Au fil de lire

Je partage avec vous les citations surlignées au fil de mes lectures.

De l’Esprit

Présentations de la philosophie

Sauvons le beau

La mélodie Secrète

Après nous le déluge

Conscience contre violence

L’énergie spirituelle

La volonté de puissance

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De l’Esprit, Claude-Adrien Helvétius, 1758.

« Ce n’est, en tout genre, que dans la médiocrité de ses talents qu’on trouve un asile contre les poursuites des envieux. La médiocrité devient maintenant une protection ; et cette protection, je me la suis vraisemblablement ménagée malgré moi. »

« Ce n’est qu’à la hardiesse des tentatives qu’on doit souvent la découverte des plus grandes vérités ; et que la crainte d’avancer une erreur ne doit point nous détourner de la recherche de la vérité. »

« Toutes les opérations de l’esprit se réduisent à juger. »

« Les passions nous induisent en erreur, parce qu’elles fixent toute notre attention sur un côté de l’objet qu’elles nous présentent, et qu’elles ne nous permettent point de le considérer sous toutes ses faces. »

« Personne ne se défiant assez de son ignorance, on croit trop facilement que ce que l’on voit dans un objet est tout ce que l’on y peut voir. »

« Pour aimer les hommes, il faut en attendre peu : pour voir leurs défauts sans aigreur, il faut s’accoutumer à les leur pardonner, sentir que l’indulgence est une justice que la faible humanité est en droit d’exiger de la sagesse. »

« C’est toujours soi qu’on estime dans les autres. »

« Il est donc certain que chacun a nécessairement de soi la plus haute idée ; et qu’en conséquence on n’estime jamais dans autrui que son image et sa ressemblance. »

« Pour plaire dans le monde, il ne faut approfondir aucune matière, mais voltiger incessamment de sujets en sujets ; il faut avoir des connaissances très-variées, et dès lors très-superficielles ; savoir de tout, sans perdre son temps à savoir parfaitement une chose ; et donner, par conséquent, à son esprit plus de surface que de profondeur. »

« Qui veut savoir exactement ce qu’il vaut, ne peut donc l’apprendre que du public, et doit, par conséquent, s’exposer à son jugement. »

« L’ignorant, ne pouvant parler de choses, doit nécessairement parler des personnes. Sous peine d’être ennuyeux, l’ignorant est donc forcé d’être médisant. »

« Pourquoi donc voit-on si peu d’hommes illustres ? C’est que l’étude est une petite peine ; c’est que, pour vaincre le dégoût de l’étude, il faut, comme je l’ai déjà insinué, être animé d’une passion. »

« Si les grands génies en tout genre sont presque toujours traités de fous par les gens sensés, c’est que ces derniers, incapables de rien de grand, ne peuvent pas même soupçonner l’existence des moyens dont se servent les grands hommes pour opérer les grandes choses. »

« L’orgueil n’est dans nous que le sentiment vrai ou faux de notre excellence : sentiment qui, dépendant de la comparaison avantageuse qu’on fait de soi aux autres, suppose, par conséquent, l’existence des hommes, et même l’établissement des sociétés. Le sentiment de l’orgueil n’est donc point inné, comme celui du plaisir et de la douleur. L’orgueil n’est donc qu’une passion factice, qui suppose la connaissance du beau et de l’excellent. Or, l’excellent ou le beau ne sont autre chose que ce que le plus grand nombre des hommes a toujours regardé, estimé et honoré comme tel. L’idée de l’estimé a donc précédé l’idée de l’estimable. »

« S’il naissait un homme parfait, il devrait toujours, par quelques grandes sottises, adoucir la haine de ses concitoyens. Il est vrai qu’à cet égard on peut s’en fier à la nature, et qu’elle a pourvu chaque homme de la dose de défauts suffisante pour le rendre supportable. »

« Où cette manie de conseiller prend-elle sa source ? Dans notre vanité. La folie de presque tout homme est de se croire sage, et beaucoup plus sage que son voisin : tout ce qui le confirme dans cette opinion lui plaît. Qui nous consulte nous est agréable : c’est un aveu d’infériorité qui nous flatte. »

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Présentations de la philosophie, André Comte-Sponville.

« Agir moralement, c’est prendre en compte les intérêts de l’autre, certes, mais “à l’insu des dieux et des hommes”, comme dit Platon, autrement dit sans récompense ni châtiment possible et sans avoir besoin pour cela de quelque autre regard que le sien propre. »

« Dans un État démocratique, on a les hommes politiques que l’on mérite. C’est une raison de plus pour préférer ce régime à tous les autres : on n’a le droit, moralement, de s’en plaindre –et certes ce ne sont pas les raisons qui manquent !– qu’à la condition d’agir, avec d’autres, pour le transformer. »

« La vérité n’appartient à personne ; c’est pourquoi elle appartient, en droit, à tous. La vérité n’obéit pas ; c’est pourquoi elle est libre, et libère. »

« L’art ne se reconnaît vraiment que dans ses exceptions, qui sont sa seule règle. Les grands artistes sont ceux qui mêlent la solitude à l’universalité, la subjectivité à l’objectivité, la spontanéité à la discipline, et tel est peut-être le vrai miracle de l’art, qui le distingue des techniques comme des sciences. »

« Nous avons besoin des artistes : non pour embellir la vérité, ce qui ne serait qu’artifice ou décoration, mais pour manifester ou révéler sa beauté intrinsèque, pour nous apprendre à la voir, à en jouir et à nous en réjouir, à l’aimer. »

« Si l’avenir existait, il ne serait pas à venir : il serait du présent. Il n’est ce qu’il est, c’est tout le paradoxe de l’attente, qu’à la condition de n’être pas. »

« Le temps passe, mais il n’est pas passé. Il vient, mais il n’est pas à venir. Rien ne passe, rien ne vient, rien n’arrive que le présent. »

« La mort ne nous prendra rien (puisqu’elle ne nous prendra que l’avenir, qui n’est pas), le temps ne nous prend rien (puisque le présent est tout), enfin il est absurde d’espérer l’éternité –puisque nous y sommes déjà. »

« La sagesse est le but : la vie est le but, mais une vie qui serait plus heureuse et plus lucide ; le bonheur est le but, mais qui serait vécu dans la vérité. »

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Sauvons le beau, Byung-Chul Han.

« Sans distance, aucune mystique n’est possible. La démystification rend toute chose consommable. »

« L’information est une forme pornographique du savoir. Il lui manque l’intériorité qui est la marque du savoir. En ce sens, le savoir est aussi travaillé par une négativité : il n’est pas rare qu’il faille le gagner en forçant une résistance. Le savoir possède une tout autre structure temporelle. Il embrasse le passé comme l’avenir. A contrario, l’information réside dans une temporalité aplanie faite de points présents indifférenciés. C’est une temporalité sans événement ni destin. »

« Le beau numérique déploie l’espace lisse du même, un espace imperméable à tout élément étranger, à toute altérité. Le dedans pur, sans aucune forme d’extériorité, est son mode d’apparition. Il fait de la nature elle-même une fenêtre de lui-même. Grâce à la numérisation totale de l’être, on atteint le stade d’une humanisation totale, d’une subjectivité absolue dans laquelle le sujet humain ne rencontre plus que lui-même. »

« Le monde numérique est un monde que les hommes ont pour ainsi dire directement figé dans les rets de leur propre rétine. Ce monde réticulaire organisé par l’homme débouche sur une contemplation narcissique permanente. Plus le maillage du réseau est dense, plus ce monde se coupe du dehors, de l’autre. La rétine numérique transforme le monde en un écran (de contrôle). »

« Le numérique est un médium de l’affect. Les affects sont plus rapides que les sentiments ou les discours. Ils accélèrent la communication. »

« Le consommateur idéal est un être humain sans caractère. Cette absence de caractère rend possible une consommation aveugle. »

« L’objet artistique est caractérisé par sa liberté et son absence de contrainte. Le rapport esthétique n’exerce aucune pression sur l’objet, il ne lui impose rien qui lui soit extérieur. L’art est l’exercice de la liberté et de la réconciliation. »

« Le beau est une fin en soi. Son éclat ne s’adresse qu’à lui-même, à sa nécessité intérieure. Il ne se soumet à aucune finalité externe, à aucun usage, car il n’existe que pour lui-même. Il repose en lui-même. »

« En présence d’une belle forme, l’on se souvient de ce qui a été. Pour Platon, l’expérience du beau est une répétition de ce qui a été, une reconnaissance. L’expérience du beau comme souvenir se soustrait à l’emprise de la consommation, qui est sujette à une tout autre temporalité. On consomme toujours le nouveau, jamais ce qui a été. »

« L’“ Internet des objets”, qui met ceux-ci en réseau, n’a rien de narratif. Entendue comme un échange d’informations, la communication ne raconte rien. Elle compte, tout au plus. Or ce sont les liaisons narratives qui sont belles. De nos jours, l’addition évince la narration. Les combinaisons d’informations ont remplacé les liaisons de la narration. L’addition d’informations ne débouche sur aucune narration. Les métaphores, elles, sont des passerelles narratives : elles instaurent un dialogue entre les choses et les événements. »

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La mélodie Secrète, Trinh Xuan Thuan.

« Nous sommes ce que nous savons. »

« L’existence de l’être humain est inscrite dans les propriétés de chaque atome, étoile et galaxie de l’univers et dans chaque loi physique qui régit le cosmos. Que des propriétés et des lois de l’univers se modifient un tant soit peu et nous ne serons plus là pour en parler. Le visage de l’univers et notre existence sont donc inextricablement liés. »

« Une influence omniprésente et mystérieuse fait que chaque partie contient le tout et que le tout reflète chaque partie. »

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Après nous le déluge, Peter Sloterdijk.

« C’est la frustration de ceux que le bonheur a privilégiés, que de ne jamais apprendre comment le désir s’accomplit parce qu’un destin moqueur les a condamnés à commencer par le but. »

« Le monde moderne relève du mystère des aspirations réalisées. Il se révélera comme une époque où les désirs enseigneront la peur du fait qu’ils seront exaucés. »

« Sur les champs de la politique et de la culture moderne, on laisse s’échapper dans le monde toujours plus d’illusions, de concepts délirants et d’offres répondant à la propension que le public a pour le délire, que l’on ne pourra jamais en réintégrer dans des projets réalistes. »

« On chargera des générations futures incapables de résoudre les problèmes d’un nombre de missions à remplir toujours plus élevé que le nombre de celles que ces générations pourront maîtriser, en termes de compétences, par la reprise de l’héritage des générations précédentes. »

« Dans les réseaux du Global Art, on met en permanence plus d’œuvres d’art sur le marché que l’on ne pourra jamais en reconnaître à leur juste mérite par le biais des associations de connaisseurs, des collections et des résumés établis par les sciences de l’art. »

« On n’a presque jamais compris, ni parmi les juristes ni a fortiori parmi les politiciens, que du point de vue de la dynamique culturelle « l’égalité » —abstraction faite de ses indispensables composantes juridiques —produit seulement un sens en tant que catégorie aristocratique ou méritocratique : chacune et chacun doit avoir le droit de faire partie des meilleurs. L’égalité signifie qu’on ne peut dénier à aucun être humain le droit de se surprendre, lui-même et son entourage, par des gestes généreux. »

« Ce ne sont ni la vérité ni l’autorité qui font la loi, mais le hasard assisté d’un arbitraire détenant le pouvoir. »

« Être dans le monde, c’est être dans le confus. Le mieux est de s’en tenir à l’apparence selon laquelle on connaît comme sa poche l’entourage relativement proche auquel on donne depuis un bon bout de temps le nom de « monde de la vie ». Si tu renonces à d’autres interrogations, tu es provisoirement en sécurité. »

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Conscience contre violence

Stefan Zweig

« La liberté est impossible sans une certaine autorité, sous peine de dégénérer en chaos, pas plus que l’autorité n’est possible sans liberté à moins de devenir tyrannie. »

« Celui qui apporte aux hommes une nouvelle illusion d’unité et de pureté commence par tirer d’eux les forces les plus sacrées : l’enthousiasme, l’esprit de sacrifice. »

« Presque toujours il en est ainsi dans la vie : ceux qui savent ne sont pas ceux qui agissent et ceux qui agissent ne sont pas ceux qui savent. »

« C’est cette croyance absolue en soi, cette conviction de l’importance de sa mission, qui fait d’un homme un chef. Ce n’est jamais aux justes que les hommes, sur qui la suggestion a une si grande force, se soumettent, mais aux grands monomanes, qui n’ont pas peur de proclamer leur vérité comme la seule possible, leur volonté comme la formule fondamentale de la loi du monde. »

« Le nombre des adversaires d’une dictature importe peu, aussi longtemps qu’ils ne se réunissent pas pour agir selon un plan commun et au sein d’une organisation commune. C’est pourquoi il s’écoule toujours un temps très long entre le moment où l’autorité d’un dictateur subit son premier ébranlement et celui de sa chute définitive. »

« Seule une volonté ardente constamment tendue vers un but fait d’un esprit puissant un esprit créateur. »

« Une pensée vivante ne veut pas vivre et mourir dans un individu, elle a besoin d’espace et de liberté. C’est pourquoi un moment vient toujours où il faut qu’elle sorte du cerveau qui l’a conçue. »

« Ce sont toujours ceux qui se font le moins de scrupules à violenter les croyances des autres qui sont les plus sensibles à toute contradiction. »

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L’énergie spirituelle

Henri Bergson

« Une conscience qui ne conserverait rien de son passé, qui s’oublierait sans cesse elle-même, périrait et renaîtrait à chaque instant : comment définir autrement l’inconscience ? »

« Toute action est un empiétement sur l’avenir. »

« Il n’y aurait pas pour la conscience de présent, si le présent se réduisait à l’instant mathématique. Cet instant n’est que la limite, purement théorique, qui sépare le passé de l’avenir ; il peut à la rigueur être conçu, il n’est jamais perçu ; quand nous croyons le surprendre, il est déjà loin de nous. »

« La conscience retient le passé et anticipe l’avenir, c’est précisément, sans doute, parce qu’elle est appelée à effectuer un choix : pour choisir, il faut penser à ce qu’on pourra faire et se remémorer les conséquences, avantageuses ou nuisibles, de ce qu’on a déjà fait ; il faut prévoir et il faut se souvenir. »

« Pourquoi donc la vie est-elle allée en se compliquant de plus en plus dangereusement ? »

« Ainsi la matière distingue, sépare, résout en individualités et finalement en personnalités des tendances jadis confondues dans l’élan originel de la vie. D’autre part, la matière provoque et rend possible l’effort. »

« L’effort est pénible, mais il est aussi précieux, plus précieux encore que l’œuvre où il aboutit, parce que, grâce à lui, on a tiré de soi plus qu’il n’y avait, on s’est haussé au-dessus de soi-même. »

« La nature nous avertit par un signe précis que notre destination est atteinte. Ce signe est la joie. »

« Le plaisir n’est qu’un artifice imaginé par la nature pour obtenir de l’être vivant la conservation de la vie ; il n’indique pas la direction où la vie est lancée. »

« Partout où il y a joie, il y a création : plus riche est la création, plus profonde est la joie. »

« La société, qui est la mise en commun des énergies individuelles, bénéficie des efforts de tous et rend à tous leur effort plus facile. Elle ne peut subsister que si elle se subordonne l’individu, elle ne peut progresser que si elle le laisse faire. »

« L’art de l’écrivain consiste surtout à nous faire oublier qu’il emploie des mots. L’harmonie qu’il cherche est une certaine correspondance entre les allées et venues de son esprit et celles de son discours. »

« Ta vie, à l’état de veille, est donc une vie de travail, même quand tu crois ne rien faire, car à tout moment tu dois choisir, et à tout moment exclure. Tu choisis parmi tes sensations, puisque tu rejettes de ta conscience mille sensations “subjectives” qui reparaissent aussitôt que tu t’endors. »

« Le rêve est la vie mentale tout entière, moins l’effort de la concentration. »

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La Volonté de puissance

Friedrich Nietzsche

« C’est l’impuissance en face des hommes et non pas l’impuissance en face de la nature qui produit l’amer désespoir de vivre. »

« Ce n’est pas la corruption qui est la malédiction de l’homme, mais l’amollissement et le moralisme. »

« L’homme désapprend d’agir ; il ne réagit plus qu’à des impressions du dehors. Il dépense ses forces, soit dans l’assimilation, soit dans la défense, soit dans la réplique. »

« Le surmenage, la curiosité et la compassion : voilà nos vices modernes. »

« Malgré tout on ne devient que ce que l’on est (malgré tout : je veux dire l’éducation, l’instruction, le milieu, le hasard et les accidents). »

« On a besoin de coupables. Les déshérités, les décadents de toute espèce sont en révolte contre leur condition et ont besoin de victimes pour ne pas éteindre, sur eux-mêmes, leur soif de destruction (ce qui, en soi, pourrait paraître raisonnable). Mais il leur faut une apparence de droit, c’est-à-dire une théorie qui leur permette de se décharger du poids de leur existence, du fait qu’ils sont conformés de telle sorte, sur un bouc émissaire quelconque. »

« Il n’y a pas de solidarité dans une société où il y a des éléments stériles, improductifs et destructeurs, lesquels auront d’ailleurs des descendants encore plus dégénérés qu’eux-mêmes. »

« Vous n’engendrez point ! La vie elle-même ne reconnaît pas de solidarité, pas de « droits égaux » entre les parties saines et les parties dégénérées de son organisme : il faut éliminer ces dernières -autrement l’ensemble périt. »

« Le goût pour la laideur s’éveille en même temps que s’éveille le sérieux ; c’est déjà déformer les choses que de les prendre au sérieux… »

« L’illusion qui rend heureux est plus funeste que celle qui entraîne directement des conséquences nuisibles : cette dernière aiguise la sagacité, rend méfiant, purifie la raison, la première se contente de l’endormir… »

« Le bonheur ne peut être garanti que par ce qui est : le changement et le bonheur s’excluent l’un l’autre. »

« Nous n’avons pas la moindre raison de croire qu’à un changement en succède nécessairement un autre. Au contraire : un état, une fois atteint, devrait se conserver, s’il ne renfermait pas un pouvoir qui consiste précisément à ne pas vouloir se conserver… »

« La somme de déplaisir l’emporte sur la somme de plaisir : par conséquent, la non-existence du monde vaudrait mieux que son existence. Le monde est quelque chose qui, raisonnablement, ne devrait pas exister parce qu’il occasionne au sujet sensible plus de déplaisir que de plaisir. »

« En résumé, l’augmentation de la puissance d’une espèce est garantie moins peut-être par la prépondérance de ses favorisés, de ses forts, que par la prépondérance des types moyens et inférieurs… Ces derniers possèdent la grande fécondité et la durée ; avec les premiers, le danger augmente, la destruction rapide, la diminution du nombre. »

« Principe : les individus seuls se sentent responsables. Les collectivités ont été inventées pour faire des choses que l’individu n’a pas le courage de faire. C’est que toutes les communautés, toutes les sociétés sont cent fois plus sincères et plus instructives au sujet de la nature de l’homme que l’individu, trop faible pour avoir le courage de ses désirs… »

« Je voudrais que l’on commençât par s’estimer soi-même : tout le reste découle de là. Il est vrai qu’ainsi on cesse d’exister pour les autres : car c’est la dernière chose qu’ils vous pardonnent. »

« De quoi pâtit-on le plus douloureusement ? De son humilité ; de ne pas avoir écouté ses propres besoins ; de se confondre avec d’autres ; de se considérer petitement ; du manque de subtilité pour suivre ce que conseille l’instinct. »

« La première question n’est nullement de savoir si nous sommes satisfaits de nous-mêmes, mais s’il y a quelque chose de quoi nous soyons satisfaits. »

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