Chroniques

Année 2018. Semaine 50.

 

Terreur : il suffit d’un fanatique armé pour semer la terreur dans une ville et un pays tout entier. Le pire est certainement que nous tournons en rond en ce qui concerne le terrorisme. Cette donnée a été intégrée par la population, le risque d’une attaque fait presque désormais partie du quotidien. Il ne faut surtout pas s’habituer à cette menace, il faut la combattre. Le problème est que nos dirigeants ne font pas grand-chose pour mener ce combat contre les terroristes. Les politiciens sont dans une logique de clientélisme et il ne faut surtout pas pointer du doigt le véritable problème puisque cela pourrait froisser un grand nombre d’électeurs. Et plus encore, dénoncer le fondamentalisme d’une religion en particulier pourrait vexer de riches pays adeptes de cette religion et qui investissent beaucoup d’argent en France ! Donc nous allons continuer à retrouver les mêmes schémas : une personne fichée S, avec de multiples condamnations, qui s’est radicalisée et qui un jour passe à l’acte pour atteindre un paradis imaginaire. Nous savons dénoncer les sectes mais nous ne savons pas engager la responsabilité des religions dans les massacres auxquels on risque de devoir s’habituer. Certes le problème est complexe et il faudrait surtout se demander pour quelle raison, au vingt et unième siècle, la majorité des êtres humains a encore besoin de croire à l’existence d’un dieu pour donner un sens à sa vie. Il est étrange que nous ne réussissions pas à nous défaire de cette nécessité. Regardées froidement et à travers le prisme de la raison, les religions n’ont aucun sens, ce sont au mieux des mythologies, au pire des affabulations. Pourtant elles sont encore au cœur de la vie de milliards de personnes, c’est donc que nous n’avons toujours pas trouvé de sens à nos existences… Et justement, parce que rien ne semble avoir de sens, certains se laissent désormais entraîner dans un fanatisme que les personnes mentalement stables ont du mal à comprendre. Ce n’est pas mal en soi de croire à une religion, évidemment, il faut bien adhérer à un système de pensée pour réussir à se construire. Mais tuer au nom d’une chimère ? Il est de bon ton de regarder avec horreur les anciennes civilisations qui pratiquaient les sacrifices humains au nom d’un système de pensée. Il se passe la même chose aujourd’hui. Ce monde ne donne pas d’espoir aux êtres, la vie n’a pas de sens pour beaucoup d’humains. Nous avons conscience d’exister et c’est ce qui nous torture, puisque de là nous cherchons une raison d’exister. Les animaux dépourvus de conscience n’ont pas ce genre de problème à résoudre, ils vivent, simplement. À l’humain il faut donner de l’espoir, il faut donner un sens à sa vie. Lorsque le fanatisme se développe c’est un échec pour l’ensemble de la société. Le combat contre le terrorisme ne se gagne pas seulement par des emprisonnements ou par les armes, la lutte est beaucoup plus vaste : éduquer, instruire, éveiller l’espérance, donner un sens à l’existence de chacun. Le projet est pharaonique, surtout parce que les générations précédentes ont capitulé face à la difficulté. Alors ne faisons pas entrer le risque d’attentat dans notre quotidien, ne reproduisons pas toujours le même mécanisme : la stupeur, la tristesse, les minutes de silence, les marches blanches, les bougies, les messages de paix… À un moment donné il faut agir. Redonnons de l’espoir (autre que celui d’aller au Paradis) et un sens (hors des religions) à nos existences car celui qui espère et connaît le sens de sa vie ne tue pas par fanatisme…

Complot : les théories du complot naissent de ce qui est difficile à croire. Parce que nous n’avons pas la capacité d’appréhender les événements dans leur globalité. Non pas que l’être humain manque d’intelligence potentielle, mais parce qu’il est humainement impossible d’avoir une vision globale des choses. Chacun regarde le monde par le prisme de sa propre existence et échoue à comprendre ce qu’il se passe hors de son système de pensée. Pour certains il y a un complot qui veut nous faire croire que la terre est ronde et non plate. Nous voyons bien la limitation du système de pensée qui entre en jeu. À mon échelle, lorsque je marche dans la rue, oui la terre me semble plate. Si je pars d’un point A et que je marche assez longtemps je reviendrai au point A et prouverai ainsi que la terre est ronde, mais une telle chose est impossible. Il n’est pas non plus à la portée de tout le monde de se rendre dans l’espace pour voir la Terre de loin, l’appréhender dans son entièreté. Et même dans un avion, nous ne pouvons pas avoir le sentiment que la terre est ronde puisque nous avons l’impression de voler tout droit. Alors effectivement je ne peux pas avoir de preuve visuelle par moi-même que la terre est ronde. Certains se cantonnent à ce qu’ils peuvent voir et en déduisent que la terre est plate. D’autres crient au complot en ce qui concerne le premier pas de l’homme sur la Lune. Les images auraient été tournées dans un studio d’Hollywood. L’événement est incroyable, c’est certain. Et il est difficile de s’imaginer l’exploit. Nous trouvons déjà extraordinaire de pouvoir relier Paris à New York. Mais cela reste concevable puisque chacun peut prendre un avion pour prouver que l’on peut passer d’une ville à l’autre. Pour ce qui est de la Lune, il est plus difficile de matérialiser la prouesse. À part quelques images, que pourrions-nous apporter comme preuve ? Lorsqu’on ne peut pas faire entrer une donnée dans notre système de pensée, on crie au complot, à l’impossibilité même de la chose. Il est possible de déceler un complot dans tout puisque certains vont même jusqu’à croire qu’un attentat est en fait un complot de l’État pour détourner l’attention. Lorsqu’on limite son système de pensée à un rond-point il est évident que l’on n’est pas en capacité de comprendre le fonctionnement du monde. Quand la seule source philosophique d’un être est puisée dans le PMU du village, difficile de digérer des notions aussi complexes que le fanatisme religieux. Alors, ceux qui n’arrivent pas à élever leur vision des événements préfèrent imaginer un complot contre leur propre personne plutôt que de voir la réalité en face. Ce n’est pas parce que je ne peux pas prouver, à mon échelle, que la terre est ronde qu’elle est plate. Ce n’est pas parce que je ne peux pas poser un pied sur la Lune que nous n’y sommes jamais allés. Ce n’est pas parce qu’un débile décide de tuer des innocents au moment de Noël que cela a quelque chose à voir avec les gilets jaunes. Il n’y a pas de complots, uniquement des événements incroyables qui dépassent notre système de pensée. Il ne faut donc pas crier au complot, mais plutôt essayer de s’élever pour tenter de comprendre les événements qui se produisent et regarder la réalité en face, celle qui existe au-delà de son nombril…

 

Monarchie : régime officiellement aboli en France vers 1789. Rien n’est moins sûr. Les choses auraient été plus claires si nous avions gardé, comme en Angleterre, une famille royale et à côté de cela un parlement avec un Premier ministre. La démocratie fonctionne mieux de l’autre côté de la Manche. Sans se l’avouer, beaucoup de Français restent attachés à la monarchie et c’est pourquoi le régime présidentiel reprend de nombreux codes monarchiques. Symboliquement, le Président de la République vit dans un palais, celui de l’Élysée. Le Premier ministre britannique vit dans un appartement d’une rue de Londres… Dans les termes également il y a ce relent monarchique. Avant la chute définitive de la royauté, la dernière incarnation de la monarchie était le roi des Français et non plus le roi de France. Aujourd’hui nous n’avons pas le Président des Français, mais celui de la République, donc d’une entité, pas d’un peuple… Évidemment la différence la plus évidente est qu’il y a des élections. Un système électoral totalement artificiel grâce auquel le peuple n’a que l’illusion de choisir. Il n’y a qu’à observer les dernières élections : un candidat lynché par la presse, une autre diabolisée, un autre ridiculisé, beaucoup totalement inaudibles. Il ne s’agissait donc que d’un choix en apparence comme pour toutes les élections. Il faut peut-être aller chercher du côté de l’élection d’un maire pour trouver la véritable démocratie et donc un véritable choix de la part des électeurs. Car le maire, c’est assez simple, on voit ses actions au quotidien : l’état de la ville, les services proposés, la sécurité… Mais lorsqu’il faut voter pour élire un député au parlement européen, comment pourrions-nous choisir ? Nous ne savons même pas ce qu’ils font à part de décider de nous empêcher de tourner en rond en imposant par exemple le nombre de trous réglementaire qu’il faut pour commercialiser un pommeau de douche… Il y a là une volonté consciente de ne pas laisser le peuple décider, puisque le peuple fait peur aux élites. Il est vrai que lorsqu’on observe l’état intellectuel de certains électeurs, c’est assez effrayant. Mais la démocratie doit laisser le pouvoir à chacun de faire son choix, c’est ainsi. Inconsciemment par contre nous élisons un roi et non pas un président. Emmanuel Macron faisant son entrée solennelle dans la cour du Louvre le soir de son élection, je crois que la chose est évidente. Le Louvre est quand même un symbole de la royauté, bien plus que Versailles puisque plus nombreux ont été les rois à séjourner au Louvre que dans le château de Louis XIV. Cette réflexion est intéressante puisque le pouvoir royal a commencé à vaciller lorsqu’un roi a montré de manière trop ostentatoire son pouvoir absolu. Le château de Versailles était l’incarnation de la centralisation du pouvoir et ça, les Français n’aiment pas. Ils veulent un roi, mais surtout ne pas voir qu’il a le pouvoir absolu. Pour régner heureux, il faut faire semblant de ne pas régner. Grave erreur donc de notre Président actuel que d’arpenter fièrement les pavés du Louvre et de trop montrer sa royauté. Nous voulons être en monarchie mais il ne faut pas le dire, la réside toute la complexité de ce qui fait la France…

 

Ballon : 2018, le fait qu’une femme reçoive un ballon d’or crée l’événement. C’est plutôt pathétique. Non pas le fait qu’elle reçoive le ballon d’or, je n’y connais rien en football masculin ou féminin donc je ne peux pas avoir d’opinion. Le pathétique est que cela crée l’événement et soit considéré comme une avancée. Alors que non, il ne s’agit pas d’une avancée, cela met en lumière le fait qu’avant, il n’y avait pas de ballon d’or pour les femmes ! Pourquoi avoir attendu si longtemps ? On dirait que les consciences se réveillent, mais pas vraiment de la bonne manière. Rendre la parité obligatoire, menacer les entreprises pour l’égalité des salaires, imposer des quotas… tout ceci est absolument aberrant. Ce sont autant de signes qu’en fait rien ne va, puisque ce ne sont pas les lois qui imposeront le changement, ce sont les mentalités qui doivent évoluer. La législation est simplement utiles pour se donner bonne conscience alors que dans la réalité on ne fait pas grand-chose pour que les mentalités évoluent. Il y a encore tellement de problèmes à résoudre, non pas pour atteindre l’égalité, mais pour simplement vivre en harmonie, ne plus entendre parler des horreurs qui remontent régulièrement à la surface. Le mot « égalité » est assez dangereux. Nous sommes toutes et tous différents, nous ne voulons pas d’une espèce de standardisation générale nous rendant tous pareils. L’égalité poussée à l’extrême ne consisterait pas à distribuer deux ballons d’or mais simplement à créer des équipes de foot mixtes, sans distinction entre hommes et femmes. On ne peut pas imposer l’égalité, ce qu’il faut c’est imposer la raison. La Révolution française devait ouvrir cette fameuse ère de la raison, c’est pour le moins raté. Donner un ballon d’or à une femme c’est bien, mais cela cache la réalité : le foot masculin attirera pour longtemps plus de spectateurs que le foot féminin. Parce que les mentalités n’évoluent pas très vite. Harceler, violer, battre sont des comportements primitifs qui ne devraient même plus avoir cours en 2018. Nous explorons la planète Mars et nous développons des intelligences artificielles alors que la majeure partie de l’humanité en est encore au stade des cavernes. Ce n’est évidemment pas ici qu’une solution définitive sera donnée, j’aimerais bien l’avoir pour que chaque être humain ait le droit de vivre en paix et dans l’harmonie complète. La solution ne peut d’ailleurs pas venir de moi puisque je ne comprends pas les distinctions que nous faisons entre hommes et femmes, surtout au niveau des salaires. C’est tellement aberrant et illogique qu’on se demande ce que certains humains ont dans la tête. On en est encore à lutter pour que la dignité de chacun soit reconnue, pourtant les droits de l’Homme ne datent pas d’hier. Alors qu’attendons-nous pour évoluer ? Nous aurons réussi le jour où nous ne considèrerons plus comme un événement le fait qu’une femme reçoive le ballon d’or, soit présidente d’un pays ou chef d’entreprise à succès mais que justement nous regarderons cela comme un non-événement, comme autant de choses normales…

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Année 2018. Semaine 49.

 

Réveil : la colère qui se déverse en ce moment en France ne devrait être une surprise pour personne. Elle gronde quand même depuis bien des années. Depuis l’élection de François Mitterrand les Français ont été placés sous perfusion de somnifères. La politique n’a consisté qu’en entourloupes politiciennes plus ou moins grossières pour faire accepter quelques petites évolutions sans jamais prendre les véritables problèmes à bras le corps pour les résoudre une bonne fois pour toute. Alors, par souci de conserver leur cote de popularité, les politiciens ont caché sous le tapis les réformes qu’il fallait vraiment assumer pour ne faire que donner et donner encore, toujours plus d’avantages, toujours plus d’argent. Des allocations qui pleuvent, des médicaments qui ne coûtent plus rien, 35 heures de travail par semaine… Une déresponsabilisation totale et désormais une dépendance complète à l’État, qui devrait absolument tout gérer. Ce n’est plus l’État providence mais l’État omniscient. Le peuple veut des loisirs et profiter de la vie, que quelqu’un d’autre s’occupe du reste. Les allocations c’est bien, les distribuer sans contrôle c’est néfaste. Prenons l’allocation de rentrée scolaire : virer une somme fixe n’est pas la solution, rembourser les fournitures scolaires serait plus juste. Ressortir d’une pharmacie avec deux sacs pleins de médicaments et n’avoir eu à payer que deux euros sans jamais connaître le véritable coût, c’est une déresponsabilisation complète du malade. Alors oui, notre système de santé est idéal, on peut se soigner sans trop débourser, mais plus personne n’a conscience de cette chance, de ce que cela coûte à la communauté. Qui se plaindrait de n’avoir à travailler que 35h par semaine ? Le problème est qu’en contrepartie beaucoup voudraient être payés comme s’ils boisaient encore 42 heures, l’équation est impossible. Et les gouvernements successifs n’ont rien fait qu’endormir les Français avec des mesures sociales pour toujours plus d’avantages, donc toujours plus de droits sans rappeler les devoirs ! Le réveil est brutal. Cette situation ne pouvait pas durer. Nous héritons de décennies d’une complète léthargie puisque toutes ces mesures sympathiques doivent un jour être payées, la facture est salée. Le règne en place est brutal, parce qu’il faut redresser la barre et comme personne n’a rien fait avant, il faut aller vite et prendre des mesures drastiques. Nous avons contracté l’habitude de ne pas connaître trop de réformes, maintenant il en faut beaucoup en même temps pour équilibrer les comptes. Nous avons vécu au-dessus de nos moyens, la réalité nous présente la facture. Manifestez, soyez mécontents, demandez la tête du Président, il n’en reste pas moins que si vous ne voulez plus payer de taxes, alors acceptez de toucher moins d’allocations, de payer plus cher vos soins et de travailler plus pour dynamiser le pays…

 

Héritage : notons que M. Macron est le premier Président de la cinquième République sans enfants ! C’est un constat, non un jugement, chacun fait ce qu’il veut de sa vie privée et contrairement à ce que beaucoup pensent avoir des enfants n’est ni une obligation ni le sens de la vie. On pourra aussi objecter qu’il a des enfants, ceux de Brigitte, ils ont quand même plus ou moins son âge, ce n’est donc pas comme d’élever un bébé. Qu’est-ce que cela change ? Peut-être tout. Avoir des enfants c’est développer une sensibilité particulière qui porte à ne plus seulement penser au présent mais aussi et surtout à l’avenir, au futur de sa progéniture, que l’on veut meilleur. Le Président n’est pas dans cette optique, il s’ancre dans le présent et se pose comme un gestionnaire rationnel de l’ici et maintenant. Il n’est plus question de préparer un avenir radieux, il faut trouver des solutions aux dilemmes actuels. Il y aurait donc un côté néfaste, puisqu’il ne pense pas à la génération à venir, il n’en a rien à faire, seule sa personne compte, c’est ce qui le rend si arrogant voire méprisant. Mais il existe aussi un côté positif. Ne croyant pas aux générations à venir il veut que nous résolvions les problèmes aujourd’hui, ce qui au final permettra de ne pas faire porter le poids de nos bêtises à ceux qui arrivent. Observez notre Président, voyez sa manière d’agir et sa façon de penser et n’oubliez pas qu’on ne réfléchit pas de la même manière lorsqu’on a des enfants et lorsqu’on n’en a pas…

 

En ligne : les magasins se vident, les stations essence aussi, les lycées flambent et à quoi pense-t-on ? À Noël, évidemment. On soutient les gilets jaunes mais quand même, ils nous empêchent de préparer les fêtes. Certains ont peur de sortir : peur des agressions, peur des blocages, un climat d’insécurité plane et dissuade les consommateurs. Les ventes des magasins sont donc en chute libre. Et c’est une bonne nouvelle pour… Internet. Pour une fois, le consommateur est logique, c’est assez rare pour le signaler. Mais en général le consommateur est rationnel et trouve toujours la meilleure solution quand il veut absolument dépenser de l’argent. Ce consommateur a peur de sortir de chez lui et d’aller dans les magasins, donc il reste sagement sur son canapé et clique sur les sites de commerce en ligne pour se faire livrer. C’est un moyen de contourner le sentiment d’insécurité et de continuer à préparer la hotte du père Noël. L’effet risque d’être à long terme. Car de nouvelles personnes vont découvrir les avantages d’Internet. Déjà, ce n’est pas comme si les vendeurs et les vendeuses étaient joviaux, il y en a mais la plupart ne sont pas très commerçants. Rien que le sourire est souvent en option. Ensuite et surtout, ils se rendront compte que les prix sont plus attractifs sur Internet. J’en ai encore fait l’expérience, voyant un produit dans un magasin à 75€ je l’ai retrouvé sur Amazon à 60€. Il faut juste attendre une journée et ne pas payer de frais de port… Vos pseudo-révolutions c’est bien, mais pensez un peu au lendemain et aux conséquences de vos actes. À part les boulangers et à la limite les vendeurs de tabac, les autres commerces ne peuvent pas tenir face à la concurrence d’Internet. Chaque crise pousse plus de consommateurs vers les sites en ligne, ne venez pas vous plaindre par la suite si vous perdez votre job. Parce que ces sites sont, pour la plupart, l’œuvre d’entrepreneurs étrangers (qui ne passent pas leur temps à se plaindre mais qui créent de la richesse) et ils ne paient pas leurs impôts en France…

Triomphe : ces derniers temps nous pouvons observer la capacité que les médias ont à hystériser les foules ! Éditions spéciales aux informations, émissions spéciales le soir, on voit l’apocalypse partout. Car bien évidemment les médias ne s’intéressent pas aux simples blocages gentils de ronds-points, ils veulent du feu et du sang ! Alors tournent en boucle ces images de voitures ou préfectures qui brûlent et de ces manifestants ensanglantés qui attirent les caméras. À qui profite le crime ? Aux médias. Et quel est le crime ? Attiser la haine et pousser à toujours plus de violence. Alors bon, c’est débile de brûler des voitures, mais apparemment il y en a qui aiment ça et qui en sont fiers. Nous savons qu’une partie de la population doit se contenter d’un seul neurone pour survivre. Brûler une préfecture c’est déjà plus grave, puisqu’il s’agit d’une attaque directe de l’autorité. Rappelons à toutes fins utiles que sans les autorités il n’y a pas de police, pas d’ordre et que nous reviendrions vite à l’époque des cavernes s’il n’y avait plus la peur de la sanction. Taguer et saccager l’Arc de Triomphe, c’est selon moi encore plus grave. Cette fois-ci il s’agit d’un symbole national. Ce monument est là pour faire briller l’ancienne gloire de la France, quand elle était une grande puissance. Il fait partie de notre patrimoine, il appartient à tous les Français. Et ne vous y trompez pas, l’Arc de Triomphe nous toise et se moque de nos attitudes ridicules. Il est là, glorieux, nous observant de toute sa splendeur et remet à sa place ces petits mortels qui s’agitent inutilement ne faisant que détruire un peu plus le pays au lieu de le reconstruire. La France est grande, la France est belle. N’oubliez jamais que le monde nous regarde. La France est la boussole du monde. Ce qu’il se passe chez nous a des répercussions partout. La France est un exemple, un étalon de valeur. Lorsque la culture américaine bouge, il faut des années pour que la mode née là-bas arrive en Europe. Lorsque des gilets jaunes s’agitent en France, il ne faut que quelques jours pour que le modèle soit repris dans d’autres pays. La France ne brille pas par son économie (même si elle n’est pas mauvaise) ni par son armée (à quand remonte la dernière guerre que nous avons gagnée seuls ?), la France brille parce qu’elle est la France, elle est un concept, une idée, un modèle… la France est une œuvre d’art admirée dans le monde entier. Le Président est arrogant ? Mais la France est arrogante, c’est dans son ADN. La France est grande, soyez fiers d’être français, mais surtout, soyez à la hauteur de notre prestigieux pays !

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Année 2018. Semaine 48.

 

Paraître : nous sommes dans une société où l’important est de paraître. Mais il ne faut pas trop le dire car il s’agit d’un élément essentiel pour soutenir la société de consommation qui s’est imposée depuis si longtemps et dont nous n’arrivons plus à nous détacher. Je ne citerai que deux exemples. Le premier est qu’il FAUT que tout le monde ait un smartphone. C’est devenu la norme, on ne peut pas y échapper. Apple l’a bien compris puisque la société vend à des prix de plus en plus indécents des machines qui ne coûtent pas aussi cher à produire. Mais l’important est de paraître, alors peu ont envie de se contenter d’exhiber un smartphone à bas coût, il faut se montrer avec le dernier iPhone. Ce qui conduit à des situations ubuesques comme cette femme portant un gilet jaune qui pleurniche sur ses difficultés à boucler ses fins de mois alors que derrière elle ses deux enfants ont chacun en main un iPhone pour jouer à je ne sais quelle ânerie. Avoir un smartphone, d’accord, mais est-on obligé d’en acheter un qui frôle les 900 euros ? Dans une société basée sur le paraître, la réponse est oui. Deuxième exemple : il FAUT partir en vacances. C’est une sorte d’obligation, il est impossible de simplement rester à la maison pour profiter de son chez-soi, tranquillement. Non, il faut partir et de préférence une fois à la mer et une fois à la montagne. Ne pas partir en vacances est une sorte de honte sociale. Tout ça pour quoi ? Pour avoir quelque chose à raconter à la machine à café… Parce que franchement, quand on met dans la balance les deux options, partir en vacances semble ridicule. Option une, rester chez soi : profiter de son appartement ou de sa maison, se lever à n’importe quelle heure, traîner toute la journée en pyjama, aucune once de stress, passer des heures devant la télévision si on veut… en somme se reposer. Option deux, partir en vacances : stresser pour les réservations, s’exciter au moment de faire les valises, courir pour attraper le train ou l’avion, passer ses journées sur des plages bondées ou des pistes de ski encombrées, mal dormir dans une chambre d’hôtel… en somme revenir épuisé. Sans oublier la pollution que l’on crée, évidemment, parce c’est bien beau de nous culpabiliser à longueur d’année pour trier nos déchets si c’est ensuite pour nous encourager à prendre des avions et des bateaux de croisière qui détruisent l’environnement. La raison voudrait donc qu’on achète un smartphone selon ses moyens et qu’on ne se sente pas obligé de partir en vacances. Mais nous sommes dans la société du paraître où ce que l’on projette est plus important que ce que l’on est…

Punition : voilà que sénateurs et parlementaires relancent le débat sur l’interdiction de la fessée. Non pas parce qu’il s’agit d’un sujet qui les passionne mais bien parce que l’Europe regarde de son œil noir une France qui ne s’est pas encore pliée aux exigences de l’Union Européenne voulant interdire la fessée. Évidemment, quand les médias présentent cela comme un châtiment corporel, tout le monde est prêt à interdire. C’est aller un peu loin que d’utiliser ce terme. Le problème de base est le niveau intellectuel des parents, il faut bien le dire. Parce qu’il y a une grosse différence entre la petite tape sur les fesses et les coups de ceinture ! Mais comme il y a des parents inaptes à exercer leur rôle qui réellement frappent avec violence leurs enfants, il va falloir une loi. Les lois sont faites dans ce but : pallier la bêtise humaine. Si l’éducation est bien faite dès le départ, la fessée devient même inutile. Elle est le dernier recours malheureusement souvent utilisé comme le premier réflexe sous couvert d’éducation. Mais éduquer ce n’est pas lever la main sur un enfant. Comment les animaux, dont l’humain fait partie, apprennent-ils à se comporter en société ? Par imitation. L’enfant va donc imiter les adultes, ce qui voudrait dire que les adultes devraient être des modèles. Il est évidemment plus simple de corriger l’enfant que de modifier son propre comportement et l’image que l’on projette, l’exemple que l’on donne. Des projets de loi aussi débiles que l’interdiction de la fessée ne sont que la preuve de la décadence d’une société. Cela ne résout rien du tout puisque le pilier reste l’éducation. Et je ne parle pas de celle des enfants, mais en premier lieu des parents…

Études : les étudiants français ont l’habitude de régulièrement se plaindre du coût trop élevé de leurs études. Encore une imitation des adultes qui en France se plaignent beaucoup. Bref, il faudrait donc distribuer plus de bourses, proposer plus de logements et encore moins chers, distribuer de la nourriture gratuitement et pourquoi pas des vêtements. Ah non, ils se plaignent du coût de la cantine, pas des habits achetés chez Zara. Et évidemment, quand l’APL baisse de cinq euros c’est la fronde qui s’organise. On manifeste, on saccage, on tague, on s’offusque, tout ça iPhone en main, évidemment. Les études ont un coût, certes, mais pour moi ce coût devrait être encore plus élevé. Puisqu’on refuse la sélection sur dossier, pourquoi ne pas dissuader avec les frais d’inscription ? Cela permettrait une chose simple : la réflexion ! Si l’année d’études coûtait dix mille euros, les lycéens réfléchiraient bien plus sérieusement au cursus qu’ils veulent suivre. Il n’y aurait plus des milliers d’étudiants en première année de médecine pour seulement quelques reçus (parmi ceux qui restent jusqu’aux examens). Il y aurait moins d’étudiants en Histoire, études généralement choisies par défaut qui sont abandonnées par la grande majorité. Avec des frais d’inscription élevés on chercherait à mieux cibler ce que l’on veut réellement faire et l’université ne serait plus une crèche pour jeunes adultes mais un véritable choix. Alors on s’intéresserait peut-être plus à d’autres filières aujourd’hui dénigrées. Dans votre vie, avez-vous eu plus souvent besoin d’un garagiste ou d’un historien ? J’entends déjà hurler : « Égalité des chances ». Certains pays ont des frais universitaires que vous ne croiriez même pas. Et pourtant, chose étrange pour l’esprit français, il y a une certaine mixité sociale parmi les étudiants. Parce qu’il existe des bourses au mérite, des facilités pour certains et, c’est moins reluisant, des prêts que certains remboursent pendant une grande partie de leur vie active. Tout n’est jamais totalement blanc ou noir, il y a des avantages et des défauts dans chaque système. Mais le résultat est que dans les pays où les frais sont exorbitants les étudiants sont motivés et vont jusqu’au bout de leur diplôme. Ils ne perdent pas leur temps sur les bancs de la fac parce qu’ils ne savent pas quoi faire de leur vie, ils y ont réfléchi avant ! Alors, étudiants français, passez moins de temps à vous plaindre et plus de temps à étudier, pour devenir des membres actifs et utiles à la société et pour peut-être la changer en mieux… si une fois adultes vous n’êtes pas occupés à attraper des Pokémon.

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Année 2018. Semaine 47.

 

Europe : la propagande pour les élections européennes de mai prochain est déjà lancée. Car s’il y a une chose pour laquelle l’Union européenne est douée, c’est faire sa propagande. De toute évidence il y a le Brexit et ses nombreux rebondissements assez minables qui ne passionnent personne. La comédie est d’ailleurs assez mal jouée. Pour servir la propagande, le bras armé de la désinformation (les médias) insiste sur le fait que la sortie de l’UE est une véritable catastrophe, proche de l’Apocalypse, il ne faut surtout pas y penser. L’UE c’est génial, c’est super, ça nous sauve la vie et améliore notre quotidien. Répétez ce mantra plusieurs fois par jour. Notre Président, que l’on voit toujours venir avec ses gros sabots, lance l’idée d’une armée européenne. Une vieille idée, sorte de serpent de mer de l’UE, qui ne se réalisera sans doute jamais. D’ailleurs nous n’en entendrons plus parler après les élections puisqu’il s’agit simplement d’un outil de propagande : l’UE vous protège, la paix c’est l’UE, dehors c’est la guerre assurée. Vous pouvez aussi répéter ce mantra plusieurs fois par jour si vraiment vous n’avez rien de mieux à faire. Et si la propagande ne fonctionne pas, ce n’est pas grave, on truque les élections. C’est une habitude contractée depuis l’origine de l’UE. Seuls trois pays ont eu droit à un référendum pour ratifier le traité de Maastricht. À l’époque, le Danemark a voté non. Qu’à cela ne tienne, on a refait un référendum et miracle, le oui l’a emporté. Ne critiquons pas les danois, en 2005 on a fait pire en France puisque le non à la constitution l’a emporté lors du référendum mais le Président de l’époque a dit oui, personne n’a manifesté. Pour en revenir à Maastricht, notre pays a dit oui à 51%. On ne m’ôtera pas de la tête que ce résultat est totalement truqué. Nous ne saurons jamais la vérité mais ce pourcentage est suspicieux. Tendez l’oreille et écoutez sagement la propagande pour les prochaines élections. L’UE c’est le Paradis, l’UE sauvera la planète de la pollution, l’UE nous sauvera des extrêmes (l’UE n’est pas extrémiste elle est la seule et unique voie possible), l’UE pense aux citoyens d’abord et non à enrichir les banques, les parlementaires européens se battent pour vous et n’en ont que faire de leur salaire mirobolant. Votez braves gens, votez ce que vous voulez, les résultats sont déjà connus.

Fake News : il est plus que temps, si vous ne l’avez pas déjà fait, de lire 1984 parce que nous y sommes et la réalité tend même à dépasser la fiction. Nos députés, qui n’ont que cela à faire, planchent sur la manière de condamner efficacement les fake news. Je garde le terme américain pour ne pas utiliser la novlangue qui veut que l’on écrive et dise « infox », contraction d’information et intoxication. Le sujet est assez dangereux. Certes il faut limiter les fake news, qui peuvent provoquer bien des drames, surtout à l’heure des réseaux sociaux où beaucoup partagent tout et n’importe quoi sans une once de réflexion (réfléchir n’est plus à la mode, je ne cesse de le répéter). Bien entendu, la dictature ne veut pas condamner les blagues potaches dont regorgent Facebook et Twitter. Il s’agirait plutôt d’une attaque frontale contre la liberté d’expression. Qu’ils étaient beaux, tous ces officiels qui ont défilé après les attentats de Paris pour défendre la liberté d’expression. Ces mêmes personnages, ceux qui dirigent, vont pourtant tuer cette liberté. La fake news est-elle une composante de la liberté d’expression ? Nous savons déjà que nous n’avons pas le droit de dire ou d’écrire une phrase qui irait contre la pensée unique. C’est mal, il faut arrêter de penser par soi-même, cessez immédiatement ! Les fausses nouvelles ont toujours existé mais elles se limitaient aux habitués de la pause-café au travail ou aux piliers de comptoir des PMU. Nous entrons dans une autre dimension avec Internet. Encore une fois, la solution serait d’instruire les gens, pour qu’ils sachent repérer une fake news. Mais instruire est dangereux et l’État est de toute façon là pour penser à votre place. C’est donc lui qui va décider ce que l’on a le droit d’écrire sur les réseaux sociaux ou non. Car les fake news sont dangereuses, par contre ne faisons rien contre la propagande religieuse, surtout islamiste, qui se répand sur la toile et qui est bien plus grave que quelques fake news. Une autre solution serait d’avoir un point de repère. Pour les fuseaux horaires, nous avons Greenwich. Pour les informations, rien, aucune boussole, aucun repère totalement impartial. Les médias ne servent qu’à diffuser la pensée unique. Les réseaux sociaux c’est n’importe quoi puisque tous les abrutis peuvent y poster leurs « pensées ». Donc c’est le néant, rien n’est là pour obtenir une information sûre et certaine. Comme on ne veut pas instruire, que les médias sont pourris et que personne n’est impartial, il ne reste que la censure qui s’exercera contre tout écrit déviant de la pensée unique imposée par le sommet. Des fake news il y en a tous les jours, certaines même institutionnalisées (les sondages). Alors que faire ? Réfléchissez avant de partager ! C’est si simple que personne n’y pense. Malheureusement, j’ai bien regardé partout durant le black Friday et l’intelligence ne peut pas s’acheter, même à prix réduit. La dictature de la pensée a le champ libre. Orwell était en avance sur son temps : bienvenue à Océania…

 

Transports : il est bien joli et gentil de nous dire de préférer les transports en commun à la voiture individuelle. Cela part évidemment d’un bon sentiment, celui de protéger la planète de la pollution humaine. Passons le fait que la nature sait très bien se polluer elle-même, il n’y a qu’à regarder les récents incendies en Californie qui ont fait pendant un temps de San Francisco la ville la plus polluée du monde (information diffusée par les médias donc à prendre avec circonspection). Bref, il faudrait prendre les transports en commun parce qu’on vous dit que c’est mieux. Pour cela, il y a deux points essentiels à travailler : qu’il y ait des transports en commun et qu’ils fonctionnent ! Ce sont bien des politiciens parisiens-centrés qui peuvent débiter ce genre d’ânerie. Ils devraient parfois faire un petit tour hors des murs de la capitale pour constater que mis à part pour les grandes distances, les transports en commun sont loin de couvrir tous les besoins quotidiens de la population. Les politiciens pourraient même rester à l’intérieur de Paris et prendre le métro, le bus puis le tramway. Après ce type d’expérience, ils n’oseraient plus culpabiliser celles et ceux qui préfèrent utiliser leur voiture plutôt que d’entrer dans l’enfer des transports en commun. Le métro, il faut déjà qu’il roule ! Chaque jour il y a des problèmes techniques, des pannes, des ralentissements. Politiciens, savourez la joie de prendre le métro le matin à huit heures quand tout le monde est serré pire que des sardines et qu’il faut une heure pour faire un trajet de vingt minutes. Essayez de prendre le bus, qu’il faut en général attendre un quart d’heure. Car le bus est une invention très récente et donc ils n’ont pas encore compris qu’il est inutile de faire venir deux bus en même temps puis plus rien pendant vingt minutes. À la place il serait plus judicieux d’espacer les bus pour en avoir un toutes les dix minutes. C’est bête comme chou mais laissons-leur le temps puisque le bus vient d’être inventé et que la logique est morte. Le tramway c’est encore pire. Il combine les désavantages du métro et du bus : des pannes, des retards, un temps d’attente exagérément long, les contraintes de la circulation… Alors à tous ceux qui conseillent de laisser sa voiture au garage pour prendre les transports en commun, licenciez votre chauffeur particulier et montrez l’exemple : prenez les transports en commun !

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Année 2018. Semaine 46.

 

Jaune : après les bonnets rouges sous Hollande, voici les gilets jaunes sous Macron. Le dernier mouvement est de bien plus grande ampleur, puisque cette fois-ci il est national. En 1789 les français se sont soulevés à cause du manque de pain, aujourd’hui c’est contre la hausse des prix du carburant. Bien sûr, il faut tout de suite noter que dans les deux cas les événements sont beaucoup plus complexes. Mais ils sont identiques : un ras-le-bol général de ceux qui paient toujours plus pour recevoir en retour toujours moins !

Le mouvement des gilets jaunes souffre quelques incohérences. Organiser des opérations escargot, c’est débile puisque cela consiste à faire rouler tout le monde lentement, donc à consommer plus de carburant, donc à devoir faire le plein plus souvent et ainsi dépenser une fortune pour rien. Ils se pénalisent eux-mêmes. Débile aussi le fait de bloquer les autres automobilistes. Ce ne sont pas ces derniers qui fixent les prix du carburant ! Si l’on y réfléchit, ce genre d’opération le gouvernement adore et laisse faire, trop content de voir qu’ainsi l’opinion publique commence à se retourner contre les gilets jaunes. Trop de français leur apporte leur soutien, mais s’ils s’obstinent à bloquer les citoyens le vent va vite tourner et c’est ce que veut le gouvernement : diviser l’opinion pour éviter un nouveau 1789 ! Bloquer des stations essence ou rendre gratuits les péages, voilà de bonnes manières de manifester. Bloquer une autoroute est contre-productif… Si les révolutionnaires s’étaient contentés de bloquer les calèches, nous serions encore sous le régime de la royauté.

Les médias ne savent pas trop sur quel pied danser. Bien entendu qu’ils montrent le pire des manifestations, pour essayer de soutenir le pouvoir en place en discréditant les gilets jaunes. Mais on sent bien qu’ils ne sont pas totalement contre cette révolte. Et selon moi il ne faut pas s’arrêter là. La majorité des Français en a ras le bol de payer : des impôts, des factures, la TVA, la redevance télé… pour peu d’avantages en retour. Il faut que ce système soit renversé. Il faut revoir toute la structure de notre société, la réformer en profondeur. L’oppression de ceux qui nous gouvernent, de l’Union Européenne (une belle idée devenue totalement pourrie) ou encore les lois imposées par le marché (des smartphones à mille euros, où va-t-on ?). Nous sommes dans le même cas qu’en 1789 : les institutions n’évoluent pas, elles restent figées dans un carcan d’ancien régime alors que le monde bouge.

N’oubliez pas que si le monde tourne ce n’est pas grâce aux politiciens mais à nous, le peuple, qui travaille ! Le réel pouvoir est entre nos mains parce que sans nous, le gouvernement n’est rien, l’Union Européenne n’est rien, les GAFA ne sont rien. Aux armes citoyens, de tout temps ce sont les Français qui ont montré l’exemple et qui ont lancé les révoltes ayant façonné le monde. Ensemble nous sommes puissants, il manque peut-être encore des leadeurs…

Deux roues : principe de base : les deux roues sur la route ! Voilà la théorie. Dans la réalité, les vélos envahissent les trottoirs. Ce que je préfère quand même ce sont les cyclistes qui empruntent l’espace réservé aux piétons alors qu’à quelques centimètres se trouve une piste cyclable qui a coûté des millions d’euros à la collectivité. Mais j’oubliais que les cyclistes ont tous les droits : griller les feux, ne pas voir les passages piétons, laisser leur vélo n’importe où… Je rappelle que les scooters sont aussi des deux roues (même si parfois il y en a trois) et qu’ils doivent donc également être sur la route. Encore une fois, les trottoirs sont leur terrain de jeu. C’est évidemment aux piétons de se pousser, puisque personne n’est là pour faire respecter l’ordre ou tout simplement la loi (à se demander ce qu’on apprend pour passer son code). Et puis viennent les trottinettes, qui sont un effet de mode et non une invention du vingt et unième siècle. Nous allons donc rebaptiser feu l’espace réservé aux piétons en trottinettoirs, puisqu’apparemment il n’y a aucune limite. Le problème ce ne sont pas les modes de locomotion mais les abrutis qui les utilisent mal, oubliant deux qualités essentielles : le civisme et le respect. Réfléchissons : de plus en plus de trottinettes sont électriques. Et il y en a beaucoup pour trouver cela formidable. Je suis peut-être trop négatif mais moi, ce que je vois, c’est une future génération d’obèses. Si même les piétons n’utilisent plus leurs pieds, c’est ce qui arrivera. Car il semble utile de rappeler que si la pseudo-science recommande de bouger trente minutes par jour, cela veut dire fournir un effort, pas simplement se mouvoir sur une machine…

Eau : pendant que certaines villes essaient de faire reconnaître la sécheresse comme une catastrophe naturelle, d’autres arrosent… les trottoirs. Paris en particulier, dont la maire se veut une écologiste convaincue (comprendre : par opportunisme électoral). Luttons contre la pollution et préservons la terre… en gaspillant des litres d’eau ! Il existe deux phénomènes. L’un est de laisser couler l’eau le long des trottoirs pour faciliter le balayage des rigoles. Une profusion d’eau est donc gaspillée pour peu de choses puisque généralement je constate que l’eau coule et que personne ne balaie ! On se scandalise lorsque des jeunes ouvrent des bouches d’incendie pendant l’été, mais quand la mairie gaspille bien plus d’eau pour rien, aucune voix ne s’élève. Deuxième phénomène : arroser les trottoirs. Encore pour les nettoyer. Non parce que balayer c’est épuisant et utiliser la machine infernale qui souffle de l’air pour repousser la saleté, c’est dur aussi. Sans compter que les piétons, encore eux, sont souvent arrosés avec l’eau sale. C’est agréable de se rendre au travail, marcher cent mètres et avoir le jeans sale à cause de la bêtise générale. Mais après tout pourquoi se plaindre, qui a besoin d’eau ? Peut-être les victimes de la sécheresse…

Automne : lorsque nous sommes trop pessimistes, négatifs, énervés, il suffit souvent de regarder la nature, elle nous apaise. Bien évidemment, cela semble plus simple pour celles et ceux qui vivent au bord de la mer, de l’océan, d’une forêt, de montagnes. En réalité, tout le monde, à tout instant, peut profiter des beautés de la nature. Un geste simple est de lever la tête et de fixer le ciel pour immédiatement sentir à quel point nous sommes petits face à l’immensité qui nous entoure. Observer les nuages ou les étoiles, puis se dire que finalement les problèmes de ce monde ne sont pas si importants, qu’il y a dehors tout un univers qui s’en fiche royalement ! Ou alors observer les arbres, qui en ville comme à la campagne vivent au rythme des saisons. Les couleurs des feuilles en automne sont si belles qu’on en oublie que c’est une manière pour les végétaux de flamboyer une dernière fois avant de tirer leur révérence. Des jaunes éclatants, des rouges profonds, des mélanges que seule la palette d’un véritable peintre saurait reproduire. Sans cesse la nature peut nous émerveiller. Sans cesse elle nous rappelle également l’essentiel : le changement est permanent ! Fleurir, se parer d’un beau feuillage, produire des fruits, puis rougir lorsque le froid approche, perdre de sa superbe, sommeiller pendant un temps pour mieux renaître lorsque le printemps sonne l’éveil. Aucun arbre ne se plaint, pourquoi les humains n’arrêtent-ils pas ? Parfois la vie est belle, parfois on affronte des périodes sombres, mais toujours il est possible de renaître et de flamboyer à nouveau…

 

Année 2018. Semaine 45.

 

Trump : certains ont de l’urticaire rien qu’en entendant ou lisant ce nom de famille. Preuve que les médias peuvent créer une hystérie générale sans réel fondement. Les récentes élections ont été l’occasion de beaucoup parler des États-Unis, mais toujours en surface, simplement le vernis qui crée la polémique. Une démocratie qui fonctionne se fiche de qui est à sa tête et même de quelle majorité se trouve au Sénat ou à l’Assemblée. Une démocratie saine fonctionne indépendamment de ses figures de proue. Et c’est bien ce qu’il se passe aux États-Unis : nous croyons à tort que les Américains vivent, respirent, rêvent Trump en permanence mais comme nous, ce qui les intéresse principalement est ce qu’il se passe dans leur vie, dans leur quartier, dans leur ville. Le maire, le sheriff et le gouverneur sont plus importants que les conspirations de Washington et les petites querelles de bas politiciens ne vivant que pour leur carrière. Il ne faut donc pas se focaliser sur Donald Trump et ses tweets provocateurs, il faut utiliser son temps à comprendre pourquoi il est devenu Président, ce que cela dit de l’état d’esprit des Américains. Il faut s’intéresser aux angoisses et aux attentes des électeurs et non remplir des pages et des pages concernant les vêtements portés par Melania ! Notre monde fait face à assez de problèmes, que les médias aiment éclipser en agitant les épouvantails qu’ils ont désignés…

Itinérance : l’itinérance mémorielle engagée par le Président de la République est en soi une excellente initiative. Il aurait pu se contenter de briller le 11 novembre et de déposer une gerbe de fleurs sur la tombe du Soldat inconnu. Mais il y a un siècle maintenant, la guerre était temporairement suspendue et il est important de se souvenir. Penser à ceux et celles qui ont donné leur vie pour une cause qui les dépassait. Car ce sont rarement les peuples qui veulent faire la guerre (sauf civile), seuls les dirigeants la déclenchent. Penser aussi à toutes les souffrances causées par ce conflit et les traumatismes que beaucoup ont subis pour le restant de leurs jours. Remarquer l’incroyable chance que nous avons de vivre dans un pays en paix avec ses voisins et la très faible (même si jamais nulle) possibilité d’un troisième conflit mondial. Alors, durant cette semaine dédiée à la mémoire de ceux et celles qui ont souffert, quelle est la nécessité d’encore créer des polémiques ? Il faudrait laisser ce temps de la mémoire passer sereinement, ensuite les médias pourront vendre du papier en montant en épingle chaque petite phrase du Président. Ensuite ce dernier pourra parler des réformes qu’il veut faire. D’abord il faut se souvenir, se recueillir, transmettre la mémoire de ce terrible passé en espérant que pour une fois l’Histoire serve de leçon. Malheureusement, l’Histoire ne fait que servir le présent, ici elle est récupérée pour redresser une cote de popularité…

Effondrements : des immeubles s’effondrent à Marseille et chacun fait mine d’être surpris. En réalité il n’y a aucune surprise. Dans notre monde, plus personne n’est responsable de rien. La mairie se dédouane de toute responsabilité, sans doute que les syndics gérant ces immeubles ne se sentent pas coupables, les copropriétaires rejettent la faute sur les autres. L’affaire est complexe mais ce qu’elle révèle est que de nos jours tout le monde s’en fiche de tout. Plus personne ne prend ses responsabilités et l’incompétence est le maître mot. Quand je vois de quelle manière est géré mon immeuble, je ne m’étonne pas de ce type de catastrophe. Chez nous la majorité des copropriétaires s’en fiche de l’état de leur appartement et ils ne viennent pleurer que lorsque survient un drame. Là il y a du monde pour geindre car chacun veut que tous paient pour pallier le manque de responsabilisation individuelle. Le syndic pour sa part empoche l’argent tous les trimestres et en retour ne fournit aucun suivi, aucun service, n’est même pas capable de faire appliquer les résolutions prises en assemblée générale. Il a fallu six mois pour raccrocher l’échelle de secours, opération qui a duré cinq minutes. Quand on voit cela, on ne s’étonne pas que des immeubles s’effondrent. Comme plus personne n’est responsable de rien et que tout le monde s’en fiche de tout, ce type de drame aura encore lieu. On préfère garder son argent et sacrifier des vies humaines sur l’autel de la déresponsabilisation…

Prix : cette semaine, déferlement de prix littéraires. À qui profite cet emballement médiatique ? Peu aux lectrices et lecteurs, qui passeront certainement un meilleur moment avec un roman de Bernard Werber qu’avec un prix Goncourt. Je ne fais pas preuve d’honnêteté intellectuelle en écrivant ceci puisque j’ai lu l’un, mais je ne lirai pas l’autre. Le problème de TOUS les prix littéraires est qu’ils sont biaisés par le copinage. Je n’ai encore vu aucun prix littéraire basé sur la qualité réelle d’un roman. Il ne s’agit que de favoriser un tel, en échange de… je ne veux même pas le savoir. Les prix littéraires font la promotion de l’éditeur, pas véritablement de l’auteur. Je pense que tout le monde en est conscient et pourtant nous faisons semblant que ces prix ont une certaine valeur. Faites la liste de vos romans préférés et demandez-vous si l’un d’entre eux aurait pu remporter un tel prix ? Il est difficile de trouver un bon roman, il faudrait que nous ayons un guide crédible. Mais dans cet univers, comme dans celui de la musique, la gangrène du copinage conduit à la mise en avant de brouillons indigestes alors que de véritables perles restent totalement ignorées. Il ne sert à rien de dénoncer le système, il restera pour toujours en place, il s’est imposé et il rassure…

                   

Carburant : en parlant de système, la grogne contre la hausse du carburant est un exemple frappant de la manipulation constante dont nous sommes les victimes. Des victimes consentantes, puisque notre péché est de ne pas réfléchir et de nous laisser endormir par les médias. Une hausse du prix du carburant pour financer la transition écologique ? Difficile de comprendre comment on peut encore sortir une telle ânerie et comment certains peuvent y croire. Favoriser la voiture électrique ? Pas très écologique cette dernière puisque l’électricité ne pousse pas sur les arbres. La voiture électrique ne pollue pas en elle-même (à part les matériaux utilisés pour la construire) mais les dommages collatéraux sont énormes : centrales à charbon, centrales nucléaires… Il en faut de la pollution et des déchets pour faire avancer une voiture électrique ! Hausse du cours du pétrole ? Voilà la plus belle arnaque, tellement classique : le prix de la matière première augmente, le prix à la pompe aussi. Le prix de la matière baisse, le prix à la pompe augmente encore… Si c’est évident pour le carburant, il ne faut pas se leurrer, ce mécanisme est partout présent. L’hystérie médiatique s’est un temps alarmée de l’éventuelle pénurie de beurre, justifiant une hausse des prix. Ces derniers ont-ils baissé par la suite ? Chaque saison, les médias viennent recueillir les plaintes des agriculteurs : inondation, sécheresse, grêle… pour justifier une pénurie et donc des augmentations de prix. Mais quand tout va bien, le prix baisse-t-il ? Normalement, le capitalisme veut que plus on consomme, plus les prix baissent (si je vends 1 smartphone il coûtera un million d’euros, si j’en vends des millions il devrait être moins cher). Mais en fait, peu importe ce qu’il se passe, les prix augmentent sans cesse et les excuses invoquées sont aussi crédibles que celles débitées par la SNCF pour justifier ses retards. Tout augmente, sauf les salaires… et l’intelligence !

 

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