Lulu.com

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C’est à l’occasion de la sortie de L’île aux Écureuils que j’ai découvert le site lulu.com. Il faut revenir au temps où Amazon ne proposait pas encore de s’autopublier, un temps où il était encore plus difficile de se faire lire, de trouver des lecteurs ! Ce n’est pas plus simple aujourd’hui, parce que beaucoup de livres sont proposés et une infime partie arrive à tirer son épingle du jeu. Quand même, c’est plus aisé maintenant que l’autopublication s’est développée grâce à différentes plateformes. Depuis cette époque, je garde toujours un œil sur ce qu’il se passe aux États-Unis. Ils ont un cran d’avance sur nous, dans ce domaine, et je consulte régulièrement les blogs les plus influents, j’écoute également les podcasts mis à disposition. La mine d’informations est incroyable. C’est d’ailleurs par le biais d’un podcast que j’ai appris l’existence de lulu.com.

Il s’agit principalement d’un site permettant ce que l’on appelle la publication à la demande. Le concept est évidemment indispensable à toute personne qui veut s’autopublier. Dans l’édition traditionnelle, il faut imprimer un ouvrage à plusieurs centaines d’exemplaires et ensuite gérer les stocks. Grâce à l’impression à la demande, le site gère tout : le lecteur commande le livre, il est imprimé à l’unité et expédié directement. Bien entendu, l’auteur reste totalement responsable de ce qu’il propose : la couverture, la mise en page, le prix fixé (avec un pourcentage pour le site). Le procédé est extrêmement pratique, bien simplifié depuis l’époque où je l’ai utilisé pour la première fois. Maintenant il y a la concurrence de CreateSpace, dont nous reparlerons. Mais lulu.com reste un site de référence pour celles et ceux qui voudraient s’autopublier sans dépendre d’Amazon.

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Les inconvénients : ils sont inhérents à la publication d’une version papier de son ouvrage. Si le prix d’un livre numérique est libre, celui du papier reste contraint pas des coûts fixes : l’impression, la reliure, le format et les frais d’expédition. Le prix est donc forcément élevé, puisqu’il faut dans le même temps ajouter le pourcentage pris par le site et se laisser une petite marge pour percevoir des royalties. Comme dit, quel que soit le site, ces inconvénients de la version papier subsistent, mais ce passage est indispensable puisque de nombreux lecteurs ne sont pas convertis au numérique.

Points de vigilance : déjà, il faut s’inspirer des ouvrages de l’édition traditionnelle : observer la mise en page, la police de caractère, les espaces laissés en début et en fin de livre… Il ne faut pas se précipiter, proposer une version papier de son livre demande du temps et des efforts. Même si, encore une fois, les sites simplifient de plus en plus les démarches en proposant par exemple des modèles de trame pour faciliter la mise en page. Le conseil que je peux vous donner est de toujours, j’écris toujours, commander une épreuve. Je sais, cela coûte un peu d’argent, mais il est crucial de se faire envoyer une version du livre pour voir le résultat en « vrai » avant de proposer l’ouvrage à la vente. Le monde virtuel ne permet pas de voir tous les défauts qui pourtant sautent aux yeux lorsqu’on a l’ouvrage physique devant soi. Alors c’est embêtant, fastidieux, quand on est décidé à publier on veut que cela aille vite. Mais pensez à l’image que vous donnerez si un lecteur reçoit un livre papier totalement raté. Non seulement il ne lira pas le contenu, mais il ne vous fera plus jamais confiance !

Si à l’époque la version papier était la seule option possible, je pense qu’aujourd’hui elle vient en complément. La version numérique, moins onéreuse, est plus pratique pour permettre à un auteur de se faire connaître. Par la suite, si certains lecteurs veulent une version papier, elle doit être proposée. Notamment si vous voulez avoir une chronique de la part d’un blogueur ou d’une blogueuse littéraire, la plupart demandent une version papier, une infime partie s’est convertie au numérique. Un auteur prenant son ouvrage au sérieux ne peut pas se dispenser de la version papier…

 

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