu’on pourrait ne pas aimer ce que j’ai écrit. Je ne peux pas plaire à tout le monde, évidemment, mais j’espère toujours réussir à toucher mes lectrices et lecteurs. Publier un ouvrage, c’est vouloir le partager et aussi le voir apprécié par de nombreuses personnes. Il ne reste que quelques jours avant la publication d’Esprit es-tu là ?. L’angoisse est palpable. Mais je ne peux plus rien, le destin de ce roman sera bientôt entre vos mains…

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